Graines de Guitare : les luthiers à l'honneur

Eugénie Dumesnil - Le 22 Juillet 2013
Graines de Guitare : les luthiers à l'honneur
Guitariste.com
La première édition du salon Graines de Guitare s’est tenue les 6 & 7 juillet dernier au château de Chaillot à Moncourt Fromonville, sous la houlette d’Hervé Fournet (fineguitar.net), de la municipalité et de Jacques Carbonneaux, (à l’origine et Rédacteur en Chef de Laguitare.com) qui a assuré, en tant qe membre fondateur d’APLG, la toute nouvelle association des luthiers, la coordination pour la partie luthiers et des 70 présentations vidéos des guitares exposées. Une organisation menée de mains(s) de maître(s) de l’avis même des exposants.

45 stands, majoritairement des luthiers, plus quelques artisans, 120 guitares présentées et 35 mini-concerts (démonstration de deux guitares par concert) ont pu régaler les yeux et les oreilles de 1500 visiteurs passionnés de belles guitares venus de toute la France spécialement pour l’événement, mais pas que … Le salon Graine de Guitare sera aussi, nous l’espérons, le berceau d’actions concrètes menées par l’APLG (Association Professionnelle des Luthiers en Guitare) fondée il y a quelques mois à l’initiative de Jacques* Carbonneaux dont l’élection du président a eu lieu au cours de ce week end.

Premier salon du genre : Pari gagné haut la main !

Le soleil s’est mis de la partie, inondant de lumière et de ses chauds rayons le cadre enchanteur de l’évènement. A l’extérieur, on peut tout à loisir profiter de l’ombre des grands arbres ou se rapprocher de la scène pour écouter de plus près les artistes venus jouer sur les 120 guitares exposées. 70 d’entre elles passeront par les mains de guitaristes talentueux : Brice Delage, Alice Decoin, Patrick Rondat, François Scortino, Pierre Kamlo, Ihab Radawn, Ruddy Meicher, Frédéric Favarel, Frédéric Monino, Gilles Coquard, José Fallot, sans oublier Adrien Janiak véritable prodige du ukulélé. Les organisateurs tout comme les bénévoles n’ont pas ménagé leur peine pour faire de cette première édition une vraie réussite. Tout y est pensé pour le confort et le plaisir de tous et pour valoriser individuellement le travail de chacun des participants (photos professionnelles, vidéos entre autres).


Au cœur du domaine, le pavillon des artisans abrite 45 exposants, luthiers ou fabricants, venus de tout l’hexagone et même de la Réunion. Et là, c’est une explosion de talents divers qui s’offre à nous à travers les guitares exposées et les produits novateurs, la confirmation d’un véritable savoir-faire français, non seulement dans la conception et la fabrication même de l’instrument mais également dans la recherche technique et dans l’innovation, avec la présentation du projet PAFI du Pôle Innovation de l’ITEMM. Certains de ces luthiers peuvent être fiers d’être allés au-delà de la conception et d’avoir révolutionné la lutherie traditionnelle (tels Gérard Audirac, Christophe Leduc, Jean-Yves Alquier, Fred Kopo, Julien Régnier et Nicolas Wilgenbus, entre autres), d’autres comme la luthière Gaëlle Roffler ont entamé des recherches scientifiques sur l’acoustique, d’autres encore ont créé de nouvelles techniques, de nouveaux produits.
Tous on salué l’initiative de cette exposition et son organisation hors pair pour une première et si quelques améliorations sont à prévoir pour les prochaines éditions, elles ne sont que mineures au regard de ce qui a été mis en œuvre pour honorer leur travail.
Pourtant, si l’accueil de ces exposants est plus que chaleureux, une chose néanmoins me frappe dans leur discours : c’est une corporation qui souffre d’un manque de moyens énorme pour exercer dans des conditions optimales et promouvoir leur métier. Le domaine de la musique si peu considéré en France y serait-il pour quelque chose ?

Alors une question se pose. Pourquoi ce savoir-faire bénéficiant pourtant d’une reconnaissance internationale s’exporte t-il si peu, si mal ? Pourquoi les ventes de la production de guitares artisanales françaises hors de nos frontières restent-elles proches de l’électrocardiogramme plat ? On exporte largement nos vins, notre gastronomie, notre haute couture mais quid de nos guitares artisanales ?

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