"Traduction" de l'autobiographie de Slash

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Percevalle
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Répétition du dernier message de la page précédente :
Chapitre 7 encore.
(Ils vivent toujours dans cet appartement, c'est à ce moment qu'ils composent la version acoustique de "You're Crazy" la version de l'album Lies, la version d'Apetite fut composée dans la salle de répétition o๠ils ont décidé d'augmenter le tempo. Leur avance diminue comme neige au soleil, il devient urgent de trouver un manager et malgré l'acharnement de Tom Zutaut, toutes les rencontres tombent à l'eau)

Sans désespérer, Tom Zutaut s'est arrangé pour nous faire rentrer en studio avec Manny Charlton, le guitariste de Nazareth, au Sound City Studios sur Whitsett et Moonpark à l'extérieur de la Valley. On a travaillé sur une démo de "November Rain" qui dans sa version originale durait environ 18 minutes, pas besoin de préciser que nous devions nous asseoir et nous focaliser sur l'arrangement. On a également travaillé sur "Don't Cry" et presque sur toutes le chansons qui figureront plus tard sur Apetite à l'exception de "Sweet Child O'Mine, parce que nous ne l'avions pas encore écrite. C'était une super journée dans tous les cas, traà®ner dans ce studio à enregistrer live dans cette grande pièce. Malheureusement, Manny ne le sentait pas. Les démos sonnaient bien, mais c'était tout : un lot de bonnes démos. On en connaissait assez sur nous-mêmes pour savoir que ça n'était pas suffisant.

*********

Peu de temps après, on a déménagé dans la maison Stiefel, comme nous venions à l'appeler, une nouvelle maison située à Laughlin Park dans Griffith Park près de l'Observatoire, Le Théâtre Grec, et le Zoo de L.A. C'était à l'extérieur d'East Hollywood, à 20 minutes de route de là o๠nous avions l'habitude de vivre. Ca n'a l'air de rien, mais aucun de nous n'avait de voiture, c'est devenu la période la plus non sociale que nous ayons connu. On était coincé là dans notre nouvelle maison, dans un nouveau complexe, dans les bois.
Il y avait deux chambres à l'étage : une pour Axl, une pour Steven, Izzy et moi nous partagions une chambre en bas en raison de notre "intérêt commun" (l'héroïne). On a vécu là -bas pendant 4 ou 5 mois mais on avait à proprement parler que quelques meubles : on avait des lits, une table, et deux chaises dans toute la maison. Axl, je ne sais pas comment, s'était récupéré un lit propre, une lampe, une panderie de je ne sais oà¹: sa chambre était bien équipée, une sorte d'oasis gardé par un cadenas, mais le reste de la maison était pratiquement vide. L'éclairage était également maigre : il y avait seulement une lampe dans la chambre d'Izzy et la mienne, un plafonnier dans la salle à manger, et il n'y avait pas de lumières dans le salon ou dans les escaliers, ni dans le vestibule. Tout le temps que nous avons vécu là -bas, c'était comme ci quelqu'un était sur le point d'emménager. (...).
La vie sous l'emprise de la drogue était une dominante réalité dans nos vies, et ça jouait un rà´le important dans tout ce que nous faisions. (perdu dans ce quartier, il était beaucoup plus dur de se fournir en drogue, il n' y avait qu'un seul dealer. Izzy et Slash ont été un peu obligé à être consciencieux et économe)
L'héroïne était la plus cool des drogues parce que ça me faisait vraiment sentir à mon aise avec tout : ça balayait mes inhibitions et mes insécurités. En plein effet, j'était cool et confiant alors collaborer était facile. Dès que nous planions, Izzy et moi ont commençait à jammer et à sortir des idées, juste sortir des riffs et des accords ça et là . Ca semblait toujours sortir de nous naturellement, ça semblait si inspiré

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J'avais une façon de m'asseoir avec ma guitare et de jouer ces riffs difficiles, ces doigtés peu orthodoxes pour jouer de simples mélodies. C'est ma façon de jouer et de trouver quelque chose d'intéressant plutà´t que de s'entrainer en faisant des gammes. Aujourd'hui, je le fais encore, plutot que d'aligner d'évidents exercices, j'invente mes propres grilles, je laisse courir mes doigts en faisant attention à comment ça sonne.
C'est ce que je faisais ce soir-là quand Izzy et venu s'asseoir près de moi.
"Hey, c'est quoi ça ?" il a demandé
"Je ne sais pas", " un truc qui tourne"
"Fais le tourner encore"
Il a trouvé quelques accords et comme Duff était là , il a trouvé une ligne de basse, et Steven planifiait sa rythmique. En moins d'une heure, mon exercice de guitare était devenu quelque chose d'autre.
Axl n'a pas quitté sa chambre ce soir-là , mais il était autant dans le processus de création que nous : il s'est assis en haut et a écouté tout ce que nous faisions et ça lui a inspiré une chanson qui était complète dès le lendemain après-midi. C'est ce qui allait devenir une ode à sa petite amie et future femme, Erin Everly, fille de Don Everly des Everly Brothers.
On a trouvé un studio de répétition à Burbank : Burkank Studios (..) qui fut l'endroit o๠nous avons travaillé sur la préproduction de l'album Apetite, en perfectionnant les démos que nous avions déjà enregistrées. A notre répèt' suivante, on a travaillé cette nouvelle chanson : on a écrit un pont, ajouté un solo de guitare, et c'est devenu "Sweet Child O' Mine".
Tout allait bien, mais on n'avait toujours pas de producteur. Tom en est venu à penser à Spencer Proffer, qui travaillait avec Tina Turner, Quiet Riot, et Wasp qu'Axl aimait beaucoup à l'époque, alors on a dit essayons. On a emmené notre matos au Pasha Studios, c'était l'endroit au Spencer bossait à l'époque et on accepté de travailler ensemble sur Sweet Child O' Mine pour tester. Spencer était un mec sympa, c'était lui qui nous a suggéré de rajouter un break dramatique dans la phase finale de la chanson. Il avait raison... mais on avait aucune idée de ce que nous pourrions y mettre. Tous assis dans la salle de contrà´le, l'écoutant encore et encore, cherchant une indication.
"Where do we go? Axl a dit, plus à lui-même qu'aux autres "Where do we go now?... "Where do we go ?"
"Hey", Spencer a dit en baissant le volume. "Pourquoi t'essaierait pas de chanter ça ?"
Finalement, nous avions notre break dramatique.
On a bossé sur une solide version démo de "Sweet Child O' Mine", et travaillé avec Spencer sur la moitié environ des morceaux d'Apetite, mais à la fin, on n'était pas vraiment sà»r qu'il soit le bon producteur pour nous, donc notre quête a continué.

********

Ca craignait, je suis sà»r que Tom était au bout, mais juste avant le point de non retour, on a trouvé un manager 'Alan Niven'.
Izzy et moi avons rencontré Alan dans un bar et je pouvais à peine garder les yeux ouverts assis là sur mon tabouret, mais ça n'a pas semblé perturber Alan du tout. (...) J'étais épuisé et , comme je l'ai déjà mentionné, j'étais très paranoïaque envers ceux qui voulaient entrer dans notre cercle. Mais j'ai respecté Alan dès le début avant même que je ne le rencontre : c'était lui l'architecte qui avait fait signer les Sex Pistols chez EMI, alors je savais qu'il avait des qualités. Alan n'essayait pas d'exercer sa volonté dans le domaine de la création, il nous laissait ça à nous, il faisait juste ce qu'il savait faire de mieux : marketing et management, c'était ça son point fort.
Alan a rencontré tout le monde quand nous bossions avec Spencer au Pasha, il a écouté toutes les démos que nous avions enregistrés et a décidé que nous devions prendre ces prises, ajouter un morceau joué en live, et le sortir comme un Album live. Il pensait qu'il était essentiel pour nous de sortir quelque chose tant que nous avions un gros buzz autour de nous, ça garderait l'excitation en attendant de sortir notre album.
Ils nous est venu l'idée de sortir un album sous notre propre label, qui nous avions insisté était financé par Geffen. Ca sortirait comme un album "live" sur un label "indépendant" mais en vérité ça ne l'était pas du tout. On a appellé le label Uzi Suicide et l'album "Live like a suicide". C'était des démos de quatre chansons que nous jouions depuis nos premières répétitions : Mama Kin d'Aerosmith, Nice Boys de Rose Tattoo, et deux des nà´tres "Move to the City" et "Reckless Life". Elles étaient brutes, mais si tu me le demandes maintenant je trouve qu'elles sonnent encore bien.

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(Les guns se remettent à faire quelques concerts pour garder ce buzz intact. Slash et Izzy sont vraiment dans la dope jusqu'au cou. Axl a emménagé chez Erin, Steven est parti je ne sais oà¹, Slash et Izzy vivent seul dans la maison Stefield)

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De la façon la plus guns n' rosienne, je ne pense pas que nous avions formellement informé Stiefel que nous n'allions pas signer avec eux, on a juste quitté la maison, en laissant une mer de cochonneries et de dommages à notre départ que Tom Zutaut a du se charger de s'occuper. Alan était notre manager et c'était tout.
Sortir le Live like a suicide nous avait permi de récolter une petite avance, alors Izzy et Steven ont loué un petit appartement près du Rock N' Roll Ralph, le supermarché dans West Hollywood o๠tous les musiciens du coin venaient s'acheter des bières et tout ce qu'on peut y trouver. Duff était là o๠il était toujours, vivant avec Katerina et Axl vivait avec Erin. J'étais le seul ouvertement clochard des membres du groupe, couchant avec Yvonne ou d'autres nanas ou créchant sur n'importe quel sol que je pouvais trouver à la fin de la nuit.
A ce moment là , il y avait beaucoup de strip-teaseuses autour de nous. Tout ce que je peux dire est que Dieu les bénisse. Plein de groupes avant et après nous, avaient ce genre de connections. Les strip-teaseuse qui trainaient ensemble formaient un groupe elles-memes. Elles étaient généreuses et que nous soyons mignons ou sombres, de mystérieux musiciens, ou juste des âmes perdues le fait de s'occuper de nous avait quelque chose d'attrayant. Et peut-être qu'elles se sentaient en sécurité avec nous aussi.
(...)

Je créchais partout o๠je pouvais et faisait ce qui me passait par la tête, c'est dans ce genre de situation que j'ai rencontré Dave Mustaine de Megadeth. On est devenu ami : il était accroc au smack et au crack, il vivait dans le voisinage, alors on trainait ensemble et on écrivait des chansons. C'était un vrai, un putain de maniac et un génie de créateur de riff. On trainait, fumait du crack et jouait de majeur riffs Heavy metal, de putain de riffs sombres et heavy comme l'enfer. Quelques fois, Dave ellefson nous rejoignais : on était bien ensemble, on écrivait de grands trucs. S'en est venu au point o๠: dans notre zone créatrice sous l'emprise de la drogue, nous avons commencé à envisager sérieusement l'idée que je puisse rejoindre Megadeth. J'étais suffisamment stone pour considérer toutes sortes de mauvaises décisions. Dave reste toujours l'un des plus grands musiciens de génie avec qui il m'a été donné de jouer, mais, au plus profond de mon coeur, Je savais que je ne pouvais quitter Guns N' Roses.

Un autre endroit que j'ai fréquenté, comme beaucoup d'entre-nous, était la Hell House (La maison de l'enfer).... Hell House était une production de West Arkeen, en théorie, c'était une maison qu'il louait avec quelques-uns de ses amis bikers de Harley Davidson (...) La chambre du milieu était occupée par deux autres bikers, Paul et Del James. L'endroit avait été conçu pour être un petit home studio, West avait la chambre à l'entrée, c'était une vrai porcherie o๠personne ne voulait entrer. La seule chose que tu pouvais faire était de te coucher sur le lit, il y avait un tel désordre que tu ne pouvais pas te tenir debout et tu ne pouvais même pas t'asseoir (visiblement, cette maison assez connu par les fans du groupe, était vraiment à la hauteur de son nom, une maison jonchée par des tas d'immondices) un des réguliers qui pouvait être trouvé à Hell House était Del James, un vrai oxymore (une vrai contradiction) : il était biker avec des tatouages et tout le toutim, mais il était aussi auteur. Del était proche de nous tous, mais il est devenu encore plus proche d'Axl à mesure que le temps passait. Axl l'a vraiment apprécié, répondant à son intellect, et Del patiemment écoutait Axl s'exprimer profondément. Ils ont beaucoup écrit ensemble, et je pense qu'ils le font encore. Del a fini par écrire un scénario pour une de nos vidéos, mais également il a écrit une nouvelle qui a inspiré Axl pour November Rain.
Pendant cette période calme du groupe o๠nous cherchions un producteur, on fréquentait la Hell House beaucoup trop mais j'étais le seul clochard à y vivre de temps en temps. J'ai même fait donné quelques interviews là -bas. Quand je les lisais, je ne pouvais croire à tel point les journalistes étaient choqués par le bordel. Pour moi il n'y avait rien d'anormal du tout.

(Tom Zutaut commence très sérieusement à perdre patience, le groupe n'a toujours pas trouvé de producteur, de plus, il est très inquiet car Slash est vraiment trop défoncé. Bref ça n'avance pas)

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Alan Niven et Tom Zutaut nous ont envoyé tous les producteurs qu'on pouvait trouver en ville, et quand tout semblait perdu, un a finalement collé - Mike Clink. On a fait une session avec lui, on a enregistré "Shadow of Your love" qui était la meilleure chanson du set d'Hollywood Rose la première fois que je les ai vu. Notre version n'a pas figuré sur l'album, mais elle est sortie dans une version japonaise de l'album.
Dans tous les cas, quand nous l'avons écouté, tout était là : enfin on s'entendait exactement de la manière qu'on voulait. C'était nous, en plus raffiné ; Clink avait réussi à capturer l'essence de Guns N' Roses. Enfin tous les feux étaient au vert. On avait passé sept mois dans les limbes, on jouait à peine et on enregistrait par intermittence avec des producteurs qui ne le faisait pas. Ca paraissait une éternité ; parce que avec la manière dont on vivait, quelques mois aurait suffi à décimer un groupe.
Mike Clink assurait : il savait comment diriger notre énergie en quelque chose de productif. Le secret de Clink était simple, il n'a pas foiré notre son, il a travaillé dur pour le capturer parfaitement, juste comme il sonnait réellement.
On a réservé nous-mêmes nos créneaux au S.I.R studios et avec Mike Clink à la table, le groupe se sentait libre d'être lui-même, dès notre première session de préproduction, on a commencé à écrire ce qui allait devenir plus tard "You Could Be Mine". A une autre session, on a commencé à bosser sur "Perfect Crime", qui avait été amenée par Izzy. On était pas là pour écrire de nouvelles chansons, mais on se sentait si bien que ça venait tout seul.
On a commencé à enregistrer version démo toutes les chansons que nous envisagions pour l'album Apetite et on les a joués à Mick comme elles l'étaient à l'origine mais avec quelques petits changements. Le seul changement créatif qui apparaissait était une suggestion d'Alan. Sur "Welcome to the jungle" à l'origine on répétait la partie o๠Axl chante "When you're high, you never want to come down" Alan a suggéré d'en enlever une. Et il avait raison. Mais à part ça, nous avons enregistré toutes les chansons comme elles étaient en une ou deux prises. (...)
Je peux imaginer à quel point Tom Zutaut devait s'extasier de voir que le groupe Guns N' Roses maintenant avait un vrai manager, un producteur avec qui nous voulions travailler.
Alan nous a conduit au Rumbo Studio dans Canoga Park, o๠Clink aimait bosser, pour joueur nos morceaux live. (...)
Mike a embauché de vrais professionnels pour nous aider : Porky, un célèbre technicien de guitare, Jame-O technicien de batterie. Ils ont fait des centaines des disques, c'était de vrais pros mais aussi de drà´les de fétards. Ils étaient pour nous inestimable.

(l'enregistrement live a commencé, tout se passe bien sauf que la guitare de Slash sonne mal, à cet époque il avait 3 guitares : 2 jacksons, une BC Rich Warlock, il s'était séparé de sa Les Paul pour de la dope, il fallait ré-enregistrer toutes les guitares.
Alan avait réservé un créneau dans un studio appelé Take 1 pour ré-enregistrer mes parties, mais je n'avais pas encore trouvé la guitare. (...) (Alan trouve la guitare)
"J'ai pris ça à un mec du coin de Redondo Beach" il a dit " Il les fait lui-même à la main, essaye là ". (Le gars s'appelait Jim Foot et c'était le proprio de Music Works à redondo Beach)
Ca s'annonçait bien : c'était une réplique Les Paul 1959 avec une étonnante flame-top sans cache micro, et avec deux micros Seymour Duncan. (...) Le moment o๠j'ai branché ma nouvelle guitare j'ai pensé qu'elle sonnait vraiment bien. Il me fallait maintenant le bon ampli. (il se tourne vers Marshall, essaie en studio plusieurs amplis et finalement trouve le bon ampli et le "tour était joué". L'enregistrement se passe bien, il faut mixer l'album maintenant)

**********

Une fois que l'enregistrement a été terminé, il était venu le temps du mixage. Tom Zutaut m'a emmené à New York - c'était ma première fois là -bas - pour me présenter à quelques candidats (...). J'ai rencontré Rick Rubin qui venait juste de devenir important grâce à Run DMC et Def Jam et son nouveau contrat, The Beastie Boys. Rick nous a emmené dans son resto favori, le White Castle dans le Queens. Rick était super ; on a discuté de toutes sortes de disques que nous aimions, mais c'était la merde, il avait déjà refusé de nous mixer. Beaucoup de monde n'ont pas voulu nous mixer et tous l'ont regretté.
Le duo qui nous a accepté à la fin était Steve Thompson et Mickael Barbiero, que j'avais rencontré lors de ce voyage. Ils ont mixé "Mr Brownstone" pendant que nous étions là -bas et nous l'avons envoyé au reste du groupe. Pendant ce temps, Alan Niven avait fait un mix. Le mix était pas mauvais, je me souviens qu'Izzy l'aimait beaucoup. (mais le groupe a préféré Steve et Mickael)
On est resté avec eux pour mixer l'album pendant deux semaines Axl, Izzy, Moi, Alan Niven et Tom Zutaut, nous étions retourné à New York au Parker Meridien dans midtown jusqu'à ce que ça soit fini.

(A suivre)

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Chapitre 7 toujours
(...)
Le mixage de l'album fà»t une expérience incroyable. C'était la première fois que j'assistais au processus de manipulation du son, et en regardant en arrière la technologie digitale a changé la technique d'enregistrement pour toujours, je me sens privilégié d'avoir été témoin du mixage à cet époque avant que les choses ne changent. Il n' y avait pas d'interface automatisée : Thompson et Barbiero travaillaient manuellement les faders, faisaient les ajustements mineurs sur chaque canal, à notre demande, chaque fois que nous écoutions chaque piste (...)
Pandant que nous mixions "Rocket Queen", Axl sentait que le pont manquait de quelque chose : un autre élément qui élèverait le cà´té dramatique. Il a suggéré qu'Adriana Smith, qui était avec nous dans le studio, et lui baisent dans le living room pour qu'on puisse enregistrer sa voix et la poser sur le break. On avait picolé pas mal de Jack Daniels ce jour-là , alors ça nous a semblé la chose la plus naturelle au monde. J'étais emballé car je savais trop bien ce dont elle était capable vocalement, elle m'avait empêché de dormir les trois nuits d'avant (Adriana et Axl avait passé les trois nuits d'avant à faire l'amour, Slash partageait le même appartement, Adriana était tellement bruyante que Slash préférait passer la nuit dehors). On a installé quelques bougies pour l'ambiance, puis Axl et elle sont allés dans le living room, se sont couchés sur le sol et nous avons enregistré la performance de Smith et tous ses gémissements et grognements. Vous pouvez l'apprécier, c'est là , juste sur le mix final. Le pont parle de lui-même ; Je ne pourrais imaginer une meilleure chanson en clà´ture de l'album et je ne pourrais imaginer une chanson plus parlante de nos vies à l'époque dans les mains de nos fans.

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(Quand l'album fà»t masterisé et prêt à sortir, Alan cale trois concerts à Londres au Marquee, ils partent tous y compris Todd Crew et West Arkeen. Beuverie, Défonce, Sexe : Slash se fait une réputation en s'allongeant et en comatant dans un magasin de musique o๠il a fallu que les autres le porte pour sortir)
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Je me suis également baladé avec mon Héro, Lemmy Kilmister. Le groupe avait rencontré Motorhead lors de ce voyage et ça a rendu notre séjour parfait.
(pendant les concerts) On a joué la reprise d'AC/DC "Whole Lotta Rosie" et la reprise d'Aerosmith "Mama Kin", et pleins d'autres trucs à nous. Une de ses nuits fut aussi la première fois que nous jouions "Knockin On Heaven's Door". J'ai toujours aimé cette chanson, et aimé cette version live, c'était plus brute que la version qui a finit sur Use Your Illusion.

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Après ce voyage, on est retourné à L.A pour finir les dernières touches de l'album. Axl nous a apporté une affiche d'une peinture de Robert Williams que nous fumes tous d'accord de prendre pour la pochette de l'album. On pensait que c'était parfait ; on a même adopté le titre de la peinture comme nom de l'album "Apetite for Destruction". Tout allait bien, l'album est sorti avec la peinture comme pochette de l'album et personne n'avait de problème avec ça. Jusqu'à ce que Tipper Gore et son lobby PMRC tombe dessus. Ils étaient efficace pour censurer la musique à cet époque, mais on s'en foutait, on appréciait la controverse que Tipper nous apportait.
Nos souhaits furent exaucés : Geffen a reçu tellement de plaintes que notre album étaient bannis avant même qu'il ne soit stocké dans les chaà®nes de magasins nationaux. (...) Un gars que nous connaissions à la Hell House avait fait une peinture de nous cinq, des cranes sur une croix, qui était incroyable alors nous l'avons utilisé comme cover, Axl se l'était tatoué sur le bras également.
(Slash part à New York pour régler tous les détails concernant le merchandising ... Todd Crew sonne à sa porte bourré et avec le moral en berne. Slash le traà®ne littéralement toute la journée, et à la fin Todd Crew décède dans les bras de Slash. Slash outre la perte de son meilleur ami, a du également supporter la colère de la famille, qui le jugeait responsable de la mort de Todd. Ils ont même engagé un détective pour prouver la culpabilité de Slash.)

Fin du chapitre

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Chapitre 8

Apetite for destruction est sorti le 21 juillet 1987, sans trop de bruit. Pour être honnête, je dirais que c'était un succès dans le circuit underground, il y eut un petit écho en suivant, transmis de bouche à oreille, comme l'album de Metallica "Kill 'em All". On a trouvé nos premiers fans après que le chanteur de The Cult, Ian Astbury, nous ai vu joué au Marquee à Londres, plus tard il m'a dit qu'il avait su immédiatement que nous deviendrions énorme. Il nous a fait signer en tant que première partie sur la tournée nord américaine pour supporter l'album Electric pendant deux mois.
Ca paraissait normal qu'ils veuillent un groupe de Hard Rock comme nous pour les accompagner, parce qu'Electric sonnait comme s'il avait été enregistré en 1973 (Rick Rubin a produit l'album).

Avant la tournée avec The Cult, on a tourné le clip "Welcome to the Jungle", qui était notre premier clip. Ca s'est fait en 2 jours. Le premier jour on a filmé les petites séquences qui nous définissent en tant que personnages : Axl qui descend du bus, Izzy et Duff dans la rue etc. Si vous ne m'avez pas percuté, et manqué ma présence : je suis le type bourré assis avec une bouteille de Jack Daniels enveloppée dans un sac marron. On a filmé ces scènes sur La Brea, à l'extérieur devant une devanture de magasin que notre réalisateur, Nigel Dick, avait trouvé. En attendant qu'on m'appelle pour "jungle, vers la fin de la soirée, j'était complètement bourré. Je trouvais le cycle permanent de "Dépèches- toi, on t'attend", standard de n'importe quel film ou tournage de clip si ennuyeux... La vidéo m'a filmé tel que j'étais à ce moment, une minute après que le réalisateur a crié "Cut", j'en venais aux mains avec notre manager, Alan Niven, je ne savais pas pourquoi et lui non plus.
(...)
Un jour ou deux, peut-être une semaine plus tard, on est parti avec The Cult pour les accompagner pendant deux mois, Aoà»t et Septembre à travers le Canada, la cà´te ouest et le sud. La tournée était super : aucune connerie qui arrive quand le groupe tête d'affiche fait exprès de saboter le son de la première partie pour leur donner plus d'importance quand ils montent sur scène. Je pense que The Cult avait paré cette solution en nous choisissant : un groupe de L.A dont personne n'avait entendu parler. Peu-importe, c'était une grosse camaraderie entre nos deux groupes.(...) Une chose fà»t certaine : cette sortie avait confirmé ma passion de tourner.

(Slash remplace peu à peu l'héroïne pour la picole. Les scènes se répètent encore : Destruction de chambres d'hà´tels, beuveries au point de se faire virer de l'hà´tel...)

Au Canada, rien ne nous choquait mais nous, nous choquions tout le monde. Trop souvent je me sentais comme les Blues Brothers l'étaient dans ces scènes o๠ils se pointaient pour jouer dans ces bars de paysans et qui les martelaient avec des bouteilles de bières. Nous avions l'attitude pour le confirmer chaque fois que nous nous sommes trouvés à l'improviste dans un environnement hostile, qui était bon...parce que nous l'avons fait quelques fois. Et quand nous le faisions pas, à travers tout le Canada, on avait des looks bizarres peu-importe o๠nous nous trouvions. On était un gang de païens qui pensait tout connaitre mais en réalité on ne connaissait rien. (...)
Le chanteur de The Cult, Ian Astbury s'amusait vraiment de notre comportement explosif : il adorait ça, dans son esprit, nous étions féroce et en colère et toutes ses qualités étaient enviées par les personnes rock. Il avait raison : on était tout ça à la fois et plus encore, on était comme du M80 dans une canette de coca. Le guitariste de The Cult, Billy Duffy, d'un autre cà´té, était plus du genre "Ouais, bof". Il n'était pas intéressé ou s'en foutait. Dans tous les cas, plus souvent que le contraire, ils ont arrêtés de regarder nos pitreries.

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On se pointait et on faisait notre concert tous les soirs sur cette tournée, mais la vérité c'est que je ne me satisfaisais pas de faire ces concerts. On était pas encore une solide entité de tournée : on était pas des pros saisonniers et ça me gonflait. Probablement que ça nous amusait parce qu'on était perdu dans tout ce décor : on se montrait sans expérience, juste nos vêtements dans des bagages, le matos sur scène, et une pleine poignée de chansons à jouer que personne n'avait jamais entendu. Je pense qu'on était les seuls à savoir que l'album était sorti.

(la tournée se passe bien, le groupe est uni et heureux d'être ensemble. Ils avaient embarqué un type du nom de Cooper, c'était le chauffeur du tour bus et le tour manager, visiblement c'était un sacré lascard : il se prenait pour une star du rock mais il oubliait qu'il était juste tour manager, il prenait beaucoup de cokes. Il passait son temps à mater les nanas que le groupe ramenait, donc le groupe en échange de la promesse d'avoir de la coke, lui emmenait des nanas dans sa piole, mais le lendemain il disait que les nanas n'étaient pas restés donc pas de coke, le groupe y a cru jusqu'à ce qu'un matin il soit pris la main dans le sac. Il avait aussi l'habitude de promettre à Slash et Izzy un gramme de coke s'ils se levaient le matin pour faire leurs interviews. Il leur donnait une petite partie de la coke et quand les gars, après avoir honoré leur part du contrat, venaient réclamer le reste, il revenait toujours sur sa parole. Une autre fois, Alan Niven demande à Cooper de prendre soin du groupe, et Cooper oublie, et le groupe est ammené au concert très en retard. C'était fini. Slash dit que la dernière fois qu'il a eu des nouvelles de Cooper, il vendait des annuaires en porte à porte)

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On s'est blindé nous mêmes en recrutant une équipe de road crew pour la tournée, un casting de personnages devenu notre équipe pendant des années. On avait répété avant la tournée avec Mike "McBob" Mayhew comme technicien guitare rythmique et basse (...) McBob continue de bosser encore aujourd'hui avec Duff et moi, il fait parti de l'équipe de Velvet Revolver, et après tout ce temps, un de ses aspects les plus amusants est qu'il nous fournissait toujours des histoires de tournée. La plupart d'entre elles se terminait en Mike se conduisant lui-même à l'hà´pital et toutes sortes d'ennuis de santé ou de blessures typiquement auto infligés ou le résultat d'imprévu de fin de soirée. Une de ses histoires les plus mémorable dans son arsenal est lorsqu'une fois o๠il était tellement bourré il tomba d'une voiture, la tête dérapa sur la chaussée, et il se réveilla avec une plaque de métal sur le crâne. Quelques fois, il fait sonner les détecteurs de métal dans les aéroports. McBoB était un peu comme Robert Shaw, le capitaine Quint, dans les dents de la mer, assi là , sur le pont de "The Orca" nous contant ses blessures de guerre comme une bombe humaine.
Notre équipe fà»t complétée par Bill Smith, mon technicien guitare, qui je l'ai réalisé très vite était seulement intéressé par la bière. C'était un mec sympa, il adorait les soirées, il s'asseyait sur le cà´té de la scène, regardant le concert plus qu'il n'aidait derrière la scène. Je dirais qu'il a du changer cinq fois les cordes de guitare pendant toute la tournée... Grâce à Bill, j'ai appris à jouer avec soin, j'essayais de ne jamais casser une corde de guitare parce que si je le faisais, je ne savais jamais quand je reverrais cette guitare. J'avais seulement deux guitares sur la route... Pas besoin de dire que je devais remplacer Bill.

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Il y a une raison essentielle à tourner qui ne nous avait pas à l'époque traversé l'esprit : on ne savait pas que le but de tourner était de promouvoir notre album. On pensait juste que c'était pour le plaisir de jouer. On était beaucoup trop inexpérimenté pour penser à promouvoir notre "produit" jour après jour chaque fois que nous montions sur scène, mais Alan essayait de trouver comment vendre le truc, probablement qu'il devait faire autre chose que de se vanter mais plutà´t de réussir à le vendre.
Alan ne bossait pas bien, et Geffen non plus, parce que la seule chose dont j'étais parfaitement conscient était qu'à chaque fois que nous jouions quelque part, personne ne connaissait l'existence de notre album. On a continué à jouer, on a continué à tourner sans se soucier de la manière dont nous étions perçu, et Alan et Tom Zutaut ont continué à faire marcher Apetite. La seule autre option aurait été de rentrer à la maison, mais on n'avait pas l'intention de rentrer à la maison si on pouvait aider.

Pendant une année entière, d'Aout 87 à quelque part fin 88, on n'avait pas vu L.A pendant plus que quelques jours; nous avons juste sauté de tournée en tournée. Alan Niven nous a calé une tournée à travers l'Europe en première partie d'Aerosmith, avec Faster Pussycat, qui devait commencer juste quelques jours après la fin de la tournée avec The Cult. Mais ça ne serait pas pour cette fois, Aerosmith a annulé à la dernière minute, alors au lieu de retourner à la maison, Alan nous a envoyé là -bas avec Faster Pussycat et un grand groupe Japonais appelé EZO pour honorer nos obligations.

C'était notre première tournée en tête d'affiche : elle a commencé en Allemagne, au Markthalle à Hambourg le 29 septembre 1987. C'était super d'être en tête d'affiche, mais on avait juste quelques concerts. Faster Pussycat était l'un des groupes de Los Angeles que nous détestions le plus; c'était le genre de personnes qu'on cherchait absolument à éviter.
La tournée fà»t notre première expérience avec notre nouveau Tour manager, Doug Goldstein, qu'Alan avait chargé de prendre soin de nous. (C'est auprès de lui que le groupe, avant de sortir venait récupérer son argent de poche, on appelle ça des Per Diems)
On était dans le même hà´tel que les Faster Pussycat, nous les avons croisés dans le couloir et nous leur avons dit bonjour avant d'aller se balader ce jour-là . On était poli, je dirais ça, mais pas ce qu'on peut appeler amical. Une fois nous leur avons laissé entendre que nous allions prendre l'air en ville, Mark Michals, le batteur des Pussycat, a insisté pour nous accompagner.
Son groupe avait l'air un peu nerveux. "Non, non, reste avec nous" l'un d'entre eux à dit.
"Non, c'est cool, je vais y aller" Mark a répondu.
"Vraiment, tu devrais vraiment rester, on va sortir un peu plus tard" un autre a dit.
"Ouais et c'est cool, je sors avec ses gars" il a répondu"
On n'avait rien fait pour l'encourager, il s'était invité tout seul. Je me rappelle même que l'un d'entre nous lui a sorti "Non reste avec eux", mais il avait l'intention d'emboiter le pas avec Izzy, Steve, Duff et moi pour la journée. (Ils vont déjeuner)
dans tous les cas, on a trainé toute l'après-midi et quand nous sommes arrivés en début de soirée, on s'est pointé dans le Reeperbahn, qui était une rue o๠il y avait cinq blocs de maison de passe o๠les femmes n'étaient pas autorisées, comme les quartiers de lumière rouge à Amsterdam, tous les types de filles que tu peux imaginer sont disponibles. On était aux anges : on n'avait jamais vu de truc du genre auparavant, on n'avait pas d'amis dans des groupes qui auraient pu nous en parler, et aucun gars de notre équipe nous avait parlé d'un endroit comme celui-ci. Je pense que dans les 15 minutes qui ont suivis, steven avait donné tout son Per diems à une prostituée. On était en train de marcher quand il a subitement disparu dans un parking souterrain...
Il se faisait tard et ce gars, Mark, traà®nait toujours avec nous. On a quitté la rue Reeperbahn et nous sommes allés dans un bar o๠les Beatles avait joué quand ils ont débuté. Une fois encore, on est entré et on était le fléau de la terre, mais on s'en foutait : on a bu du Jack avec un seul glaçon par verre (parce que c'est tout ce qu'ils mettaient dans les verres) jusqu'à la fermeture.
On rentrait à l'hà´tel et ce gars était toujours avec nous, à ce moment on avait arrêté de lui parler. Ca avait été une longue journée, alors je suis allé directement au lit et Mark a fait la même chose dans un autre lit - le lit de Duff. Depuis toujours, Izzy a toujours été le grand instigateur : il pouvait pas laisser les choses restées comme ça sans intervenir, alors il ne s'est pas fait prié.
"Hey Duff" il a dit "Ce gars est en train de dormir dans TON lit"
"Oui, ça en a tout l'air" a répondu Duff
"Tu vas le laisser faire ça à toi" Izzy a dit. "Pas question ! Il ne peut pas te faire ça"
"T'as raison ! putain non, mec" Duff a dit
"Putain qui c'est ce mec ? Izzy a dit
"Putain, pour qui il se prend ? " Duff a répondu, devenant de plus en plus chaud. "J'emmerde ce type"
Ils ont essayé de réveiller ce gars, mais il était profondément endormi.
"Je sais ce qu'on devrait faire mec" Izzy a dit "on va le lever, le foutre dans la cabine d'ascenseur"
"Fuck yeah !" a répondu Duff
"on va le mettre dans l'ascenseur. Il pourra dormir en haut de l'ascenseur"
Ils ont bayonné le gars assez bien : ses bras, ses mains, ses chevilles et sa bouche était totalement reliés. C'était un gars de moyenne taille, de 140 pounces (?), alors ils l'ont porté et l'ont mis dans l'ascenseur et c'est à ce moment là , qu'il s'est réveillé et qu'il s'est mis à couiner comme un cochon.
Ils ont rapidement abandonné le plan initial et l'ont juste jeté dans l'ascenseur et appuyé pour qu'il descende à l'accueil. L'hà´tel s'est occupé de lui là -bas. Ils ont enlevé le scotch, une fois qui leur a dit qui il était, ils ont contacté la chaine des responsables jusqu'à ce qu'il puisse être mis en relation avec le groupe, qui devrait venir le récupérer parce qu'il n'avait pas de clés, pas de pièces d'identité, pas d'argent, rien.
Ce fà»t la dernière fois que je lui ai adressé la parole, je l'ai juste ignoré pendant tout le reste de la tournée. Ca me fait penser, que ce fà»t la dernière fois qu'on entendit parler d'eux.

***********
A mesure que nous traversions l'Europe, le groupe a commencé à devenir vraiment proche : nos actions spontanées étaient devenu vraiment pro et jouer était un plaisir.
(Slash aime bien avoir une petite amie dans chaque pays, une anglaise Sally, une allemande, de retour a L.A il couche avec une nana qui fait du porno. A cet époque, le SIDA aux Etats Unis est devenu un fléau national, et dans le milieu rock tout le monde connaissait les risques mais personne ne faisait réellement attention jusqu'à ce que David Lee Roth fut touché. Un matin, il se réveille avec des marques sur son estomac, des marques qui ressemblent étrangement au symptome du Sida, au vu de la quantité d'article qu'il avait consulté. Il avait chopé sà»rement à cause de la nana qui faisait du porno, une maladie vénérienne et ça accru considérablement sa terreur du SIDA, il avait mal à son estomac et consulta de multitudes de cliniques y compris pendant la tournée Européenne.)
La tournée se termine le 8 octobre 1987 à Londres (ce fà»t pour Slash, un concert mémorable car sur scène, la relation entre chaque membre du groupe est à son maximum, les fans présents à ce concert le ressentent également.)

***********

A suivre

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chapitre 8 encore

Nous sommes retournés aux Etats-Unis, nous avons atterri à New York et sommes allés directement faire l'émission sur MTV : Headbangers Ball. Immédiatement après, on devait prendre le tour bus et conduire toute la nuit pour aller rejoindre Mà¶tley Crà¼e pour faire leur première partie. (...) Quand nous sommes arrivés sur le plateau, on a rencontré JJ Jackson, l'hà´te, et il était vraiment cool. Ils avaient ce grand plateau, et quelque part sur le chemin, on a plaisanté sur le fait de détruire la caméra. L'idée est restée, tous ensemble on a décidé que nous ferions ça. Alors on est allé faire l'interview, Axl parlait et répondait à toutes les question de JJ. J'étais assis là silencieux, les autres étaient silencieux également. On a attendu le moment juste avant que l'émission ne se termine et puis en 10 secondes on a détruit le plateau. On avait l'air de zombies sauvages comme dans 28 jours plus tard.

(Il partent en tour bus juste après, et rejoignent Mà¶tley Crà¼e pour assurer la première partie dans le Middle West. Mà¶tley Crà¼e fait la promotion de son album : Girls, Girls, Girls)
J'ai toujours apprécié Tommy et ceci dès que je l'ai rencontré, il est probablement la personne la plus vrai, avec un coeur d'or à émerger de cette scène. j'ai tours aimé Nikky parce que c'était le cerveau, le marketing, l'homme à idée derrière le groupe. J'ai toujours respecté son dévouement et sa passion de sa vision des choses et comment, il faisait que ça arrivait en vrai. Mà¶tley Crà¼e était le seul groupe de L.A. qui venait de la scène glam métal à être 100% authentique.
Ces gars étaient vraiment généreux avec nous ; ils nous ont porté comme des parents fiers, et comme des parents fiers, ils nous ont montrés que leur dur travail avait payés. C'était leur troisième tournée mondiale en tête d'affiche, alors ils avaient leur propre show en place : un immense arsenal de feux d'artifices, une équipe énorme, des mois de stade à guichet-fermés, le rêve absolu du rock n' roll.
On traà®nait avec ces gars pendant la tournée, mais Nikki était toujours conscient de la façon dont il mettait en valeur leur succès et nous rappelais le statut du groupe. Lui et Tommy étaient les deux seuls personnes à nous inviter pour partager leur "butin" : on a jamais vu Vince et pendant l'ensemble de la tournée je n'ai pas rencontré Mick Mars. A ce jour, je ne l'ai toujours pas vraiment rencontré.
(...)

(pendant la tournée, et au vu du respect que GN'R porte à Mà¶tley Crà¼e, il y a entre les deux groupes une franche camaraderie. Slash se vantait de pouvoir mettre sous la table "Tommy et Nikki" il évoque une soirée o๠Nikki et lui sont assis dans un bar pour picoler et prendre des shooters de Jack, Nikki avait une technique, il commandait 4 shooters, pendant que Slash en avalaient 2, Nikki en avalait un seul et laissait de cà´té le deuxième que Slash finissait par avaler. Au final Slash a bu le double de shooters que Nikki, et il a complètement déraillé au point de se vomir dessus. Tommy et Nikki ont profité de son état comateux pour prendre une photo des couilles de Tommy qui se balançaient juste au dessus de la tête de Slash, la photo a été imprimée et à fait le tour de l'équipe de tournée. Il pense même que la photo a servi d'image pour les pass All Access. Le niveau de débauche continuait mais selon Slash, ça n'était rien en comparaison de la tournée avec Skid Row o๠la présence de sebastian bach a poussé les limites encore plus loin.
Motley à la fin de la tournée pour honorer la tradition des gags faits à la première partie, a déversé des sacs de farines sur les gunners)

************

Après avoir bouclés la tournée avec Mà¶tley Crà¼e, les propositions furent minces : il n'y avait pas beaucoup d'issues pour un groupe comme le nà´tre. Mais il y en avait un qui collait parfaitement : Alice Cooper. Ca ressemblait à un mariage de rêve. On a fait un concert fin 86 à Santa Barbara (...). Quand on devait faire ce concert, on avait une heure à perdre tous ensemble, mais Axl a insisté pour aller chercher sa petite amie Erin à la toute dernière minute. On était tous contre ça, comme Alan, mais Axl nous a convaincu qu'on n'avait pas besoin de s'inquiéter. On est allé au concert : Axl était introuvable, mais était apparemment sur le chemin. Il était temps de monter sur scène, pas de Axl, alors Izzy et Duff et Steven et moi on s'est pointé sur scène et on a commencé à jouer. Izzy et Duff chantèrent "Whole lotta Rosie" du groupe AC/DC et quelques autres reprises. On faisait la première partie d'Alice Cooper mais fondamentalement ce set ressemblait à un jam de mec bourré pour un public de bar, sauf que nous étions dans un stade. Ca allait mal au point que nous demandions au public de chanter et s'il y avait un chanteur qui voulait monter sur scène. On était amis avec le public pendant une minute, mais ça a changé rapidement, on a fini par les insulter et leur jeter des trucs. C'était ridicule.
On est resté là pour la quantité de temps qui nous était imparti puis nous nous sommes retirés d'un désastre vraiment embarrassant. On s'est cassé de là et de retour à Hollywood, on était tellement énervé que nous parlions de virer Axl du groupe et de chercher un nouveau chanteur. (Izzy et Slash sont dans la salle de bains en train de prendre de la drogue et repensent à la soirée de ce soir). Ce n'était pas la première fois qu'on avait ce genre de discussion, je dirais que le sujet de virer Axl est revenu six fois, vraiment sérieusement, dans la vie du groupe. Izzy et moi, nous étions en plein milieu de la stratégie à adopter quand Axl s'est pointé. Il est entré dans la salle de bain, s'est assis sur la baignoire et a commencé à parler.
La chose la plus étonnante avec Axl, c'est qu'il ne comprenait pas, dans des situations comme celle-ci, qu'il avait fait quelque chose de mal, ça ne faisait pas parti de ses références. Il est entré dans la salle de bain croyant qu'il n'avait aucune raison de s'excuser. Pendant tout le temps o๠il parla avec longueur du sujet de son absence au concert, il a du faire un très vague semblant d'excuse. Et quand il l'a fait, il a aussi expliqué, avec beaucoup plus de passion qu'il a prêté aux excuses, pourquoi il avait fait ça. Son raisonnement pour ses actions étaient si impliqués que j'en suis venu à penser qu'il ignorait complètement les implications de sa non-présence au concert.
Il y avait certains protocoles auxquels Axl ne faisait pas attention : comme il ne vivait pas sur la même planète que nous , accepter les normes ne se produisait pas chez lui.
Expliquer les normes pouvait ou ne pouvait pas faire de différence : on ne savait jamais. Axl est un surdoué, mais en même temps il vit dans un endroit ou la logique qui gouverne les autres n'est pas la même. Il ne réalise même pas que son comportement peut avoir comme incidence pour les autres. Il ne pense pas à mal : il est juste comme ça. C'est même très dur à expliquer. Il est aussi sincère que quelqu'un d'autre puisse l'être, mais on en vient au fait qu'Axl, sans regarder le monde autour de lui, persiste à exister avec des règles qui lui paraisse correcte dans l'univers qu'il s'est créée lui-même. Le concert d'Alice Cooper était un parfait exemple : je me rappelle avoir été vraiment en colère et Izzy ressentait la même chose. Mais aussi énervés que nous l'étions, assis dans cette salle de bain, parlant avec détermination de comment on allait trouver un nouveau chanteur, quand il s'est pointé, Axl avait encore gagné la partie. Doucement mais sà»rement, on a ressenti dans nos coeurs qu'on devait passer l'éponge. Bien sà»r ça ne nous a pas blessé plus que parce qu'on était sous l'effet de la drogue, on était tellement chargés que n'importe quel drame après un moment, ne nous aurait pas touché plus que ça.

Dans tous les cas, c'était comme ça et c'est certainement toujours le cas aujourd'hui. Apparemment, Alice Cooper se foutait de notre performance, je pense que ça lui avait rappelé à travers nous sa jeunesse. Alice faisait la promotion de "Raise Your Fist and Yell", et n'avait pas connu la meilleure année : Il avait même failli se tuer lui-même sur scène quand sa célèbre guillotine avait mal fonctionnée et qu'elle avait failli le décapiter. Alice avait épuré son show à cet période, trop, mis à part quelques voyous de son groupe, on était les seuls pommes pourries pour cette tournée.
Quand on est arrivé sur la tournée, Alice était vraiment gentil et encourageant. Il nous a accueilli à bord sans chichi, il n' y avait pas de hiérarchie et pas de conneries. Il aimait vraiment notre groupe et ce que nous étions, et on ressentait la même chose pour lui. (...) Il avait également un serpent, ce que je trouvais excitant à voir. Mais Alice n'était pas un collectionneur de serpents, il n'en avait même pas à la maison, c'était plus comme un accessoire. Il y avait un gars pour s'en occuper, mais le gars ne connaissait rien à la façon de s'occuper d'un pauvre boa constricteur à mesure que nous voyagions à travers le froid du middlewest, je lui donnait quelques conseils.
(La tournée est annulée car Alice Cooper a perdu son père. Steven se casse la main et c'est le batteur de Cinderella, Fred Cury qui le remplace pour les dates prévues autour de L.A. Slash prête se copine Sally à James Hedfield.)

Steven, Sally et moi, nous faisions la noce intensément toutes les nuits. Une fois, nous sommes allées au Cathouse, qui avait été relocalisé entre Highland et Melrose, et cette nuit-là , nous avons cà´toyé l'infâme ainsi que Mark Mansfield et Nikki Sixx. Notre petit groupe tous ensemble : j'étais le seul anti-héroïne pour le moment, alors je n'étais pas intéressé, mais Mark avait de la dope, donc lui, Steve et Nikki voulait planer. Je n'étais même pas au secret : Ils sont partis chez Steven pour aller le faire.
Plus tard Sally et moi, nous sommes rentrés à la maison, on a bu quelques verres dans notre chambre et je me suis endormi. Sally est restée debout : je pense qu'elle savait ce qui allait se passer dans l'appart de Steven. Je ne connais pas l'enchainement de l'histoire parce que je n'étais pas là , mais ils avaient suffisamment fait leur merde que Nikki a demandé à venir chez moi. Apparemment, il y avait pris trop de shots parce qu'il faisait une overdose dans mon appart'.
Sally a essayé de me réveiller quand elle a trouvé Nikki comme un tas dans un coin. J'étais si bourré et fatigué qu'elle m'a foutu sous la douche pour me réveiller. Ca a à peine marché, je suis devenu méchant, j'ai commencé à tout saccager, j'ai cassé la vitre de la douche. Pendant ce temps, les ambulanciers sortaient Nikki de la chambre. Steven était là , il planait, bien sà»r. Grâce à Dieu, Sally avait été la seule à appeler le 911. Nikki aurait pu ne pas être ici autrement.
Quelques heures plus tard, Christine, l'assistante de Doc McGee, est venu récupérer les affaires de Nikki. On pensait qu'après ça, il serait parti au Cedars-Sinai, pour se reforger, il est sorti quelques heures plus tard... Je ne suis pas sur de ce qu'il a fait après, mais la légende dit qu'il a pris encore plus de dope après ça et qu'il a immortalisé cette soirée dans la chanson "Kickstart My Heart". Dans tous les cas, si les regards pouvaient tuer, Christine m'aurait tué. Elle m'a traité comme si l'overdose de Nikki était ma faute, comme si la dope était à moi, comme si c'était mon idée, comme si je l'avait forcé. Christine était quelqu'un qui avait toujours été gentille avec moi, mais maintenant, elle m'envoyait pleins de dagues (le regard de flammes)
Je ne lui ai jamais reparlé.

(Après cette histoire, Slash est envoyé en exil à Hermosa Beach avec Sally et Steven et son plâtre. C'est à cette période qu'ils enregistrent Lies, Slash fait ses over dubs à Hermosa Beach. C'est aussi pendant son exil, que le comportement de steven commence à devenir préoccupant et que Slash vire sa copine Sally, pour le regretter un peu plus tard)

A suivre

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chapitre 8 (toujours)

(Les Guns traà®nent pendant un moment, et se rendent à New York pour faire quelques concerts. Slash a l'habitude de prendre des pilules pour dormir dans l'avion, mais Axl loupe le vol, le groupe est obligé de prendre un autre avion, Slash se dit que finalement il ne dormira pas et associe l'alcool et l'herbe : résultat il met dix minutes à se souvenir des premières notes de Sweet Child O' Mine, puis la poisse continue, il se jette dans la foule pour un stage diving, le public s'écarte et Slash se retrouve sur le sol sans trop de bobos).

Le concert du Ritz à New York o๠nous avons joué pendant ce voyage est devenu immensément populaire sur MTV. Ca n'était pas un de nos meilleurs concerts pour une raison : Axl avait des problèmes de voix, nous n'avons pas été mauvais, mais on a joué beaucoup mieux dans un récent passé. Cette vidéo live est importante car elle montre l'essence du groupe. La foule était super, et comme tant d'autres moments mémorables, c'était fini et fait avant que je m'en aperçoive.

********

On est rentré à Los Angeles et nous avons tourné "Sweet Child O' Mine" qui nous a gardé occupé jusqu'à ce qu'Alan puisse nous ramener sur la route. Cette vidéo était bien : C'était juste encore deux longues journées à rester dans le coin. Du moment, qu'il y avait des éléments de performance live à faire, j'étais d'accord pour le faire. La particularité de cette vidéo est que chaque petite amie du moment figure dans ce clip, ce qui, en la regardant maintenant est assez amusant.

********

Notre nouveau boulot a rendu tout le monde un peu craintif avant même que nous disions oui : c'était d'ouvrir pour Iron Maiden, tournée qui commençait au Canada en Mai 1988, pour promouvoir l'album "Seventh Son of a Seventh Son". On était pas vraiment emballé à l'idée de le faire, parce que nous pensions que le style ne collait pas parfaitement. Je n'avais rien contre eux (slash dit que dans sa jeunesse, il avait écouté Iron Maiden). J'ai aimé l'album The Killers plus que tous les autres. Après celui là , j'ai perdu le contact.
Le thème de la tournée et le concept de l'album d'Iron Maiden était une sorte d'holocauste polaire, le plateau ressemblait à un immense glacier d'o๠émergeait leur mascote, Eddie, dégelé de sa tombe de glace ou peu importe. Apparemment l'album avait très bien marché au Royaume Uni, et était considéré comme l'un de leur meilleur. Pour nous, le truc entier était ridicule, on détestait leur jeu de scène, et on a eu beaucoup de mal à jouer avec cette scène de glace derrière nous chaque soir. On s'est pointé pour le premier concert et on n'avait pas pu faire nos balances parce que leur équipe n'avait pas encore fini de mettre en place le glacier. Et je ne parle même pas du Yeti.
(...) Duff et moi, pour notre part, avons essayé de rencontrer les mecs de Maiden. (Duff et Slash passent quelques soirées avec le groupe à jouer avec eux ou plutà´t à perdre aux fléchettes, l'ambiance à l'air cool. PS : je n'ai pas de définition satisfaisante du mot rope dans le contexte : Axl se pointe backstage o๠les équipes de chaque groupe sont rassemblés et pique une grosse colère, il balance une table et se barre. Il semblait si frustré et en avait vraiment marre de cette tournée.
Il y avait déjà une tension pas facile entre maiden et guns. Ca a évidemment poussé la tension du niveau Jaune au Rouge nucléaire. Le bruit a circulé dans le milieu, et à partir de ce moment là , il n'y avait plus aucune communication entre nos deux groupes.
La tournée de Maiden allait du Canada et continuait vers le sud à Seattle et dans le nord de la Californie. Je ne suis pas sà»r, mais je pense que c'était lors d'une date vers la Bay qu'Axl a refusé de quitter son hà´tel pour faire le concert. Si je me rappelle bien, il était encore dans sa chambre, quand le reste du groupe se rendait au concert et Alan était avec lui. Pas longtemps après, on a eu un appel qui disait qu'Axl ne se sentait pas bien et qu'il ne pouvait pas faire le concert.
(Slash et Duff à la demande d'Alan, vont sur scène pour dire que Guns N' Roses ne jouerait pas, ils virent que le public était vraiment désolé et que le groupe était attendu. Ils leur restent quelques dates à faire en Californie, mais la gorge d'Axl ne leur permet pas de faire les concerts, c'est donc L.A Guns qui prend la relève.)

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(La rumeur veut que Slash soit à nouveau tombé dans la drogue, c'était vrai, Doug et Alan décident de renvoyer Slash en exil à Hawaï pendant quelques jours).

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ON a fait une mini tournée après ça... on a joué dans un théatre à Phoenix avec TSOL, et je me rappelle que quand je suis arrivé, tout le monde dans notre équipe était heureux et ravi de me voir....
On a fait notre premier concert et c'était sympa, mais la deuxième nuit Axl ne s'est pas pointé : il a refusé de quitter sa chambre d'hà´tel. Je ne sais pas avec quelle intensité Doug et Alan ont essayé de le sortir de là , et je ne comprend toujours pas pourquoi il ne pouvait pas sortir, mais c'était un sérieux coup au moral. Il y avait trop de raisons de manquer un concert, si il y avait un décès dans la famille, ou si tu décédais toi-même, ou malade ou gravement malade, c'est excusable. Ca a déclenché une chaine de réaction, les vannes de dysfonctionnement étaient ouvertes à ce moment.
(Slash et Steven traà®nent cette nuit-là et le lendemain réunion de groupe)
Quand le jour s'est levé, Doug et Alan ont organisé une réunion après le petit déjeuner. Duff, Izzy, Steven et moi, nous nous sommes rendus dans un quelconque restaurant, on s'est assis avec Alan et il nous a présenté les choses. Il nous a dit qu'on était sur le point de ruiner tout ce pourquoi on avait travaillé dur. Il m'a fallu toutes mes forces pour garder ma tête haute quand Alan nous a dit que nous ne pouvions continuer comme ça. On a marqué un point quand nous avons exprimé notre déception au regard du non-respect d'Axl et le fait qu'il ne se soit même pas pointé au concert. Mais on savait qu'on ne pouvait pas sortir et juste changer de chanteur. Il semblait qu'Alan était avec nous et qu'il allait parler avec Axl. Et ça n'a fait aucune différence, bien sà»r.
On est retourné à L.A et avons annulé le reste de la tournée. Prochain rendez-vous : ouvrir pour Aerosmith.

L'environnement contrà´lé pour faire leur première partie était une bonne chose pour nous à cette période. Leur Manager, Tim Collins, les avait mené sur le chemin de la sobriété et le groupe avait dépensé des millions pour rester clean et pour vivre dans un univers sobre. Et ils avaient choisi un groupe qui se désintégrait sous toutes les coutures. Je peux seulement imaginer les mensonges qu'Alan avait du leur dire et à quel point nous étions super et que nous respecterions le marché.
Tom Zutaut, Alan Niven et Doug Golden avaient pris connaissance du contrat concernant le fait de ne pas mettre en danger la sobriété du groupe Aerosmith par Tim Collins et nous en avons pris connaissance également. On s'est pointé dans cette chambre d'hà´tel à L.A. , o๠nous avons commandé au room service pour environ 1000 $ de boissons quand il est allé aux toilettes. Quand ils sont entrés avec un énorme chariot de boissons et de nourritures, Tim n'a rien dit : il a juste eu un petit sourire.
"Désolé, mec" j'ai dit "On était affamé... et assoiffé".
C'était une façon de lui montrer qu'on allait pas renoncer à notre façon de vivre, mais que nous étions ouvert pour suivre quelques directives essentielles. Toutes les boissons serait consommées dans des verres non marqués et toutes les bouteilles d'alcool seraient hors de vue et bien sà»r nous n'avons même pas parlé de ce que nous ferions de l'héroïne et de la cocaïne. Ca n'était pas un problème : ça n'était pas difficile de mentir que nous ne possédions pas de drogues parce qu'aucun de nous n'avait le profil du type qui partageait.
La tournée a commencé en juillet et durait 2 mois, et je ne pouvais être plus heureux d'ouvrir pour un des groupes qui signifiait tellement pour moi.

(...)
La première nuit de la tournée avec Aerosmith a été tumultueuse : elle commençait dans l'Illinois, et bien que le reste de nous étions arrivés assez tà´t pour les regarder balancer, Axl était manquant 1h30 avant le début du concert. Je me rappelle Steven Tyler s'avançant vers moi et me demandant "Hey...Alors o๠est votre chanteur ?" C'est devenu un coup de poing récurant : c'est sa façon habituelle de me saluer à chaque fois qu'il me voit. Axl s'est pointé à la toute dernière minute ce qui a bien évidemment causé de vives tensions tout autour de nous, mais nous avons joué suffisamment bien pour que ça le fasse.
On a joué dans le stade des Giants pendant la tournée, avec Deep Purple "sur la facture". Ce stade est si vaste et on avait tellement d'espace sur cette scène qu'on pouvait vraiment courir autour, on était assez bon pour ça. On a joué 45 minutes et joué "Paradise City" deux fois parce qu'on l'enregistrait pour un clip. La foule était monstrueuse. Ce stade peut contenir 80 000 personnes, et même si je pense que le stade n'était pas totalement complet, on n'avait jamais joué devant tant de personnes. L'énergie était incroyable. C'était un de ses moments o๠j'ai vraiment réalisé à quel point nous étions devenu populaire, on appartenait au monde "réel". C'était un moment de "clarté". (...)
On est descendu de scène et j'étais sur un nuage, alors je suis allé dans notre bus et j'ai célébré ce moment avec 5 lignes de cokes et quelques verres de Jack Daniels. Littéralement la minute suivante après que je finissais ma dernière ligne, Gene Kirkland, un photographe que je connaissais, a tout chamboulé et m'a dit qu'il était là pour prendre en photo Joe Perry pour la couverture de Rip Magazine et Joe a demandé que j'en fasse parti. La Coke me frappait et le Jack n'aidait pas vraiment, je me sentais comme Frosty le bonhomme de neige. J'ai dit à Gene que je serais là dans quelques instants, puis j'ai mis sans dessus dessous le bus pour trouver mes lunettes de soleil. Je me suis regardé dans le mirroir, pris quelques profondes respirations et suis sorti aussi nonchalant que possible. je me suis avancé vers Joe essayant de ne pas trembler, espérant que mon sourire était plus relaxe que je ne l'étais. J'avais vu Joe avant, mais je ne voulais pas être sous l'influence de la coke en sa présence. A chaque fois que je regarde le résultat de cette photo, je me marre, parce que la personne qui me connait un peu, sait que je ne souris pas comme ça ou même que je ne me tiens pas aussi raide.

http://www.rockthisway.de/celeb_slash.jpg

Avec sagesse aujourd'hui, il était clair que malgré les tubes d'aerosmith, on fà»t bientà´t la principale attraction. C'est arrivé très vite pour nous, grâce à la rotation du clip "Sweet child 'o mine" sur MTV : quelques semaines après la sortie du single début juin, nous nous placions N°1 et nous sommes devenus le groupe le plus populaire du pays. On entendait des bruits de la part du management, mais je n'en ai pas pris conscience jusqu'à ce que Rolling Stone se pointe sur la tournée : ils ont envoyé un journaliste pour faire la couverture avec Aerosmith, mais après quelques jours, en regardant la réaction du public et en nous voyant jouer, le magazine a opté pour nous mettre en couverture à la place. A la fin de la tournée, on était énorme, générant le genre d'énergie qui me désorientait soir après soir.
On a tourné la moitié de notre troisième clip pendant la tournée d'Aerosmith. Les performances live que l'on voit dans "Paradise City" ont été prises à deux endroits, le premier était le Stade des Giants au New Jersey et le deuxième était au festival Monster of Rock au Castle Donnington dans l'English Midlands un mois plus tard le 20 aoà»t 1988. Au moment o๠nous étions à Donnington, "Sweet child" et "welcome to the jungle" étaient dans les charts du monde entier et l'album était entré dans le Top Ten. Pendant ce concert, on a expérimenté la réaction frénétique du public comme nous n'en avions jamais vu. Le festival a battu tous les recors d'affluence cette année-là , dépassant les 100.000 billets. Il n'y avait pas de meilleur endroit pour enregistrer des scènes de live...à l'exception du fait que deux personnes aient été piétinées devant la scène pendant notre set.
Le public est devenu fou, juste cette mer de personne qui montait. Axl a interrompu le set à de nombreuses reprises afin de contrà´ler la foule, il n'y avait pas moyen de les calmer. On n'avait aucune idée que quelqu'un puisse être blessé et encore moins d'être tué, après le concert, on l'a fêté dans un pub a cà´té, Alan est entré avec le regard égaré et nous a appris la nouvelle. C'était horrible, aucun de nous ne savait quoi faire, quelque chose qui devait être une fête était devenu une tragédie. C'était la première de beaucoup de situations étranges, sur-réelles et contradictoires.

**********
Moins d'un mois plus tard, Guns a joué "Welcome to the jungle" au MTV Video Music Awards et nous avons ramené l'Award du nouveau groupe de l'année. J'aimerais bien savoir ou est le trophée aujourd'hui, je pense que je l'ai laissé dans un taxi...
Puis le 24 septembre 1988, presque un an et et un mois après qu'il soit sorti, Apetite for destruction a passé 3 semaines de suite tout en haut du Billboard chart album. Et ainsi a commencé notre reigne de terreur.
(Tom Zutaut convint le groupe d'associer le Live like a suicide et l'enregistrement acoustique qu'ils venaient de terminer et de le sortir, l'album GN'R Lies sort le 29 novembre 1988. L'album se retrouve 5ème après seulement une semaine. Alan cale une tournée au Japon, en Australie et Nouvelle Zélande. Civil War est composé au Japon. Slash achète la Gibson de Joe Perry une Les paul 1959.)

Fin du chapitre

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Chapitre 9.
A ce moment de ma vie j'étais tellement obsédé par l'Héroïne, l'Opium et tous les dérivés du pavots que j'allais chaque jour dans une bibliothèque pour étudier la culture et la science de chacun d'eux. Je lisais tout ce que je trouvais ; des textes qui expliquaient la fabrication chimique des drogues jusqu'aux livres qui chroniquaient l'évolution des Triades et autres gang chinois qui dirigeaient le traffic et la contrebande de la drogue. J'ai aussi lu beaucoup de livres sur mes héros rock star... tous junkies. (...)
(Slash explique qu'il pouvait arrêter l'héroïne et devenir clean, mais au bout d'un moment, il se remémorait combien il adorait de planer...)

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(Ca faisait un moment qu'il ne prenait plus d'héroïne et il était sur le point de redécouvrir tout cela à nouveau)
C'était en 1989, on avait tourné sur la plupart de l'Amérique, Canada, Europe, Japon, et l'Australie. On avait regardé notre album piétiner et rien se passer pendant un an avant de se placer dans le Top Ten, avoir un single n°1, on avait tourné 3 clips qui passaient en boucle sur MTV, une chaine qui nous avait aidé, mais çela on ne s'en occupait pas. On a participé aux American Music Awards, en jouant "Patience" avec Don Henley à la batterie. On avait tourné avec nos amis et nos héros. Au final et soudainement nous étions devenu le groupe que nous avons toujours su que nous deviendrions...juste en mieux.

Quand on a atterri à L.A. à la fin de la tournée Apetite, chacun de nous, un par un, allait redécouvrir ce qu'il avait laissé derrière lui : Duff est rentré à la maison avec Mandy (qu'il avait épousé en 198, Steven retrouva sa petite amie (je ne sais pas qui était-ce à cet époque) Doug a décollé pour San Diego, Alan est retourné a Redondo Beach, Axl est allé chez Erin, et bientà´t Izzy et moi nous nous retrouvâmes seul au LAX (L'aéroport de L.A) avec nos nouveaux bagages Halliburton (offert par le manager d'Aerosmith à la fin de la tournée) et pas d'endroit particulier o๠aller. Chacun de nous vivait dans une bulle à ce moment. On avait ramené à la maison assez d'argent de la tournée et maintenant l'argent des ventes d'apetite commençait à affluer, donc le besoin de survivre n'était plus une motivation.
(ils se rendent chez un certain "Bill" o๠ils pouvaient trouver pleins de variété de drogues différentes)
Quand tu commences à devenir célèbre, quelques trucs typiques commencent à arriver : à Hollywood, si tu sors dans un bar, tout le monde veut d'offrir un verre, quand tu rentres dans un club, peu importe que tu l'aimes ou non, tu deviens soudainement une figure du milieu de la nuit. Quand ça nous est arrivé, il n'y avait rien de moins intéressant que je pourrais avoir imaginé en train de faire avec mon temps. Cette scène d'Hollywood était la même vieille merde, et plus je devenais reconnaissable, moi je l'appréciais. Le tas de "types" qui voulait "faire la fête avec moi" avait quadruplé alors j'ai décidé de me "retirer". Même pendant les rares occasions ou je voulais sortir, je trouvais que la scène d'hollywood que nous avions connu était morte : le Cathouse était fermé et il n'y avait rien d'autres à L.A que je trouvais intéressant du tout.
Tout le monde dans le groupe avait besoin de décompresser, de regarder en arrière, ça me paraissait normal de m'autoriser de glisser dans cette séduisante et confortable espace que représentait l'héroïne. C'était un des aspects de la célébrité et du succès qui me semblait le moins mièvre; il n'y avait rien d'autre. Je ne voulais pas me rendre dans des clubs de striptease ou chercher des nanas bien chaudes ou n'importe quel autre exercice qui correspondait à mon nouveau statut. Tout ce que je cherchais à faire était de trainer chez Bill et prendre des drogues.
(Bill fut arrêté pour possession de drogue dans l'intention dans le vendre, il fà»t condamné à 13 ans de prison, il n'en fit que 7, Bill, peu après a raconté à Izzy et Slash que les flics s'intéressaient beaucoup à eux, Bill était sous surveillance et les deux seuls personnes à se rendre régulièrement chez lui étaient nos deux gunners).

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(Alan eà»t la brillante idée d'associer Traci Lords 'l'actrice porno' et Slash pour remettre un prix au MTV Video Music Awards, à cet époque Traci ne fait plus de porno, mais dans la tête d'Alan c'est bon pour l'image de Slash. Slash et Traci se rencontrent backstage et sortent tout de suite ensemble. Slash se conduit comme un parfait gentleman et c'est justement ce que recherche Traci, à ce moment elle désire changer de vie, d'image, elle se lance dans l'enregistrement d'un album et Slash l'aide un peu. Elle ne veut plus que son image soit associée à sa vie de porno star, elle ne veut même pas s'exposer au cà´té de Slash. Slash et Traci vivent leur idylle, un jour West Arkeen, ramène une vidéo porno o๠Traci est la vedette, West et Slash sont complètement défoncés et lorsque que Traci arrive dans l'appart', West lui montre la vidéo et lui demande avec un sourire si c'est bien elle, l'effet fà»t immédiat : Traci a prétendu avoir oublié quelque chose dans sa voiture et elle n'est jamais revenue.)

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Ma maison suivante était une maison que Izzy et moi avions loué dans les Hollywood Hills, et ça a duré pendant un mois. Elle était partiellement équipée avec tous les objets basiques que l'on avait besoin : des lits, un micro onde, tout ça quoi. On s'est éclaté pendant un moment et je me suis mis également à écrire : j'ai écrit "Coma" et nous deux avons écrit "Locomotive" dans cette maison ; on reprenait le chemin de la créativité.
Adam Day nous a rejoint également. C'est le technicien guitare qui a travaillé avec moi pendant 19 ans. Adam a emménagé, et bien que notre relation professionnelle ait traversé tout ce temps, c'était la dernière fois qu'il essayait de vivre ne serait-ce qu'à cà´té de moi.
Pendant ce temps, nous tournions le clip pour l'album Lies, qui était en haut des charts avec Apetite. On a filmé le clip de Patience à deux endroits : un était au Record Plant, o๠nous avions enregistré les chansons, c'est l'endroit o๠était filmé les scènes o๠nous jouions live. Et le reste du clip, les diverses scènes des membres du groupe, ont été faites à l'Ambassador Hotel, o๠Bobby Kennedy fut assassiné. A l'époque l'hà´tel était fermé au public mais ouvert pour les tournages de films o๠de clips.
J'avais deux serpents qui m'avait été donné quand j'avais mon appartement sur Larrabee. L'un d'entre eux était un boa constrictor de 2 mètres appelé Pandora qui m'avait été offert par Lisa Flynt, la fille de Larry. L'autre était une femelle python Birman de 3 mètres de long appelée Adrianna. Les deux vivaient dans les toilettes de ma chambre à coucher, et les deux sont dans le clip. Je venais juste de les emmener dans la nouvelle maison, et je me rappelle que le jour du clip, j'avais envoyé Alan les chercher et il est revenu complètement paniqué et sans les serpents. "hum, ouais, bon, j'ai essayé de les prendre" il a dit nerveusement "Mais ils n'étaient plus dans leur cage, perdus, dans ton lit" Alors j'ai du rentrer à la maison pour aller les chercher, personne n'aurait pu.
(comme à son habitude, star ou pas star, Slash détestant les tournages de clip, reste 8 minutes).

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Après avoir loué pendant un moment, j'ai fait ce que tout le monde aurait fait avec de l'argent, j'ai acheté une maison comme me l'avait dit de faire mon business manager. Je n'avais encore aucune indication concernant le futur et comment gérer mon argent, je n'étais pas matérialiste du tout. A cet époque je n'avais pas dépensé beaucoup d'argent, avoir de l'argent restait toujours quelque chose d'abstrait. Posséder quelque chose ne me préoccupait pas, mais soudainement beaucoup de personnes autour de moi commençaient à être intéressé.
(Il achète une maison dans le quartier de son enfance sur Laurel Canyon, il embauche l'équipe qui s'était occupé du clip de Patience pour décorer sa maison. Arlette, la publicitaire du groupe emménage également, elle s'occupe de Slash et elle accepte de récupérer tous les serpents, Clyde, pandora, adrianna et d'autres serpents)
Une histoire assez drà´le est arrivée en rapport avec les serpents. Arlette au début était effrayée par les serpents mais elle devint, avec aucun soutien de ma part, un vrai monstre de serpent. Je lui ai donné un petit python Birman qui a grandi jusqu'à ce qu'il atteigne presque 5 mètres. Ils devinrent de très bons amis : elle le prenait avec elle dans son bain et elle lui parlait comme on parle à un chien. Elle était convaincue que le serpent était comme un humain, et qu'il comprenait ce qu'elle disait et je dois dire qu'il agissait comme ça. (Arlette passe 3 ou 4 mois chez lui. Slash s'occupe d'arranger sa maison, s'achète sa première voiture : une Honda CRX).

J'étais vraiment hors de contrà´le à cet époque. Je me rappelle m'être distingué à l'issue d'une rencontre avec un entrepreneur, pour refaire ma salle de bain, et avoir pensé que quelques lignes seraient une bonne façon de briser la glace. Lui et moi étions dans la salle de bain o๠il me présentait le travail qui avait besoin d'être fait.
"Ouais, Ouais, cool mec" J'ai dit. J'ai baissé le couvercle de la lunette des toilettes et j'ai coupé 4 fines lignes de coke. "Tu en veux une ?"
Il m'a regardé assez mal à l'aise. "Non, non merci. Je suis en service"
"Okay, D'accord, c'est cool" J'ai dit "Je vais prendre les tiennes"
"Ce n'est pas juste ça, il n'est que huit heures du matin" il a dit avec un sourire chargé d'excuse.
...
(Slash a fait installé dans sa maison toutes sortes d'éléments transparents afin de pouvoir voir ses animaux dans n'importe quel endroit de la maison ; il devait avoir 90 serpents et reptiles : des lézards, caimans et toutes sortes d'autres animaux. Slash est très content des lampes et des effets d'éclairages qu'il a dans sa maison. Sally fait un bref retour dans la vie de Slash et lui fait une petite surprise.)...
J'avais été me coucher un peu plus tà´t que d'habitude et je me réveilla soudain avec une étrange prémonition. J'ai allumé la lampe pour retrouver mes repères et elle était là . Sally était couché au fond du lit, juste cette silhouette sur le plafond et le mur, au début je ne savais pas ce que c'était. C'était plutà´t effrayant. A ce moment de ma vie, j'avais des flingues mais je ne les avais pas avec moi et j'en suis heureux, si j'en avais eu près de moi, il était possible que je lui tire dessus, elle m'avait fait tellement peur.
Rentrer dans la maison n'était pas facile : elle avait dà» sauter une clà´ture, descendre un ensemble d'escaliers raides, et elle avait été assez chanceuse pour avoir trouvé une clé sous le paillasson, ce qui, bien sà»r fà»t changé de place par la suite. Elle n'était pas très en forme, alors je l'ai laissé dormir là cette nuit-là , et au petit matin je l'ai conduit en bas de Laurel canyon et je l'ai laissé tomber dans un coin sur sunset. Ca n'était pas la dernière fois que je la voyais, mais c'était la dernière fois qu'elle rentrait chez moi comme ça.

*******
(Duff et Steven achète eux aussi leur maison. Slash veut recommencer à répéter mais Duff refuse de répéter avec lui tant que Slash est défoncé. Slash s'enferme donc chez lui avec le Dr Stoli et ses assistants (en fait il s'agit ici d'alcool) pour se sortir de la dope.)
Une fois sorti de la dope, Duff et moi, nous nous sommes remis en contact et nous avons programmé des répétitions. On avait fait ça sans la confirmation d'Axl. Les seuls messages que j'avais de lui, venaient officiellement de notre management via Doug Goldstein, qui parlait avec Axl assez souvent.
Ca n'était pas grave si nous n'étions pas tous présent : Steven, Duff et moi avons commencé à jammer au Mates. Izzy n'était pas tout à fait prêt à nous rejoindre : il avait passé un peu trop de temps autour de la maison de Bill et était sur un chemin aussi sombre que le mien. Il venait répéter assez souvent, mais on ne l'attendait jamais. Au moins on essayait d'être productif : Je n'avais aucune idée de ce que faisait Axl parce que l'on ne se parlait pas, probablement parce que quelques-uns d'entre-nous étaient chimiquement hors de contrà´le.
(Slash bourré à un accident de voiture avec un mec.... bourré aussi, mais pas de bobos)

Il n'y avait pas besoin d'être médium pour voir que si on voulait être un groupe à nouveau, Izzy, Duff, Steven et moi, on devait écrire de la musique et intéressé Axl pour qu'il revienne avec nous. On avait quelques chansons mais on devait garder le rythme et resté concentré. Nous étions déjà presque là : ça recommençait à être excitant, la colère originale revenait, et le feu était en vie. On voulait faire de la musique notre top priorité.

(le problème c'est qu'Izzy est vraiment trop défoncé, il part donc en exil chez son père dans l'Indiana, il est revenu clean et l'est toujours à ce jour)
Le reste du groupe a continué de travailler, et une fois que nous avions du nouveau matériel, nous avons communiqué avec Axl, et il nous a fait savoir que lui et Izzy voulait écrire le nouvel album dans l'indiana. Je ne voyais pas pourquoi : tous les deux avaient quitté l'Indiana dès qu'ils avaient pu pour venir à L.A et jamais ils ne semblaient désireux de revenir là -bas. (l'idée de la campagne ne plaisait pas du tout à Slash) Leur seule intention était de nous sortir des distractions de Los Angeles et je respectais ça, Axl voulait que nous allions quelque part o๠nous pourrions nous focaliser sur l'écriture de l'album. Je voulais faire la même chose, mais être au moins pas loin d'une métropole, finalement à la fin on s'est mis d'accord pour Chicago. C'était assez prêt de l'indiana pour qu'Izzy puisse nous rejoindre quand il se sentirait prêt, ou puisse repartir facilement s'il sentait que sa sobriété était menacée.

Doug Goldstein et moi sommes allés à Chicago pour repérer l'endroit o๠on jouerait live et répéterait. On a choisi le Cabaret Metro, la célèbre salle de concert rock sur le cà´té nord de la ville : la salle comprend un club séparé appelé the Smart Bar au sous-sol et également un théâtre à l'étage. Nous avons loué une maison à deux étage... On vivait tous là -bas, avec nos techniciens, Adam Day et Tom Mayhew, notre manager de production, et notre agent de sécurité, Earl. Duff, Steven, et l'équipe ont emménagé en bas et Axl, Izzy, Earl, et moi vivions à l'étage du haut. C'était cool pour moi parce que j'avais l'étage pour moi tout seul pendant la plus grande partie du temps - ça a pris plus d'un mois avant qu'Axl nous rejoigne et Izzy est resté moins d'une heure. Ca prend à Axl une quantité indéterminée de temps pour décider de ce qu'il va faire à partir du commencement d'une idée jusqu'à sa réalisation, ce qui rend toujours les choses intéressantes. Avec tout ça, ce que nous faisions n'étaient pas comme d'habitude, mais c'était un début.

Pendant un moment, ça ne m'a pas posé de problème que toute l'équipe soit relocalisée pour satisfaire seulement deux gars qui n'étaient même pas là , parce que Duff et moi étions de tels ivrognes que les kilomètres de bars le long de North Clark Street étaient un nouveau terrain de jeu pour nous, des bars à perte de vue. Ma consommation personnelle à l'époque était une bouteille de deux litres de Stoli par jour, plus tout ce que je consommais quand je sortais le soir. Le matin, je me réveillais avec un verre remplit à 85% de vodka, de la glace, et un peu de jus de canneberge. J'appelais ça le petit déj' des champions. Duff faisait parti de la même équipe, sauf que lui faisait une boisson fraà®che, bourrée de glace, qu'il laissait à cà´té de son oreiller avant d'aller se coucher ; comme ça c'était toujours suffisamment glacé quand il dormait et toujours assez frais le matin.
Tous les jours, Je m'asseyais sur le sol en sirotant mon petit déjeuner et regardais la télé jusqu'à ce que le reste des gars soit prêt à répéter. On jammait au Metro la plupart des après-midis, quelque fois le soir, et puis je passais le reste de la nuit à sortir dans les bars. On traà®nait plus ou moins, écrivant des riffs par-ci et des morceaux de chansons par là . Lorsque l'on travaillait on était concentré, mais on ne pouvait jamais compléter nos idées sans la présence de tous les musiciens. Tout le monde dans Guns était concentré, même Axl, mais on n'avait pas du tout les aptitudes ni les idées de comment on allait gérer notre situation de travail. L'envie était là , mais on avait besoin de "règlement"...
Duff et moi avions l'intention de boire tout le temps et nous considérions ça normal parce que ça n'interférait pas dans notre travail, mais on était si féroce à ce sujet en dehors des répétitions que ça forçait Izzy à rester en retrait. Il ne pouvait plus vivre autour de ce type de comportement et c'est toujours le cas aujourd'hui. On n'en n'avait pas conscience à cet époque et même si nous l'avions été, on aurait pu ne pas en tenir compte, tout ce qu'on savait c'est qu'il ne se pointait pas aux répétitions et ça, on ne pouvait l'accepter.
Je suis sà»r qu'Axl avait aussi des raisons pour agir comme ça. Mais on se savait pas communiquer entre-nous sur ces situations, alors à la fin le résultat fà»t une sérieuse incompréhension (Slash dit qu'ils auraient du prendre en considération les demandes de chacun, mettre tout sur la table, plutà´t que de ne rien dire, il y avait trop de non-dits et il reproche à Alan et Doug de ne pas les avoir aidé à régler ce problème, ce manque de communication).
On devait continuer sans Axl, et nous trouvions son absence irrespectueuse, et ce sentiment s'est transformé en grosse animosité à tel point que lorsqu'il s'est finalement pointé, le reste du groupe était plein de ressentiments ...
Je dois l'admettre, j'étais une tête de cochon (Slash explique qu'il n'a pas voulu discuter avec Axl, il n' a pas cherché à savoir)
(...)
Malgré le ressentiment, on était tellement ravi de le voir que personne n'a voulu aggraver la situation en se confrontant à lui à cause de son retard. On a commencé à travailler avec lui le jour même de son arrivée mais on ne savait pas de ce que demain serait fait. Si on décidait tous ensemble que nous répéterions à 16h ou 18h, il pouvait se pointer à 20h ou 21h, ou pas du tout. Quand il arrivait, Axl "bricolait" autour du piano ou s'asseyait et écoutait les idées sur lesquelles on avait bossé. Tout bien considéré, on avait réussi à produire quelques bonnes chansons "Estranged", "Bad apples" et "Garden of Eden". Par dessus tout, je trouvais qu'on avait perdu notre temps à Chicago, ce qui restera toujours un point de désaccord entre Axl et moi. Il semblait penser qu'on allait vraiment quelque part et que j'étais celui qui avait tout gâché. Je pense que je me serais conduit différemment s'il avait été là tout le temps, mais après presque 8 semaines, dont 6 sans lui, je pensais qu'on n'avait pas assez de matériel et j'étais frustré et peu disposé à attendre de voir si nous allions quelque part. Les vibrations parmi nous était trop sombre et pas productive pour pousser à la créativité. On avait été aussi si frivole avec notre argent que je ne pouvais l'ignorer : on avait déplacé toute notre équipe dans le Midwest et ça n'avait rien donné à part quelques chansons complètes et une poignée d'idées rudimentaires, dont beaucoup d'entre-elles existaient déjà avant d'aller là -bas.

J'ai essayé "d'être dans la course" une fois qu'Axl était en ville, mais deux incidents ont mis un terme à ma présence à Windy City (Chicago).
A suivre

_________________
c'est pas faux
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Chapitre 9 encore

Le premier était un soir o๠on était rentré à la maison après avoir bu, pour aller chercher un festin de nourriture italienne sur le trottoir en face de notre appartement. J'avais une parfaite vision du désordre, parce que je me rappelle, que j'avais insisté pour passer la nuit entière couché sur le toit de la voiture chaque fois que nous allions de bar en bar. Notre Italien favori était juste au coin et apparemment Axl avait balancé le dà®ner entier du groupe sur quelques personnes qui avaient appris que nous vivions là et qui l'interpellaient de la rue. (A propos, ce n'est pas ce qui a inspiré le titre de l'album The Spaghetti Incident ; ça venait d'une autre plainte contre nous que Steven avait listé pendant le procès, mais nous y arriverons, après que Steven sera viré. Je ne suis même pas sà»r de ce qu'il réclamait... quelque chose qui avait avoir avec le fait qu'Axl lui ait jeté des spaghettis, je crois. Je suppose que c'était une habitude récurante pendant ces années -PS : Ici c'est Slash qui parle).
Bref, après qu'Axl ait jeté notre repas aux perturbateurs, il a commencé à détruire toute le cuisine et casser tous les objets en verre dans l'appartement. Et, comme nous l'avons découvert quelques jours plus tard, pendant sa crise de rage, Izzy arrivait, il avait conduit depuis l'Indiana. Il a regardé ce qu'il se passait depuis le bas de la rue et il est retourné dans sa voiture il est parti immédiatement sans même rentrer dans l'immeuble.
(Slash se dit que si le reste du groupe était intervenu, visiblement quelque chose n'allait pas chez lui, malheureux ? dans un état dépressif ?, peut-être qu'axl n'aurait pas agi de la sorte)
Mais pour être honnête, j'étais plus inquiet à propos de Steven que d'Axl : il devenait un vaste problème, il sniffait des tonnes de coke et ses performances étaient irrégulières. Je ne l'avais pas capté à l'époque : il cachait sa coke dans le frigo au sous-sol de l'appartement o๠il vivait. (...)
Dès que le groupe avait terminé son voyage à Chicago, Steven et moi avions de moins en moins d'interaction, il était complètement isolé une fois que nous étions rentré à L.A. On était proche comme dans un gang, mais pendant nos deux années en tournée, Steven et moi-même avons développé une distance entre nous qui est devenue rien de plus que mauvais.

Il y a le fond : qui avait fait que je parte. Le dernier feu de paille impliquait des nanas qui avait été ramené à notre appart un soir. (Il est au lit, il entend du bruit qui se dirige vers la chambre d'Axl, il se lève...) je suis descendu pour voir ce qu'il se passait : j'ai trouvé notre agent de sécurité Earl, Tom Mayhew, Steve et Axl accrochés à deux nanas du Midwest qu'ils avaient ramenés. On a tous dépassé les limites, un peu plus tard, quand il fà»t suggéré aux filles de coucher avec nous tous. Ils avaient l'intention de le proposer à tout le monde dans la pièce, ce qui semblait me convenir, mais elles ne voulaient pas baiser avec nous. Pour une raison que j'ignore, ça a énervé Axl. Les filles avaient un point de vue intelligent et rationnel, mais Axl a supplié de reconsidérer la situation un peu plus tard. Le débat a continué pendant un moment, c'était plutà´t relaxe, mais soudain Axl a explosé. Il les a jeté dehors avec une telle rage que s'en était choquant. La tournure que ça a pris était complètement inutile. Le coup de grâce fà»t que le père de l'une des filles était un éminent officier de la police de Chicago, à ce qu'on m'a raconté. Plus tard dans la matinée, j'ai pris mes affaires et j'ai pris l'avion pour L.A.

(Slash fait la comparaison entre le processus de création avant Apetite et avant UYI, pour lui l'idéal c'était ce travail de groupe qui avait été accompli pour l'album Apetite)
(...) Mais dans les années 90 on avait perdu l'inspiration commune pour produire. Le désire d'être ensemble et d'écrire des chansons était une chose : c'est comme une journée de travail. C'en est une autre d'être inspiré grâce à une collaboration mutuelle. C'était la plus dure des réalités à assumer.

**********

J'étais assez désabusé au sujet du groupe de retour à L.A .(...) Tous les autres, à part Izzy, était toujours à Chicago, et après un jours ou plus, ils ont réalisé que j'étais partis. Ils ont commencé à se préparer à partir, mais au final Axl est resté là -bas deux semaines après que je sois parti. Considérant qu'il était furieux contre moi pour avoir mis fin à notre "reprise créatrice", il n' a pas passé son temps à écrire dans notre espace de répétition prépayé. De ce que je comprend, il a passé son temps à dormir et a détruire dans ses accès de rage quelques trucs dans l'appartement, et également à m'envoyer des messages de réprimande, via le management, Doug la plupart du temps. Doug m'appelait comme s'il était le "boy" d'Axl, et je ne peux pas dire que je lui faisais complètement confiance quoi qu'il avait à dire, mais je répondais aussi honnêtement que possible et j'espérais qu'il rapportait la vérité de mon départ à Axl. Malgré tout, Axl restait là -bas et envoyait des messages à nous tous pendant un moment, je pense.

Axl et moi avions une relation intéressante d'amour/haine, et ça l'a toujours été. La plupart du temps Axl et moi étions comme des camarades de pêche qui n'ont rien d'autres à discuter que de pêche. Puis il y avait des fois quand lui et moi avions de bon rapport, o๠il venait me parler quand il en avait trop sur la conscience. Pendant le mois précédent o๠nous allions écrire à nouveau, Axl et Erin avaient de sérieux problèmes dans leur couple et lui et moi avons eu de profondes discussion à propos de ça. (Slash allait jouer les médiateurs entre Axl et Erin quand ça n'allait pas)
Si Axl avait besoin de moi pour quelque chose, j'étais toujours là .

********
(Slash se fait un peu chier à L.A bien qu'il ait ramené une chic nana à la maison, Megan, il se replonge dans la drogue)

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La tendance d'Axl à communiquer via le management a continué quand il est revenu de Chicago jusqu'à mes derniers jours dans le groupe. Mais au début, ça a un peu réveillé Alan et Doug, parce que soudainement ils ont semblé désespérer de nous réunir dans la même pièce de manière régulière. Le succès de GN'R Lies avait créé une énorme demande et on n'avait rien sorti depuis. On pouvait tourner à guichet fermé dans le monde entier avec un premier album sorti trois ans auparavant, plus un album qui contenait seulement quatre chansons. Je suppose que la plupart des autres groupes n'apprécie pas ce genre de demande, mais on n'allait pas se précipiter pour sortir l'album suivant, probablement parce que nous ne pouvions pas nous poser pour en écrire d'autres.

Pour ma part, je sombrais plus que jamais, j'ai commencé le "speedball" lourdement et j'adorais réellement la sensation unique hallucinatoire que ça me procurait. Personne ne m'avait initié (enseigné) au speedball : je pensais juste que ça ressemblerait au narcotique pot de beurre de cacahuète de Reese (?) La coke et l'héroïne avaient deux goà»ts super et je savais que ça serait encore meilleur en les associant. Il m'a fallu quelques temps pour trouver selon l'effet que je désirais le dosage de chaque élément, c'était une expérience sans fin et fun. J'avais quelques techniques différentes, mais généralement je m'envoyais la coke en premier et puis en suivant un shoot d'héroïne. Mixer les deux était pas mal aussi, mais je le faisais souvent séparément parce que j'adorais le rituel de la seringue, l'action d'injection était toujours quelque chose qui m'excitait.
Le "speedball" était la plus grandes des montagnes russes que je n'avais jamais monté : le rush de la coke m'envoyais en l'air et ensuite la dope s'enfonçait d'un coup de pied et le voyage prenait une magnifique tournure ; et les deux se faufilaient à l'intérieur et l'un prenait le dessus sur l'autre etc... Je finissais toujours par m'envoyer toute l'héroïne avant que je ne sois ravagé par la coke...
A la fin de ces nuits, j'avais souvent le sentiment d'être observé, alors j'ai commencé à penser que les promenades autour de ma maison armé jusqu'aux dents était une bonne idée. J'ai acheté un paquet de flingues : un fusil de chasse, un 38 special, un 44 magnun et quelques revolvers. J'avais l'habitude de garder mon 38 dans la poche arrière de mes pantalons, et après que Megan était parti se coucher, je m'envoyais assez de coke et d'héroïne et je me promenais autour de la maison pensant à ces choses en regardant les petits personnages hallucinatoires qui ont commencé à surgir dans les coins de ma vue. Je les voyais plonger sur le rouleau du haut des baguettes de rideau ou courir le long des plinthes dans ma vision périphérique, mais chaque fois que j'essayais de les regarder de front, ils disparaissaient. A partir de là , j'ai arrêté de parler à tous ceux que je connaissais et j'ai commencé à faire beaucoup de dessins. A travers ma vie, mes dessins ont toujours reflété ce que j'étais sur le moment. Pendant cette période, je ne dessinais que des dinosaures, des designs graphiques assortis et des logos.
J'aurais aimé dessiner les petits démons que je ne pouvais voir ou filmer, croyez-moi, j'ai essayé. Dès que j'ai commencé le speedball, régulièrement je voyais ces petits gars partout. Ils étaient petits, nerveux, c'était des personnages translucides que je voyais de loin jusqu'à ce que finalement ils rampent en haut de ma veste chaque fois que je planais. J'ai voulu faire connaissance avec eux dans un sens , alors je me couchais sur le sol en attendant que mon rythme cardiaque se calme en regardant le petit spectacle type Cirque du Soleil que ces gars faisaient à travers toute la pièce. J'ai souvent pensé à réveiller Megan pour qu'elle puisse les voir. J'ai même pris des photos d'eux dans le miroir quand je les trouvais perché sur mon épaule ou dans mes cheveux. J'ai commencé à parler d'eux et je les voyais si clairement que j'ai même fait flipper mon dealer. Pendant les rares occasions o๠je quittais la maison pour me fournir en drogue, je me piquais directement chez lui et je puis je commençais à voir ces petits gars ramper sur mon bras.
"Hey, tu vois ça ? je lui ai demandé en montrant mon bras "Tu vois ce petit gars non ? Il est juste là "
Mon dealer me regarderait juste fixement sans expression. Ce mec était un dealer de drogue et donc assez habitué aux comportements bizarres des junkies.
"Tu ferais mieux de partir maintenant, mec" il a dit "Tu es de trop ici, tu devrais rentrer chez toi". Apparemment j'étais mauvais pour le business.

Une nuit je patrouillais dans la maison avec mon fusil de chasse je descendais les escaliers de ma chambre vers le living room. Puis je montais les escaliers du palier de ma chambre à coucher et jusqu'au loft o๠Megan dormait. Quand je suis arrivé là , un coup du fusil est parti et a détruit le plafond en face du loft. Megan ne s'est même pas réveillé, ce qui est étonnant.
J'étais encore réveillé quand les camions de pompiers sont arrivés. (Slash toujours le 45 dans les poches arrières de son pantalon, demande aux pompiers ce qu'il se passe, et ils lui répondent que l'alarme incendie sonnait depuis plus de trente minutes. Slash leur répond qu'il n'y a pas de feu)
(Un matin Megan réveille Slash qui s'est endormi sur le canapé, la seringue juste à cà´té de lui)
"Chéri" elle a dit "Je pense que le chat est en train de jouer avec quelque chose"
Je baisse les yeux et je vois l'un de mes chats envoyant valser ma seringue comme s'il s'agissait d'une souris.
Pas longtemps après, Duff a commencé à passer parce qu'il était inquiet pour moi. Je ne sais pas pourquoi, toutes les conversations que nous avions ce passait à travers ma fenêtre de chambre et Duff se tenait dans le cul-de-sac ce qui était assez drà´le. J'avais toujours un fusil dans ma ceinture et je ne l'ai jamais invité à entrer, bien sur, mais c'était cool parce qu'il ne semblait pas avoir envie de rentrer non plus.
"Hey mec, Comment ça va ?" je lui demandais
"Bien" "Quoi de neuf ?"
"Rien"
"Ok, alors" Duff a répondu, c'était une façon de me jauger "A plus tard"
"Hey, tu veux rentrer ?"
"Non"
"Bon d'accord. A plus tard"

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(la grand-mère de Slash décède et bien sà»r il est dévasté. Il se rend au Rainbow et emprunte 200 dollars à Mario, le propriétaire, car Slash n'a jamais de liquide sur lui. Avec cet argent , il va s'acheter de la dope, se pique dans la voiture et appelle Izzy pour passer le reste de la nuit avec lui)

A cet époque en 1990, Izzy était en probation pour avoir eu une altercation avec une hà´tesse de l'air sur un vol commercial, ce qui est un délit fédéral, alors il gardait son nez propre, façon de parler. Il avait un rendez-vous avec son agent de probation tà´t le jour suivant, il m'a laissé dans son appartement. Je me suis levé du canapé, je suis allé dans la salle de bain pour prendre une douche car la levée du corps de ma grand-mère avait lieue un peu plus tard dans la matinée.
Après la douche j'ai essayé de me faire un fix, je planais encore de la nuit précédente mais je pensais que c'était nécessaire. Je ne trouvais pas une veine, j'ai mis du sang dans toute le salle de bain, les serviettes, les murs, l'évier... (Finalement, il trouve une artère et se rend à la veillée en laissant l'appartement d'Izzy pleins de sang. Il arrive là -bas, dit au revoir à sa grand-mère, va dans la salle de bain se piquer encore, sa mère le voyant dans cet état le renvoit chez lui. Sur son répondeur, il trouve un message incendiaire de la part d'Izzy, parce qu'Izzy étant en probation, il pouvait recevoir la visite de son agent de probation à n'importe quel moment de la journée pour voir si Izzy était clean, et le sang et les seringues de Slash pouvait pour Izzy être lourd de conséquence).

**********
C'est probable que l'inertie aurait pu tué les Guns et ça allait dans ce sens s'il n'y avait pas eu les Rolling Stones. (...)
"hey Slasher, on vient d'avoir un appel des Stones, ils veulent que l'on fasse leur première partie" C'était Alan "Il s'agit de 4 concerts au L.A Coliseum"
J'ai dit "Vraiment ?" "Ca semble être une bonne idée"
"Ils commencent leur tournée bientà´t et ils sont actuellement entrain de répéter à Pittsburgh"
"Ok, allons là -bas alors" j'ai répondu.
Ils ont réservé nos vols et Alan, Doug et moi-même, nous partà®mes voir les répétitions des Stones. J'ai emballé quelques seringues et assez de dope pour tenir quelques jours, et j'étais prêt. Je n'avais pas pensé à un problème, qui avait été un problème de notre groupe depuis le début : sur le chemin de Pittsburgh, Alan avait calé une escale dans l'Ohio pour voir Great White. Great White... ll n'y avait pas vraiment de groupe à part Poison qui représentait tout ce que nous détestions le plus que Great White et notre manager, Alan Niven, était leur manager. Cela a rendu Axl furieux comme habituellement, particulièrement après qu'Alan Niven avait forcé les Guns à les remplacer au Ritz à New York à un concert de MTV en 1988, une prestation qu'ils ne pouvaient pas faire pour une raison ou une autre. Une fois que nous avions "décollé" (devenu célèbre) Alan a commencé à se servir de notre succès pour avantager leur carrière, c'est devenu un gros problème pour nous, alors faire une escale pour voir un concert de Great White sur le chemin des Stones était vraiment stupide de la part d'Alan.
Je n'avais aucune envie de les voir jouer, alors je suis resté dans ma chambre à me piquer jusqu'à notre vol le lendemain matin. J'étais assez doué pour cacher mes seringues et la dope, la doublure de ma veste marchait toujours, et l'intérieur d'un stylo était une couverture assez facile pour une dose de dope. Il y avait pleins d'autres techniques, mais celles-ci doivent rester secrètes. Sur ce voyage, j'étais trop désordonné, j'avais je ne sais comment cassé ma seringue.
Ce n'était pas un problème, j'ai appelé la réception.
"hum, salut, je suis bien à la réception ?"
"Oui, monsieur, je peux vous aider ?"
"Je suis dans une situation un peu urgente ici. Je suis le guitariste de Great White et je suis diabétique et ma seringue d'insuline se trouvait dans un de mes sacs qui a été volés. Je dois être sur scène dans une heure et j'ai donc besoin de prendre mon médicament avant. Y a t-il une pharmacie à proximité o๠vous pourriez envoyer quelqu'un pour moi ?"
"Oui monsieur, je suis désolé d'entendre ça. Je peux très certainement m'en occuper"
"Merci beaucoup. J'apprécie le geste."

(finalement la seringue arrive mais la dope introuvable, il retourne donc la chambre d'hà´tel. Il fait la fête plus tard et met le bazard, il n'arrive pas à temps à Pittsburgh. Il cherche de la dope et loupe le concert des Stones. Tout le monde s'inquiète de son état. Sa mère l'encourage à appeler David Bowie pour demander conseil et quand Slash lui parle des ses hallucinations, David le met en garde, mais Slash n'en tient pas compte car il trouve que ses hallucinations sont comme une distraction)

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c'est pas faux
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Percevalle
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Chapitre 9 toujours

Une fois que les concerts furent calés tout le monde était dà»ment responsable d'arriver à l'heure aux répétitions et c'était comme si nous avions à nouveau notre stimulant. A cette période Duff était le plus responsable de tous : il passait prendre Steven chaque jour, après avoir attendu qu'il se prenne je ne sais combien de lignes pour pouvoir tenir debout, puis il passait me prendre. Je les faisais attendre tous les deux dehors pendant que je prenais mon shot d'avant répétition.
Le jour d'avant les concerts avec les Stones, on a fait un concert d'échauffement au Cathouse et c'était d'enfer. C'était la première fois que nous jouions depuis longtemps, et on avait tellement d'énergie à sortir, c'était impressionnant, c'était un show classique de Guns N' Roses. Mais c'était sans compter sans son incident désagréable, parce qu'Axl avait tellement insulté David Bowie sur scène que Bowie était parti au milieu du set. David était là avec ma mère, assis à une table près du devant de scène, et apparemment Axl était convaincu que dans les backstages avant le concert que David draguait Erin Everly. C'était tellement ridicule que après-coup ma mère m'a demandé ce qui n'allait pas avec Axl. C'était une situation inconfortable, mais je l'ai laissé de cà´té et j'ai essayé de me focaliser sur le positif. Cette soirée fà»t filmée pour la postérité pour le clip "It's so easy", car le clip ne fà»t pas accepté par MTV ou même les Etats Unis parce que nous avions refusé de sortir les injures de la chanson.
On avait réservé à l'Hotel Bonaventure pour les quatre nuits des concerts des Stones et c'était là que je me trouvais la veille du premier concert quand j'ai reçu un appel qui me disait qu'Axl ne viendrait pas aux concerts. Sa raison était que Steven et moi étions accroc à la drogue. On était...mais c'était à cà´té de la question, on faisait la première partie des Stones. Je ne sais pas comment on a réussi à le convaincre de faire le premier concert, et ce fà»t un désastre.
"Appréciez le concert", Axl a dit quand on était sur scène, "parce que ça va être notre dernier concert. Trop d'entre-nous dansent avec Mr Brownstone."
J'étais si énervé et il était si énervé contre moi d'être un junkie que j'ai passé la moitié du concert face à face avec mes amplis. Rien n'allait ce soir-là , le groupe sonnait horriblement. Dans mon état d'esprit, je suis sorti de scène, je suis allé directement dans ma limousine, et je suis allé me défoncer dans ma chambre.
Le jour suivant, Doug m'a dit qu'Axl serait prêt à jouer les concerts suivants si je m'excusais, sur scène, publiquement, d'être un junkie. La pilule a été plutà´t dure à avaler. En revenant en arrière, je comprends pourquoi Axl s'en ait pris à moi directement et non à Steven. J'étais le plus fort des deux et Axl comptait sur moi beaucoup plus. Ma présence était importante pour lui, il sentait que j'étais un lien dans le groupe qui ne pouvait être hors de contrà´le. Du reste, je ne pensais pas qu'un geste public était nécessaire. Je ne pensais pas que la drogue était la cause des problèmes dans le groupe et même si c'était le cas, ça n'était pas le moment d'en faire une histoire.
Mais il fallait que je fasse quelque chose. Alors quand ce fà»t le moment, je me suis pointé là -bas, et plutà´t que de m'excuser, j'ai commencé à badiner sur l'héroïne et ce qu'elle peut te faire et comment nous étions à la limite quelques fois, et comment j'avais passé mon temps avec ce monstre séduisant. C'était plus amusant qu'autre chose, parce que je voulais pas ennuyer le public du tout. J'ai une façon de marmonner quand je parle, alors la notion de "la réalité des drogues" ou quoi que se soit d'autre que j'ai pu dire était une sorte d'excuse suffisante. On a fait une longue intro de "Mr Brownstone" pendant que je parlais, alors pour le public, ça devait ressembler à une introduction impromptue de la chanson.
Peu importe que ce fà»t ou non des excuses, une fois que Doug a dit à Axl que je l'avais fait (parce qu'il avait refusé de quitter les loges tant que je ne le ferais pas), Axl fà»t ravi et la vibe autour du groupe sur scène changea quand il monta sur scène et nous avons lancé "Mr Brownstone". Soudainement notre camaraderie était revenue, une fois que les problèmes personnels furent réglés, on fà»t capable de se focaliser sur notre jeu.
(Au final, le deuxième concert des Stones était pas mal, le troisième encore mieux et le quatrième encore mieux).

************

(Doug envoie Steven pendant une semaine en exil dans l'Arizona sur un terrain de golf de privé pour se sortir de sa dépendance. Slash décide de les rejoindre, sans les prévenir, mais avant de partir il fait le plein de substances pour pouvoir tenir quatre jours. Il arrive en Arizona, se retrouve dans une sorte de bungalow de luxe et malgré l'objet du voyage : se mettre au vert, il se pique et les hallucinations reviennent.)

Et les choses devinrent étranges. J'ai commencé à boxer les monstres 'dans le vide' que j'avais aperçu de l'autre cà´té des rideaux qui encadraient le lit géant. J'esquivais les coups comme si je travaillais dans une salle de gym. Une fois sorti de cette sorte de transe, j'ai pensé que je ferais mieux de sortir et de me mettre à la recherche de Doug et Steven.
D'abord je décidais de prendre une douche pour me remettre. Mais avant ça, j'ai opté pour un dernier shot de coke. Et pendant que j'étais sous cette eau chaude bien sympa, les hallucinations dues à la coke m'ont frappés plus fort que celles que j'avais eu la nuit précédente ou même avant : la lumière du jour entrait par la lucarne, mais je voyais également émergé les ombres dans les coins. Ils ont rampé sur le sol dans ma direction, ont monté le long du verre de la douche, et pris la forme des monstres de l'ombre que j'avais boxé plus tà´t. Ils étaient juste en face de moi, remplissant la porte vitrée, et je n'allais pas les laisser m'avoir, alors je les ai frappés aussi fort que j'ai pu, envoyant la vitre entière en morceaux sur toute la surface du sol. Je suis resté là , la main coupée, sous l'eau, paralysé, paranoïaque, scrutant la salle de bain à la recherche d'autres assaillants. Et c'est là que mes petits copains sont arrivés.

Ils ressemblaient pour moi à ces créatures dans Predator, mais une partie de la taille et translucide gris-bleu : ils étaient nerveux et musclés avec les mêmes têtes pointues et les dreadlocks caoutchouteuses. Ils étaient toujours les bienvenu, une distraction insouciante, mais cette hallucination était sinistre. Je pouvais les voir se rassembler dans l'entrée de la porte, c'était une véritable armée, tenant de très petites armes à feu et des fusils qui ressemblaient à des harpons.
J'étais terrifié, j'ai couru à travers le sol jonché de verres et j'ai claqué la porte coulissante de la salle de bain. Le sang a commencé à se former comme une piscine autour de moi, s'écoulant de mes pieds, mais je ne sentais rien : je regardais avec horreur les Predators serrés leurs membres entre la porte et l'encadrement de la porte et commencé à ouvrir la porte en la faisant glisser. J'ai mis tout mon poids dans un effort pour la tenir fermée, mais ça ne servait à rien, ils étaient en train de gagner et je perdais mon équilibre sur tout ce verre cassé.
j'ai décidé de fuir : j'ai cassé la porte coulissante, me coupant encore plus, et dispersant des débris dans toute la pièce. Quand je suis sorti du bungalow, le soleil clair, l'herbe verte choquante, et les couleurs du ciel était omniprésente : tout était discordant et vivant pour moi. Tout dans ma chambre avait été si réel que je n'étais pas préparé, dans mon état, à être si soudainement transporté des rideaux fermés à cette lumière scintillante.
J'ai juste couru... complètement nu et saignant, descendant le chemin, fuyant l'armée de Predators que je voyais au dessus de mon épaule chaque fois que je regardais en arrière. j'avais besoin de me mettre à l'abri de cette lumière aveuglante alors j'ai baissé la tête et suis entré dans un autre bungalow. Je me suis caché derrière la porte, puis derrière une chaise à mesure que les Prédators rentraient dans la pièce. Il y avait une bonne dans la pièce, en train de faire le lit, et elle a commencé à crier quand elle m'a vu. Elle criait encore plus fort quand j'ai essayé de me servir d'elle de bouclier humain pour me protéger des petits chasseurs sur ma piste.
J'ai fui encore, courant à perdre haleine pour échapper à cette armée translucide à mes trousses, les couleurs et le paysage augmentaient seulement ma démence. Je l'ai faite à l'arrière du club principal et suis passé par la porte arrière et je suis entré dans les cuisines : tous les cuisiniers et autres étaient mal à l'aise, alors j'ai couru, juste dans le vestibule. il y avait des invités et le personnel partout et je me rappelle avoir saisi un homme d'affaire bien habillé se tenant là avec ses bagages, encore une fois pour m'en servir de bouclier humain. Ils m'ont finalement eu et ont commencé à monter le long de ma jambe, chargeant les petits pistolets. L'homme d'affaire ne voulait rien avoir à faire avec moi : il m'a jeté alors je me suis enfermé dans un espace de rangement à proximité des cuisines. A mesure que la foule grossissait, j'ai couru à nouveau dehors, essayant de trouver de l'ombre et un refuge dans une remise, ou je me cachais derrière une tondeuse à gazon, jusqu'à ce que finalement les hallucinations commencent à diminuer.

(il a causé pas mal de perturbations donc les flics sont arrivés, l'ont interrogés, d'ailleurs il a tout expliqué, ils ont vu l'état de la chambre, les seringues..., Slash avait une ordonnance pour du Buprinex pour se désintoxiquer et donc ça expliquait la présence des aiguilles mais quand ils ont trouvé un peu de résidus de coke dans une petite cuillère, Slash fà»t emmené en prison. Mais Doug appelle un promoteur influant de Phoenix, Danny Zelisko, qui se charge de sortir Slash de prison très rapidement. Dès la remise en liberté, ils se précipitent tous dans un jet privé. Après cet épisode, une réunion est organisée avec tous les proches de Slash, Duff, Steven, Doug, Earl, sa mère pour que Slash résolve son problème avec la drogue. Il est envoyé en cure à Tucson, mais au bout de quelques jours, il se casse et replonge dans la foulée. Slash se sépare de Mégan.)

Fin du chapitre

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Percevalle
Custom Cool utilisateur


Inscrit le: 20 Nov 03
Localisation: 79

bon je mettrais la suite en ligne un peu plus tard si il y a toujours des gens que ça intéresse !

toute correction de faute ou mise en page sera la bienvenue!

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CAIUS JULIUS
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Inscrit le: 24 Dec 04
Localisation: BERGAMO, LOMBARDIA,ITALIA

Pas mal, continue!
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Invité
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Excellente contribution !
Merci...
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Page 2 sur 8 "Traduction" de l'autobiographie de Slash › début du sujet
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