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Résultats de la vente de guitares à Drouot le 14 janvier

Anne-Sophie Aguilar - Le 26 Janvier 2009
Résultats de la vente de guitares à Drouot le 14 janvier
Artcurial
Effets de la crise ? Manque d’amateurs ? Nul ne sait, mais le fait est que la vente d’instruments de musique par Artcurial Briest-Poulain-F. Tajan est loin d’être un succès en ce qui concerne les guitares.

Les enchères sont montées en salle et au téléphone le 14 janvier dernier à l’hôtel Drouot. Pourtant, en ce qui concerne les guitares électriques, seules six pièces ont été vendues sur les 32 lots que comprenait la vente, soit un peu plus de 80% des lots ont été ravalés. En d’autres termes, pour ceux qui ne seraient pas initiés au vocabulaire des ventes aux enchères, 26 guitares n’ont pas trouvé preneurs faute d’enchères suffisamment hautes pour atteindre le prix de réserve, c’est-à-dire le prix minimum fixé par l’acheteur et la maison de ventes.
Les très belles Fender Stratocaster de 1960 (estimée 24 000/25 000 euros) et de 1954 (estimée 45 000/50 000 euros), stars de la vente, n’ont pas trouvé d’acquéreurs. Les grandes gagnantes de la vente sont :
une Epiphone modèle Zephyr Deluxe Regent 1955, estimée 3500/4000 euros et partie à 4300 euros,
une Rickenbacker 12 cordes réédition vintage estimée 2800/3000 euros et vendue à 3500 euros,
une Martin D41 de 1993, estimée 2500/2800 euros et partie à 3100 euros,
une Gibson J50 de 1967 estimée 1500/2000 euros et partie à 2200 euros,
et enfin, deux Fender remarquables et très sympathiques qui semblent avoir été achetées plus par coup de cœur que pour un véritable investissement : une Mustang bleue de 1965 partie à 2600 euros et une Jaguar de 1965 au vernis blanc vendue 4200 euros, après une envolée d’enchères dépassant largement l’estimation haute (3600 euros).

Les violons auront eu en général plus de chance, même si on ne constate là encore pas de « gros » prix dépassant les 6000 euros.

Du côté des guitares classiques, si une guitare de Michelot fin XVIIIe siècle a trouvé preneur à 4000 euros, soit le double de son estimation, les enchérisseurs ont boudé deux belles guitares de José Ramirez de 1985 et de 1968, jouées par Alexandre Lagoya, estimées chacune 30 000 à 35 000 euros. Il faut croire que l’heure n’est pas à l’investissement dans des pièces exceptionnelles, puisque qu’une guitare de Daniel Friedrich de 1965 (estimée 10 000/12 000 euros) et la plus modeste José Louis Marin de 1988 (estimée 1000/1200) n’ont pas séduit. En revanche, une simple guitare classique avec une étiquette Savoye, estimée 60/80 euros, a quant à elle trouvé preneur à… 49 euros (une bonne affaire donc !).

Juste pour le plaisir des yeux, voici ci-dessous deux guitares classiques de très belle facture, vieux modèles qu’on n’a pas l’habitude de voir tous les jours.

Légendes :
Guitare Daniel Friederich, 1965.
Caisse palissandre, table épicéa, restaurée, revernie.
© Artcurial

Guitare de José Ramirez, 1985.
Classe Elite, fond en deux parties de palissandre de Rio, éclisses de même essence, manche en cédro du Brésil, renforcé d’ébène, table en « red-ceddar », seconde table en palissandre, à mi-hauteur des éclisses.
© Artcurial

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