"Traduction" de l'autobiographie de Slash

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Percevalle
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Avant propos

Etant donné, que c'est d'actualité et que ça semble intéresser pas mal de monde ici (c'est plein de pépites et d'info très intéressantes pour tout fan des guns, de slash, ou d'actu rock de cette époque):
Il s'agit d'une traduction de l'autobiographie de Slash (parue uniquement en anglais) effectuée par Slashsan, que nous remercions chaleureusement.

message de Slashsan :

" le but de cette traduction est juste rendre service. Je sais bien qu'elle n'est pas parfaite, qu'il y a des erreurs et que par endroit elle n'est pas compréhensible.... si je m'y suis collée, c'est que personne ne l'avait fait... et je trouvais injuste que les non anglophones ne puissent avoir accès à l'histoire de Slash ! je ne suis ni prof d'anglais/français, ni écrivain, donc cette traduction a des imperfections mais j'espère que dans les grandes lignes les fans français de Slash auront compris et appris un peu de l'histoire de Slash."

Pour les éternels insatisfaits, libre à vous de corriger les fautes, et de faire mieux...

Pour une meilleure lisibilité, je pense qu'il faudrait vérouiller ce topic, et faire les différents commentaires par ailleurs, je laisse un modo voir comment organiser ça au mieux, j'espere etre dans la bonne rubrique.
je vais faire un post par chapitre si possible.
Bonne lecture!

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Percevalle
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Chapitre 1

"Je suis né le 23 juillet 1965 à Stoke-on-Trent en Angleterre, la ville o๠20 années auparavant était né Lemmy de Motorhead. C'était l'année du Rock n' Roll (...) l'année o๠quelques groupes isolés ont changé la pop musique pour toujours. L'année o๠les Beatles sortirent "Rubber Soul" et les Rolling Stones "N°2" leur meilleurs albums de reprises blues. Il y avait une révolution créatrice qui n'a jamais été égalée et je suis fier d'être un produit de ça.

Ma mère est noire américaine et mon père est anglais et blanc. Ils se sont rencontrés à Paris dans les années 60, sont tombés amoureux et m'ont eu. Le mélange interracial n'était pas dans la norme, je les remercie d'être qui ils sont. Ils m'ont élevé dans un environnement riche, plein de couleur et unique qui restera en moi pour toujours (pas sure de la trad de cette phrase). Mes parents m'ont traités d'égal à égal dès que j'ai pu marcher. Et ils m'ont appris à me débrouiller...

Ma mère, Ola avait 17 et mon père, Anthony avait 20 ans quand ils se sont rencontrés. Il était né peintre, et comme tous les peintres historiquement l'ont fait, il a laissé son foyer pour rejoindre Paris. Ma mère était précoce et exhubérante, jeune et belle, elle a laissé Los Angeles pour voir le monde et faire des rencontres dans le monde de la mode. Quand leur chemin se sont croisés, ils sont tombés amoureux, puis ils se marièrent en Angleterre. Et puis je suis arrivé ils ont commencé à creer leur vie ensemble.
La carrière de ma mère en tant que designer de costume a démarré en 66, ses clients étaient Flip Wilson, Ringo Starr et John Lennon. (...)
(là il parle de son premier animal de compagnie, Mickey un rat noir et blanc)

Peu après ma naissance, ma mère retournait à L.A pour étendre son business et trouver des solutions financières à la création de notre famille. Mon père m'a élevé en Angleterre chez ses parents, Charles et Sybil Hudson, pendant 4 ans, et ça n'a pas été facile pour lui. J'était assez intuitif pour un gosse, mais je ne discernais pas l'ampleur des tensions. Mon père et son père, de ce que je comprend, était loin d'avoir la meilleure relation. (...) Mon père "était" les années 60 et son père ne l'acceptait pas. Mon grand Père était pompier. La plupart des habitants de Trent ne partait jamais, comme mes grands parents, plus loin que 100 ou 150 kms autour de chez eux. La vision de Tony, ses études dans une école d'art et sa vision de vivre de la peinture était quelque chose que Charles ne pouvait digérer. Le clash des opinions nourri d'arguments constant donnait lieu à de violents échanges. (...-)

Charles voulait que tout soit à sa place et tony voulait tout réarranger et repeindre. J'imagine la réaction de mon grand père quand son fils fut de retour de Paris, amoureux d'une nonchalante noire américaine . Je me demande ce qu'il a dit quand Tony lui annoncé qu'il allait se marrier et élever un enfant sous son toit jusqu'à ce que que mon père et ma mère règle leur affaire. (...) Tony et moi même avons retrouvé Ola à LA, mon père après ça, n'a jamais reparlé à ses parents. Ils ont disparu de ma vie aussi vite qu'ils y étaient rentrés. Je n'ai jamais revu ma famille d'Angleterre jusquà ce que GN'R devienne connu.

Mon premier souvenir de Los Angeles était la chanson des Doors "Light My Fire" qui passait en boucle sur la platine de mes parents. Dans la Fin des années soixante et le début des années soixante dix, LA était l'endroit o๠il fallait être, particulièrement pour les jeunes britanniques impliqués dans l'art ou la musique (...)
Ma mère continuait de bosser comme designer de mode et mon père utilisait son naturel talent artistique pour les design graphique. Ma mère était en connection avec l'industrie de la musique alors son mari s'est mis à créer des pochettes d'album. On vivait dans le quartier de LA qui a toujours été le plus créatif (...). Il y avait un cercle cosi d'artistes et de musiciens qui vivaient là quand j'étais jeune : Jim Morrison, Glen Frey qui venait juste de former les Eagles...

David Geffen était un ami très proche de la famille, aussi, je me rappelle très bien de lui. Il a signé GN'R quelques années plus tard, quand il l'a fait, il ne savait pas que j'en faisais parti et je ne lui ai pas dit. Un jour, il téléphona à ma mère à Noel 87, et lorsqu'il lui a demandé ce que je faisais, ma mère lui répondit "Tu devrais savoir ce qu'il fait, tu viens juste de sortir son album"
(...)

J'écoutais la radio 24h/24 7j/7, je dormais même avec. Je faisais mes devoirs et j'avais de bonnes notes, bien que mes profs disaient que j'avais une courte attention et que je révassais tout le temps. La vérité, c'était que ma passion était l'art. J'aimais le peintre français impressionniste Henri Rousseau et comme lui, je dessinais des scènes de jungle avec plein d'animaux. Mon obsession des serpents est arrivée très tà´t. La première fois que ma mère m'a ammené à Big Sur en californie, pour visiter un ami et camper, j'avais six ans et j'ai passé des heures à attraper des serpents. (...)

La collection de disques de mes parents était parfaite. Ils écoutaient de tout, de Beethoven à Led Zeppelin et je cherchais des perles dans leur bibliothèque pendant toute mon adolescence. Je connaissais chaque artiste à la mode grace à mes parents qui m'emmenaient constamment aux concerts et je les rencontrais quand ma mère m'emmenait au travail avec elle. Très tà´t, j'ai été exposé à l'envers du décor du travail du divertissement : j'ai vu de l'intérieur beaucoup de sessions d'enregistrements et des répétitions, mais aussi des plateaux télés et cinémas. (il dit qu'il a rencontré Bill Cosby, Stevie Wonder, Diana Ross...)

Chaque backstage ou balances auxquels j'ai assisté avec ma mère quand elle bossait, me procuraient des sensations magiques. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait, mais j'étais fascinée de la mécanique des performances et je le suis encore. Une scène pleine d'instruments attendant un groupe était excitant.

Mon frère Albion est né en décembre 1972. Et ça a changé un peu la dynamique de la famille, tout d'un coup, il y avait une personnalité de plus avec nous. C'était cool d'avoir un petit frère et j'étais heureux d'en prendre soin. J'adorais que mes parents me demande de m'en occuper. Mais c'était trop longtemps après que je me sois aperçu d'un grand changement dans notre famille. Mes parents n'étaient plus les mêmes ensemble et trop souvent ils étaient séparés. (...) Mon père n'a jamais aimé à quel point ma mère était proche de sa mère. Ca a brisé sa fierté quand sa belle mère nous a aidé financièrement et il n'a jamais aimé son implication dans la famille. Son goà»t pour l'alcool n'a pas aidé les choses, mon père avait l'habitude de boire, beaucoup. Il avait les caractéristiques du mauvais buveur : il n'était jamais violent, parce que mon père était trop intelligent pour ça, mais il avait un mauvais comportement sous l'influence de l'alcool. Quand il était saoul, il faisait des commentaires inappropriés. pas besoin de dire qu'il a coupé pas mal de pont en agissant de la sorte.

(...)
Mes souvenirs d'enfance avec Tony étaient cinématiques, tous les après-midis a passé du temps à marcher avec lui, c'était lors d'une de ces balades o๠il m'a dit que ma mère et lui allait se séparer. J'étais dévasté, la seule stabilité que j'avais connu était terminée. Quand ma mère ma expliqué la situation plus tard ce jour là , elle m'a montré les points positifs : j'aurais 2 maisons. J'ai pensé à ça pendant longtemps, mais il parraissait clair que c'était comme un mensonge, elle continuait à parler mais je n'écoutais plus. Ils ont divorcé un an plus tard et continuèrent à fréquenter le même cercle d'ami. Mon frère avait 2 ans, il était clair qu'il devait rester avec ma mère, ils m'ont laissé l'opportunité de choisir avec qui je voulais vivre et j'ai choisi ma mère. Ola nous a élevé aussi bien qu'elle a pu, en voyageant constamment dans les endroits o๠son travail lui demandait d'aller. Mon frère et moi, nous vivions tantà´t chez ma mère tantà´t chez ma grand-mère. La maison de mes parents était toujours très occupée mais ça a toujours été stable. Une fois que tout ça s'est arrêté, la transition est devenue normal pour moi.

La séparation a été dur pour mon père et je ne l'ai pas vu pendant un moment. c'était dur pour tout le monde, c'est devenu réel lorsque j'ai vu ma mère en compagnie d'un autre homme homme. Cet homme étant David Bowie.

En 75, ma mère a commencé à travailler avec David Bowie quand il enregistrait "Station to Station", elle créait des costumes pour lui depuis "Young Americans". Alors quand il a signé pour être la star du film "The man who fell to earth" ma mère a fait les costumes pour le film, qui a été tourné au Nouveau Mexique. Pendant cette période, elle et lui étaient embarqué dans une semi intense relation. En regardant en arrière, ça n'aurait pas été loin, mais à cette période, c'était comme regarder un alien dans ton jardin.(...)

J'ai accepté David lorsque j'ai vu qu'il était intelligent, drà´le et intensément créatif. Mon expérience avec lui en dehors de la scène a été enrichi par ma vision de lui sur scène. Je suis allé le voir avec ma mère à LA Forum en 75 et comme je l'ai été des tas de fois depuis, au moment o๠il est sorti de scène, j'étais captivé. Le concert entier était une performance. Il a conduit la célébrité à son sommet : être une star c'est être à un carrefour de qui tu es et de qui tu veux être

Fin du chapitre

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Chapitre 2

Quand mes parents se sont séparés, j'ai été transformé. A l'intérieur, j'étais toujours un bon garçon, mais de l'extérieur je suis devenu un enfant à problèmes. Exprimer mes sentiments reste toujours une de mes faiblesses, et ce que je ressentais défiés les mots, alors j'ai suivi mes naturelles inclinaisons, j'ai agi drastiquement et suis devenu un problème disciplinaire à l'école. (...)

Quand j'ai eu 12 ans, j'ai grandi très vite, j'avais des relations sexuelles, je buvais, je fumais des cigarettes, je prenais des drogues, je volais, j'ai été viré de l'école, et a plusieurs occasions, j'aurais été en prison si je n'avais pas été si jeune. Je rendais la vie aussi intense et instable que je la ressentais à l'intérieur. Ma première passion, quand j'avais 12 ans, a été de dessiner des vélos de moto cross.
En 77, Les courses de BMX étaient le nouveau sport extrême à suivre juste après le surf, le skate. (...) Ma grand mère m'a acheté un Webco et j'étais accroc. J'ai commencé à gagner des courses et j'ai été nommé dans quelques magazines, je suis devenu un "rider" en devenir dans la catégorie des 13/14 ans. J'adorais ça, j'étais près à devenir "pro" mais quelque chose manquait. Mes sentiments n'étaient pas assez clair pour me focaliser juste sur le BMX, le BMX ne me satisfaisait pas pleinement. J'ai su quelques années plus tard quand je l'ai trouvé. (sous entendu la guitare)

(Slash raconte longuement qu'il s'est dégoté plusieurs potes pour passer du temps à faire du vélos toute la journée, en fait c'était comme un gang, ils faisaient pas mal de conneries, dégradaient, fumaient de l'herbe, il a également croisé Flea à ce moment).

Je ne vais pas sur-analyser sur ce qu'est devenue ma nouvelle passion, la cleptomanie, car j'étais un petit branleur d'adolescents. Je volais ce que je pensais ne pas avoir les moyens d'acheter. Je volais ce qui me rendrait heureux et parfois je volais juste pour le plaisir de voler. J'ai volé des tonnes de bouquins, parce que j'aimais lire, j'ai volé des tonnes de cassettes, parce que j'ai toujours aimé la musique. Le pire, c'est que je volais beaucoup plus de fringues que je ne pouvais transporter, alors je cachais mon butin dans les buissons et j'allais voler encore plus, parfois même, dans le même magasin. Une fois, j'ai volé quelques serpents chez "l'Aquarium Stock Company", une animalerie o๠j'avais l'habitude de trainer, comme ils avaient l'habitude de me voir là -bas, je ne pense pas qu'ils soupçonnaient que je les volais. Je planquais les serpents autour de mes poignets et je mettais mes mains dans les poches de ma veste. Une fois, j'en ai pris beaucoup, je les ai planqué quelque part à l'extérieur et je suis revenu voler les bouquins qui m'expliquaient comment m'en occuper. (Il a même piqué un caméléon )

(C'est pendant cette période qu'il rencontre Marc Canter, il ne joue toujours pas de guitare. Je n'ai pas tout traduit, parce que franchement je trouve toute cette partie, ces balades à vélo avec ses potes, je trouve ça un peu chiant ...)

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Chapitre 3

"Je dois tout à Steven Adler. C'est grâce à lui que je joue de la guitare. Nous nous sommes rencontrés une nuit dans la cours de l'école Laurel quand nous avions 13 ans. Si je me rappelle bien, il était en train de faire du skate misérablement. Après une chute particulièrement dure, j'ai pris mon vélo et je suis allé l'aider à se relever, et nous sommes devenus instantanément inséparable.

Steven a grandi dans la "Vallée" avec sa mère, son beau-père, et ses deux frères jusqu'à ce que sa mère ne puissent plus supporter son mauvais caractère et l'envoya vivre chez ses grands parents à Hollywood. Il y resta jusqu'au collége, l'été y compris, jusqu'à ce qu'il soit renvoyés chez sa mère pour aller au lycée. Steven est spécial, c'est le genre d'incompris que seul une grand mère peut aimer, mais qui ne peut pas vivre avec lui. (ils sont allés à l'école ensemble). Tous les deux, nous étions nouveau dans notre école, Bancroft Junior High, mais aussi dans le voisinage. Aussi souvent que je me rappelle, Steven ne passait pas une seule semaine complète à l'école et passait son temps à l'extérieur. Moi j'étais un As en Art, en anglais et en musique car c'était les seules matières qui m'interessaient.
A part ces matières, je faisais le mur. J'avais volé un carnet d'absence dans les bureaux de l'administration, j'imitais la signature de ma mère quand j'avais besoin de le faire, bref j'étais plus "présent" que je ne l'étais réellement. Et la seule raison de mon obtention de mon diplome de fin d'année est grâce à une grève des profs.
(...)

Quand je n'étais pas à l'école, Steven et moi même passions nos journées la tête dans les nuages à parler musique et à mendier de l'argent. On faisait de la manutention et des boulots bizarres, comme bouger des fournitures pour des personnes au hasard des rencontres. (...)
Steven n'avait aucune inhibitions, il se débrouillait pour récupérer de l'argent de différentes façons, l'une d'entre elles était de Clarissa, une voisine à moi, d'une vingtaine d'années qui vivait en bas de la rue. Un jour, nous l'avons vu sous son porche et steven a pris l'initiative de lui dire bonjour. Ils ont commencé à discuter et elle nous a invité à entrer, nous sommes restés un moment et puis je décidais de m'en aller, mais Steven a répondu qu'il allait rester encore un moment. Ca a fini qu'ils ont fait l'amour cette nuit et qu'en retour il eut de l'argent. Je n'ai aucune idée de comment il a fait, mais je sais qu'il y est allé 4 ou 5 fois de plus, et qu'à chaque fois il avait de l'argent. C'était incroyable, j'étais vraiment envieux
Steven, était toujours impliqué dans des histoires comme ça, mais ça ne finissait toujours pas aussi bien. Il était au milieu d'une sale panade quand la copine de Clarissa les a surpris, et a viré Steven du lit, c'était la fin d'une histoire.

Steven et moi avions l'habitude de trainer dans un endroit appelé "Piece O' Plazza" pendant des heures, passant du Van Halen sur le Jukebox encore et encore. Après ce fut un rituel, Steven passait leur premier album pendant des mois. C'était un de ces moments ou un nouveau type musical m'a littéralement submergé. "Tu dois écouter ça" Steven me disait, les yeux grands ouverts. "C'est ce groupe Van Halen, c'est trop fort" J'avais des doutes parce que Steven et moi n'avions pas la même façon de voir la musique. Il a mis le disque et le solo d'Eddie "Eruption" est arrivé. "Jesus Christ", j'ai dit "Mais qu'est-ce que c'est que ça ?" J'ai vu mon premier gros concert de rock cette année là (Ted Nugent, Cheap Trick, Aerosmith et Van Halen) (...).

"Une nuit, mon père nous a emmené à une fête chez ses amis, un groupe d'artistes. L'hà´te, le pote de mon père, Alexis, avait préparé un punch qui a "touché" tout le monde. Steven n'avait jamais vu une scène si cool. Lui et moi pouvions boire notre punch à 13 ans, mais ce truc était beaucoup trop fort pour nous. J'étais tellement cuit que je n'ai pas remarqué que Steven était sorti furtivement avec une fille dans la chambre d'amis à l'étage. Il a fini par "l'attraper" ce qui n'était pas une bonne chose : elle était mariée et avait la trentaine. Le lendemain, mon père m'a appellé pour me faire savoir que Steven devrait craindre pour sa vie. La femme avec qui il avait passer la nuit, avait du l'avouer à son mari et celui-ci était pas très heureux de l'apprendre. (...)

(Steven passionné de musique et notamment de Kiss, Boston et Queen, dit à Slash qu'ils devraient former un groupe", Slash ne savait pas trop de quel instrument jouer, il penchait plus tà´t pour la basse).

Un jour ou lui et moi trainions en ville, on passait souvent devant une école de musique à Fairfax, alors je me suis dit que c'était le meilleur endroit pour apprendre la basse. (Après renseignements on lui indiqua que s'il voulait prendre des cours de basse, il lui fallait une basse). J'ai demandé à ma grand-mère de m'aider et elle m'a donné une vieille guitare de flamenco avec seulement une corde (Son prof de guitare voyant sa vieille guitare, lui passa un disque des rolling stones et avec sa guitare décortiqua le morceau) Je lui ai dit que c'était ça que je voulais faire. Il m'a informé qu'il s'agissait de guitares et que je devrais amener les cinq cordes restantes pour le prochain cours. La guitare a remplacé le BMX.
(...)
(La première petite amie de Slash, s'appelait Mélissa elle lui a fait découvrir "entre autre" Supertramp, Journey, Styx, si je dis "entre autres" c'est car Slash a également perdu........ ses clés )
(...)
Fin du chapitre

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Chapitre 4

(...) Il y avait quelques guitaristes dans mon cercle d'amis au lycée. J'ai rencontré un mec du nom d'Adam Greenberg qui jouait de la batterie et un autre gars qui jouait de la basse, Ron Schneider, Tidus Sloan est né.
Tidus Sloan était un groupe purement instrumental parce qu'on avait pas trouvé de chanteur. Nous reprenions du Black Sabbath, Rush, Led Zeppelin, Deep Purple...

Nous répétions dans le garage des parents à Adam, ce qui rendait sa mère complètement folle. Elle et les voisins se plaignaient constamment parce que l'on jouait beaucoup trop fort. Sa mère s'appelait Shirley et j'ai fait un dessin en son honneur : c'était une femme à la porte entrain de crier "C'est Trop fort et je ne peux pas supporter le bruit". Ma caricature de Shirley est devenue l'inspiration de mon premier tatouage. Je venais d'acquérir une Talkbox. Apparemment le son que je produisais rappelait à Shirley son ex-mari mort d'un cancer de la gorge quelques années auparavant. Il devait parler avec une boite vocale artificielle et le son que je produisais était un peu trop familier pour elle. Pas besoin de dire que j'ai arrêté d'utiliser la Talbox chez elle.

Il y avait plusieurs groupes dans mon lycée comme Tracii Guns et son groupe Pyrhus.
(...)
(Slash raconte ces premiers concerts avec quelques anecdotes sympas et puis sa scolarité mouvementée accompagné par la musique, il fait la connaissance des Motley Crue à cette période)

Fin du chapitre

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Chapitre 5

Je n'avais pas vu Marc Canter depuis un an environ, entre temps, il avait entamé une métamorphose : quand je l'avais vu la dernière fois, c'était un fan de musique et commençait à jouer un rà´le dans le business de famille au Canter's Deli. Quand nous nous sommes retrouvés, Marc était quelqu'un d'autre, c'était le spécimen de l'obsession, la dévotion du fan de Hard Rock. Il avait dédié sa vie entière au groupe Aerosmith. Marc était un de mes meilleurs potes et ceci depuis que je l'ai rencontré, alors pour contribuer à sa collection du tout Aerosmith : j'ai fait un dessin d'Aerosmith sur scène. Ce dessin m'a appris une leçon : quelque soit ce que tu donnes à ce monde, ça te revient d'une façon ou d'une autre. Ce dessin m'est revenu et m'a apporté ce que j'ai toujours cherché.

J étais en train de bosser dans le magasin Hollywood Music Store, ce jour là un mec habillé comme Johnny Thunders est venu vers moi. Il portait un jeans noir, creepers(?), cheveux raides noirs et des chaussettes roses. Il avait à la main une copie de mon dessin d'Aerosmith qu'un ami commun lui avait donné. Ce gars avait été assez inspiré pour me chercher, surtout qu'il avait entendu que j'étais soliste.
"Hey, mec, c'est toi le gars qui a dessiné ça ? Il m'a demandé impatiemment. "Je l'ai gardé. c'est trop cool" oui c'est moi, je lui ai répondu. "Comment tu t'appelles ?" Slash. "Salut. Je m'appelle Izzy Stradlin". On n'a pas parlé longtemps, Izzy a toujours été le genre de gars qui avait toujours quelque chose d'autre à faire. Mais on s'est dit qu'on se reverrait un soir, et il est venu chez moi, avec une cassette de son groupe. Ca n'avait pas pu sonner pire (qualité pourrave de l'enregistrement). Mais, malgré ce vacarme, j'ai entendu quelque chose d'intrigant, ce que je croyais avoir reconnu, la voix du chanteur.
(...)
(un soir Steven et Slash passent devant le Rainbow) on s'avance devant le club, et on s'aperçoit que c'était une soirée spéciales dames.
"C'est génial" Steven criait.
Je réussissais à rentrer au Rainbow depuis des années grâce à une fausse pièce d'identité et Steady, le videur. Pour une raison que j'ignore, Steady ne m'a pas percuté cette nuit là : il a laissé rentrer Steven et m'a envoyé bouler.
"Non, pas toi" il a dit" Pas ce soir, rentre chez toi"
"Quoi ?" J'ai répondu. Je n'avais pas le droit d'être indigné mais j'étais "ailleurs". "Qu'est-ce que tu veux dire ? Je viens ici tout le temps, mec"
"Ouais, et j'en ai rien a foutre" dit-il "Bouge de là , tu ne rentreras pas ce soir".
J'étais dégouté. Je n'avais aucun autre endroit o๠aller, alors j'ai fait ce que m'a dit Steady et je suis rentré. J'ai noyé mon chagrin dans l'alcool, et une fois que je m'étais remis et saoul, une idée folle me vient de retourner au Rainbow habillé en femme. (...) Ma mère a trouvé l'idée hilarante : ma mère m'a équipé d'une jupe et collants, a tiré mes cheveux sous un béret noir et fait mon maquillage. Je ne pouvais pas porter ses chaussures, mais ça marchait, je ressemblais à une nana. Non, je ressemblais à un travesti. Je marchais vers le club, j'étais bourré et en mission, alors mes inhibitions n'existaient plus. Je me suis présenté devant Steady et j'ai failli lui rire au nez quand il m'a fait signe de rentrer sans demander ma carte d'identité. J'étais aux anges, j'avais gagné, jusqu'à ce que je réalise que Steven était introuvable. La réalité de la situation m'a sauté au yeux, j'étais habillé en fille au milieu du Rainbow. une fois que les lumières se sont rallumées, j'ai fait la seule chose à faire, partir. Sur le chemin qui mène à la voiture de ma mère, je pensais que tous les cris étaient pour moi, je pensais que tous les rires étaient pour moi et j'ai pensé combien ça devait être dur d'être une femme.
(...)
(Slash a trouvé un nouveau boulot au Cherokee Studio, o๠se trouve actuellement le groupe Mà¶tley Crue, pour être technicien enfin...)
Je me suis pointé le premier jour, prêt à en découdre... j'ai déchanté quand j'ai découvert que mon job d'une semaine consistait à aller chercher tout ce que Motley Crue avait besoin, jour et nuit. Le Patron du studio me file 100 dollars pour la première demande du groupe, le premier de ce que je pensais être une longue série : un magnum de Jack Daniel's, un magnum de Vodka, quelques paquets de chips, et 2 cartouches de cigarettes. J'ai regardé l'argent et je suis allé dehors sous le soleil, pesant le pour et le contre de ravaler ma fierté. C'était vraiment une belle journée. Je me suis arrêté devant l'épicerie pour y réfléchir une minute. J'ai regardé le ciel, j'ai regardé fixement le trottoir et je me suis dirigé... vers la maison.
(...)
Je désespérais de trouver un groupe, je regardais les annonces dans le "Reclycler" chaque semaine. Une semaine, j'ai vu une annonce qui m'intriguait, c'était un chanteur et un guitariste dans la lignée d'Aerosmith et d'Hanoï Rocks. Et plus important encore, il était expressément écrit "Barbes et moustaches s'abstenir". J'ai appelé (...). Je me suis pointé avec une fille avec qui je sortais et je reconnus immédiatement Izzy. Et puis, je compris que l'autre gars, devait être le chanteur avec la voix haut perché que j'avais entendu sur la cassette. (...) Je parlais à Izzy, mais Axl ne se décollait pas du téléphone, je pense qu'il a fait un signe de la tête quand je suis rentré. Cette nuit là , j'ai pensé que c'était impoli, mais maintenant que je le connais, je sais que ce n'était pas le cas. Quand Axl rentre dans une discussion, il n'y a pas moyen de l'arrêter. La première rencontre, n'était pas fameuse, ils avait décidé qu'il n'avait plus besoin d'un second guitariste ou alors ça ne le faisait pas. Quelque soit la raison, ça n'avait rien donné.

Dans la minute o๠Steven est rentré d'Hollywood, il m'a informé fièrement qu'il avait appris à jouer de la batterie chez sa mère, ce qui a sà»rement contribué à se faire virer (...) Steven m'avait tellement pris la tête avec ça, que je n'avais même pas envie de le voir jouer et encore moins de jouer avec lui (finalement Slash céde, il le voit jouer et puis finalement il se dit que ce n'est pas si mal)... (Ils font un bref passage dans l'ex groupe d'Izzy, London, puis se mettent en quête d'un chanteur et d'un bassiste)
On a mis une annonce dans le "Recycler" : Groupe influencé par Aerosmith, Alice Cooper, cherche bassiste. Appellez Slash. On a eu quelques appels, mais il y avait seulement un gars que nous voulions rencontrer, un certain Duff. Il venait juste d'arriver de Seattle et paraissait cool au téléphone, alors on lui a donné rendez-vous au Canter Deli. (On comprend que lorsqu'il est entré, ce grand garçon a marqué les esprits de part son physique, surtout auprès des filles...)
"C'est donc toi Slash" "Je ne te voyais pas comme ça"
'Ah Ouais ?" J'ai répondu" Et tu t'attendais à quoi ?
"Avec un nom comme Slash, je pensais que tu ferais plus peur, mec"
Steven et les filles se sont foutus à rigoler "Je rigole pas, je m'attendais à ce que tu sois un Punk psychopate avec un nom comme ça"
Ah Oui? Et nous nous sommes tous marrés. Si ça n'avait pas brisé la glace, ma copine Yvonne s'en est chargée quelques minutes plus tard.
Je peux te poser une question personnelle ?" demanda t-elle à duff,plus fort que nécessaire.
"Ouais" "Vas-y"
"Es-tu Homo ? Je suis curieuse"
Pour la première fois depuis des heures, notre table était silencieuse. Qu-est-ce que je pouvais dire, j'ai toujours été attiré par les filles qui ne savent pas tenir leur langue
"Non, Je ne suis vraiment pas homo".
Quelques temps après, nous avions recruté un chanteur (Chavo Pederast). Toutes choses considérés, nous avions écrit quelques chansons vraiment pas mal : nous avions trouvé le riff principal de la chanson qui s'appellera plus tard "Rocket Queen" et d'autres bonnes idées... (le groupe a splitté et Duff a déménagé) la coincidence a fait que lorsqu'il a emménagé à L.A, il s'est dégoté un apart sur Orange avenue, directement à cà´té de la rue d'Izzy. Assez vite, ils se sont croisés dans la rue, et c'était fait, Duff devint le bassiste de L.A Guns/Hollywood Rose.

(Steve tient absolument à ce que Slash voit le groupe Hollywood Rose). Steve et moi sommes allés voir Hollywood Rose au Gazarri et c'était la première fois que j'apercevais, les bras balants, le meilleur chanteur d'Hollywood à cette époque : W.Axl Rose. Comme sur la cassette, le concert n'était rien de plus qu'un groupe amateur essayant de faire de leur mieux, mais ils avaient le sens de l'abandon et une énergie débridée. (...) Hollywood Rose était un groupe o๠les musiciens allaient et venaient constamment. (...) Axl n'aimait pas Chris Webber pour une raison que j'ignorais. Axl a viré Chris sans le demander à personne et je ne sais pas comment, Steven a entendu qu'ils organisaient une audition le jour suivant. Tout est vague et assez illogique pour moi, mais Steven m'a convaincu de me rendre à leur salle de répétition. J'ai commencé à répéter avec eux et ça se passait bien, jusqu'à ce qu'Izzy se barre pendant la deuxième chanson. Apparemment Izzy n'avait aucune idée de ce que je foutais là ce jour-la et a compris qu'Axl avait viré Chris sans le consulter, ou même l'informer. Après qu'Izzy fut parti, il y eut une sorte de blanc et puis nous avons continué à jouer. Je ne savais même pas qu'il y avait un cercle de tension envers mon entrée dans le groupe : Tracii Guns essayait de recruter Axl et Izzy dans son groupe depuis un moment. Finalement, finalement, j'étais dans un groupe avec un super chanteur ou un chanteur tout court.

Axl se prenait la tête pour savoir comment mettre ensemble les bonnes personnes dans le groupe, et il pensait qu'Izzy et moi ont ferait une sacré paire (...) mais j'étais dans le groupe et Izzy était parti.
Axl et moi étions de vrai amis à cette période, et pendant un moment, il vivait avec ma famille et moi. (...) quand nous vivions ensemble, il passait ses journées à dormir au sous-sol avec mes serpents et mes chats pendant que j'étais au travail. Quand je rentrais, je le réveillais pour aller répéter.
J'ai appris beaucoup d'Axl à cette époque. On parlait musique et de choses que nous pensions être bien. On écoutait une chanson et puis on la dissequait, et c'était clair que nous avions en matière de musique les mêmes goà»ts.

(pendant que Slash bossait, Axl avait l'habitude de rester dans la pièce de Slash, sauf une fois). Ma grand-mère, Ola Sénior, était notre matrone et son canapé était son trà´ne dans lequel elle regardait ses programmes télé préférés tous les après-midis. Quand elle est arrivée juste à l'heure pour regarder son programme régulier, et qu'elle a trouvé Axl à sa place, Ola lui a demandé poliment de déguerpir. Avec sa voix si douce, si chaleureuse, la voix d'une vieille dame, elle lui a demandé de retourner dans ma chambre o๠il pourrait dormir aussi longtemps qu'il le souhaitait. Pour une raison que j'ignore, ça n'a pas marché aussi bien, Axl a dit à ma grand-mère d'aller se faire foutre et est descendu en grognant dans ma chambre, c'est ce que ma mère m'a dit.
Ma mère m'a pris à part quand je suis rentré du boulot, et avec la cool attitude qui la caractérisait, elle a dit que si Axl voulait continuer à vivre sous son toit, il devrait s'excuser auprès de sa mère et promettre de ne jamais plus le refaire.
Ma mère avait l'habitude de me prêter sa Datsun 510 verte et comme on se dirigeait à la répétition, j'ai parlé de la façon la moins agressive de l'incident, et je lui ai dit qu'il devrait présenter ses excuses à ma grand-mère. A propos du "vas te faire foutre". Je ne connaissais pas Axl depuis longtemps, mais j'avais déjà compris qu'il était très sensible, et qu'il était d'humeurs changeantes à l'intérieur, alors j'ai pesé mes mots et j'ai présenté les choses sans porter de jugement, avec un ton objectif. Axl regardait la fenêtre pendant que je lui parlais, il s'est retourné et est passé sur le siège arrière. On roulait sur Santa Monica, à 60 km/h quand il a ouvert la porte et a sauté sans dire un mot. Il a trébuché, fait une sorte de sautillement, et s'est retrouvé sur le trottoir sans tomber. Il s'est examiné et puis a descendu la rue sans se retourner.
J'étais choqué, j'ai fait demi tour et fait le tour du quartier, le cherchant pendant une heure. Il ne s'est pas montré cette nuit chez moi, ainsi que pendant 4 jours à la répétition. Le cinquième jour, il est apparu dans le studio comme si rien ne s'était passé.

(Suite à une altercation entre un gars du public et Axl, Axl lui ayant cassé une bouteille de verre sur la tête, Slash décida ce soir-là que ça serait son dernier concert avec Hollywood Rose. Le groupe a splitté juste après et quelques jours plus tard, Axl rejoignait L.A Guns avec Tracii Guns, qui deviendra assez vite l'incarnation de Guns n' Roses. Slash rejoint le groupe Black Sheep, passe deux auditions pour le groupe Poison. Quelque temps après, il retrouve Axl, mais voilà , Axl a couché avec Yvonne, la copine de Slash).

J'ai appelé Axl à son taf au Tower Video pour me confronter à lui. J'étais furieux.
"T'as baisé Yvonne", je lui ai dit " Quel coup bat !" Je dois lui reconnaitre qu'il a été honnête et qu'il n' a pas essayé de se sortir de là . Il m'a dit que bien sà»r, il l'avait "attrapé" mais qu'à ce moment là , je ne couchais pas avec elle, alors quel était le problème ? Je ne voyais pas du tout les choses de la même façon, les choses se sont accélérés quand il m'a invité à essayer de lui botter le cul. Pas besoin de préciser que ça avait désamorcé le conflit.

(Finalement, Axl lui dégote un job dans le même magasin que lui et le soir, ils se mattent des pornos et picolent, le patron s'en aperçoit, il choisit de virer Axl car il a le profil de leader. Guns N' Roses se forment au début sans Slash mais ça vous connaissez l'histoire...)
Fin du chapitre

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Chapitre 6

(Slash a rejoint GN'R, le line up à cette époque était donc : Axl, Izzy, Duff, Rod Gardner, Slash)
On a commencé à répéter tous les jours, on bossait sur des chansons d'autres groupes que l'on connaissait déjà et que nous aimions, comme "Move to the city" et "Reckless life" qui ont été composées par Hollywood Rose. On avait une sono de merde, alors la plupart des chansons étaient écrites sans chant. Axl chantonnait, écoutait et discutait avec nous des arrangements.
Après trois nuits de répèt, nous avions un set complet qui incluait "Don't Cry" et "Shadow of your love", nous étions unanimement décidé, on était fin prêt à jouer en public. On aurait pu caler un concert localement, parce que, collectivement, on connaissait tous "la" bonne personne, mais non, on a décidé après trois répèt que nous étions prêt pour une tournée. Et pas seulement un long week end dans des salles à proximité de L.A., on a accepté la proposition de Duff de nous caler une tournée qui irait de Sacramento jusqu'à sa ville natale Seattle. (l'idée de la tournée, n'a pas branché Rod Gardner qui a aussità´t quitté le groupe).
On ne pouvait s'arrêter alors, j'ai appelé le seul batteur qui serait parti avec nous "dans la seconde", si on lui demandait : Steven Adler. (A la première répèt, Izzy et Duff, ont fait le tour de la batterie de Steven et ont enlevé et caché ce qui leur paraissait inutile, notamment un tom basse, quand il a commencé à jouer, il s'en est aperçu et a demandé o๠se trouvait le matos manquant, et Izzy lui a répondu qu'il n'en avait pas besoin. Le groupe avait besoin d'un batteur qui pouvait jouer en 4/4, 4 temps, parce que c'est ce qui collait le mieux avec le jeu de Duff. Le line-up de Guns N' Roses était scellé).

Un fois que Duff eà»t bouclé la tournée, ce que nous avions besoin maintenant étaient des "roues". Tous ceux qui connaissent bien un musicien, ayant du succès ou non, savent ça : généralement, ils mettent à contribution leurs amis pour emprunter quelque chose ou... (Slash appelle donc 2 potes, Danny et Joe, Danny fut nommé Tour manager, il avait une Oldmobile et pouvait dégoter une remorque pour y mettre les amplis, la batterie, les instruments, et Joe fut nommé "Roadie".)
Nous étions tous les 7 entassés dans cette Old du milieu des années 70 et nous étions prêt, mais personne ne réalisait excepté Duff que le voyage comptait plus d'un milliers de kilomètres. On était à la sortie de Fresno, à environ 300 kms de L.A et 200 kms de Sacramento, quand la voiture est tombée en panne. Par chance, nous sommes tombés en panne à proximité d'une station service, là , on nous a informé qu'il faudrait environ 4 jours pour réparer la voiture. A ce rythme là , nous n'aurions pu jouer le moindre concert.
Notre envie était trop grande pour s'autoriser des retards ou penser rationnellement, alors nous avons dit à Danny et Joe de rester avec la voiture jusqu'à ce qu'elle soit réparée et de nous rejoindre ensuite à Portland (220 kms) o๠un concert était prévu. Et après, nous partirions tous ensemble pour aller terminer notre tournée à Seattle (encore 220 kms plus loin). Il y eut juste un court moment d'hésitation quand Danny et Joe ont essayé de nous convaincre d'attendre à Fresno que la voiture soie réparée mais aucun de nous n'envisageait sérieusement de faire "machine arrière". On n'avait même pas pensé à la façon de se rendre d'un concert à un autre, et encore moins que nous pourrions ne pas trouver d'amplis et de batterie à se faire prêter sur place. On se foutait de ça, aucun de nous cinq n'a hésité, alors nous sommes allé sur l'autoroute et nous avons commencé à faire du stop.
Nous avons donné le peu d'argent que nous pouvions à Danny et Joe, peut-être 20 dollars, et nous avons commencé à marcher nos guitares à la main. Après quelques heures, aucune voiture ne s'était donnée la peine de ralentir, mais ça ne nous avait pas découragé. Nous restions déterminé, cherchant le moyen le plus efficace d'être pris en stop : 5 gars sans bagages, puis 2 gars faisant du stop et les trois restants cachés dans les buissons, puis un seul gars avec une guitare à la main, puis juste Axl et Izzy, puis Izzy et moi, puis Axl et moi, puis Steven tout seul, bougeant la main, souriant, puis Duff tout seul. Rien ne semblait marcher, les gens de Fresno ne nous faisaient pas confiance.
Ca a pris environ 6 heures avant qu'une sorte de marginal nous prenne en stop, un camionneur (...) (le gars était étrange mais assez sympa, au bout de 2 jours, le gars commençait à sentir mauvais et puis sa conversation est devenue étrange. C'est là , qu'ils ont décidé qu'il était temps de se casser. Après quelques heures d'attente, Duff réussit à stopper un pickup avec deux nanas qui emmena le groupe à la limite de Portland, là , les choses prenaient une bonne tournure, Donner, un pote de Duff a envoyé quelqu'un les chercher et les informer que Danny et Joe étaient retournés à L.A car la voiture ne pouvait faire la tournée. Finalement, ils arrivent enfin à Seattle)

En arrivant à Seattle, on se sentait à la fois victorieux car nous avions réussi, mais aussi parce que la maison de Donner ressemblait à ce qu'il y avait de plus proche d'une "maison animale". Le jour o๠on est arrivé, ils ont organisé un barbecue en notre honneur, aussi loin que je me rappelle, qui semblait sans fin, ça a été un déchirement quand il a fallu partir de là , tout le monde acclamait les cinq étrangers de Los Angeles. Il y avait des quantités impressionnantes de "pétards", des tonnes de boissons alcoolisées, des gens qui dormaient partout, qui trippaient, et qui baisaient dans chaque coin de la maison. C'était le début des "after-show" de Guns N' Roses... et ça avait commencé avant notre premier concert.

(l'ancien groupe de Duff a rendu possible le premier concert de GN'R, en prêtant leurs instruments)
On s'est pointé sur scène, joué notre set et la foule n'était ni hostile ni emballée. On a joué environ 7 ou 8 chansons " Move To The City", "Reckless Life", "Heartbreak Hotel", "Shadow of your love" et "Anything goes" entre autres, ce fà»t assez rapide. (la soirée est plutà´t sympa jusqu'à ce que...)
Le propriétaire du club a refusé de nous payer les 150 dollars qu'il nous avait promis. On a géré la situation comme nous l'avions déjà fait pendant notre voyage, "d'un seul homme". On a rangé notre matos, et coincé le gars dans son bureau. Duff était en train de lui parler quand nous sommes tous arrivés, déterminés, et jetant quelques chaises pour donner la mesure. On bloquait la porte et on le tenait en otage, jusqu'à ce qu'il nous lache 100 dollars. Il balançait des excuses à deux balles pour les 50 dollars manquants, c'était pathétique. On voulait pas se rabaisser, on a pris les 100 dollars et on s'est cassé.
Je ne l'ai réalisé que des années après, mais ce périple, ce voyage, nous avait "cimenté" en tant que groupe beaucoup plus que nous l'imaginions : nos engagements ont été testés pendant cette période. On a fait la fête, on a joué, on a survécu, et on a accumulé le pire de nos histoires en 2 semaines. Ou en une semaine..
(Une amie de Donner, Jane, a fait tout le voyage pour les ramener à L.A, donc pas de soucis pour le retour)

(Après le retour de Seattle et, après s'être remis du premier concert de GN'R avec sa formation "définitive", GN'R se remet à composer)
Izzy avait une chanson qui s'appelait "Think About You" que nous aimions, et nous avons "revisité" Don't Cry, qui fut la première chanson que j'avais travaillé avec Izzy, Izzy avait un autre riff pour une chanson qui s'appelait "Out Ta Get Me" qui a sonné pour moi instantanément la première fois que je l'ai entendu , on l'a terminé en "un rien de temps". Axl s'est souvenu d'un riff que je lui avait joué quand nous vivions chez ma mère, c'était l'introduction et le riff principal de "Welcome to the Jungle". Cette chanson, en quelque sorte, fut la première chanson que le groupe a composé ensemble.

*****

On empruntait des fringues aux nanas avec qui nous vivions et au début ça donnait un look trash glam, on était trop paresseux pour se maquiller alors notre période glam n'a pas duré longtemps. En plus les fringues étaient un problème, parce qu'on changeait souvent de petite copine, et on ne savait pas toujours à l'avance quelles fringues la prochaine porterait.
On voulait toujours sortir et on prenait tous les concerts qu'on nous proposait. On répétait chaque jour, et les nouvelles chansons arrivaient assez rapidement, on les testait devant un public bordélique au Madame Wong West, au Troubadour et au Whisky. Chaque concert que nous jouions nous avions plus de fans et plus d'ennemis. Nos fans, au début, étaient variés: nous avions des punks, des métalleux, des stoners, des psychos, des gens bizarres et quelques âmes perdues.
Quand on a commencé à se faire un nom au niveau local, on a branché Vicky Hamilton, un manager qui a aidé et Motley Crue et Poison à leur début. J'aimais bien Vicky, elle était très sincère et affichait bien (le look), elle m'a aidé à fabriquer des affiches, annonçaient nos concerts dans le L.A Weekly, et négociaient avec les producteurs de salle pour nos concerts. Je bossais à ses cà´tés et elle faisait tout ce qui était possible pour nous aider, avec son aide, tout commençait à prendre vraiment forme.
On a commencé à jouer au moins toutes les semaines, et à mesure que notre exposition grandissait, on a avait besoin de plus de fringues (...). Je décidais que je devais m'en occuper un après-midi avant de jouer notre premier concert en tête d'affiche un samedi soir au Whisky. Je n'avais pas les moyens financier de m'en acheter beaucoup, je cherchais des magasins dans Hollywood qui vendaient des trucs particuliers et des fins de série. J'ai volé une ceinture noir et argent, la même que Jim Morisson portait toujours. J'ai trouvé quelque chose d'intéressant dans un endroit qui s'appelait "Retail Slur". Je ne pouvais d'aucune façon me l'acheter, et pour la première fois de ma vie, je ne voyais pas comment le voler, mais je savais que je devais l'avoir.
Un chapeau haut-de forme noir ne se cache pas facilement sous son TShirt, j'avais tellement volé pendant des années qu'il n'y avait aucune technique que j'ignorais. Dans tous les cas, je ne suis pas sà»r que le personnel ait remarqué quoi que se soit, et s'il l'ont vu, mais j'ai enlevé le chapeau de la tête du mannequin et j'ai marché sans regarder en arrière. Je ne savais pas ce que c'était, mais ce chapeau avait de l'importance pour moi. (...) Je n'ai jamais pensé que c'était original, c'était à moi, une marque de fabrique qui est devenu une partie indélibile de mon image.

*******

Pendant cette période, Duff et Izzy vivaient toujours en face de l'autre sur Orange Avenue. Duff, jusqu'à ce que le groupe fonctionne bien, ne se sentait pas bien s'il n'avait pas un boulot, même si le boulot avait quelques choses de suspects.
(...) Axl et Steven auraient fait n'importe quoi pour ne pas travailler régulièrement, alors ils vivaient dans la rue, ou chez leur copine. Je me rappelle une fois, o๠Axl et moi avions pris un job dans un film. On faisait parti du public au L.A Sports Arena pour un film de Mickael Keaton appelé "Touch and Go" o๠il jouait le rà´le d'un joueur de hockey.

(Slash explique que les choses bougent pas mal pour le groupe, il sont convoités par les managers, ils sont en concurrence avec d'autres groupes, mais financièrement leur quotidien ne s'arrangent pas : Slash est viré de l'apart qu'il partage avec Alison, sa responsable au boulot, il explique qu'il n'avait pas d'endroit o๠aller et donc il a pris toutes ses affaires, serpents compris et est allé rejoindre Axl qui créchait dans le local de répétition du groupe. Le lieu renommé "The Sunset and Gardner Hotel and Villas" est rapidement devenu insalubre).
Izzy a décidé au moins que Axl et moi, devions avoir notre propre endroit pour dormir, et lui et steven ont dégoté des plaques en 2 par 4 pour construire un petit espace derrière la batterie. (ils faisaient même la cuisine à l'intérieur du studio. Ils recevaient du monde entre les amplis, la batterie, faisaient la fête, se droguaient...) On a écrit de bonnes chansons dans ce garage, inspirés de notre quotidien : "Nightrain", "My Michelle" et "Rocket Queen" parmi d'autres.
(Slash parle longuement de la chanson Nightrain, ce riff que lui et Izzy ont commencé à jouer, puis Izzy et Duff, et comment les paroles sont venues naturellement à cause de cette marque de vin "Night Train qui leur procuraient leur dose d'alcool pour peu d'argent. Et puis l'histoire de la chanson "My Michelle")
(Slash et Michelle se connaissaient depuis le lycée, avant GN'R, et visiblement Slash avait du mal à accepter que la vie difficile de son amie soit exposée dans une des chansons du groupe)
Quand Michelle a fréquenté notre cercle, elle trainait avec axl et ils ont eu tous les deux une "relation" assez brève. Il a écrit cette chanson à propos de sa vie (...). Son père travaillait vraiment dans le milieu du porno et sa mère était accroc aux pilules et tentait de se suicider. Parler de mon ex camarade de lycée avec qui je partageais des cloppes dans la salle de bain et qui allait devenir le sujet d'une de nos plus intenses chansons était autre chose. J'en ai touché deux mots à Axl un jour, parce que je ne pouvais imaginer que Michelle soit heureuse de voir son histoire racontée au public.
"Hey Axl, je lui sors juste après l'avoir joué en répèt "Ne penses-tu pas que Michelle se sente offensée ?"
"Pourquoi le serait-elle ?" Il a répondu "C'est la putain de vérité".
"Oui ça l'est, mais je ne sais pas si c'est vraiment être cool si tu dis toutes ces choses. t'imagines un peu ?"
"Non" il a dit "C'est la vérité. Même si elle n'aime pas ça, je la chanterais quand même."

Je me suis attendu au pire, même à ce que l'on soit poursuivi pour ça, je m'attendais à ce que Michelle soit après nous d'une façon ou d'une autre. Au moins je m'attendais à ce qu'elle déteste la chanson et qu'elle soit mortifiée d'avoir ses affaires déballées comme ça. J'avais tort, vraiment tort : à partir du moment o๠nous avons joué cette chanson en live jusqu'à ce que nous l'enregistrions sur l'album, Michelle a adoré l'attention qui lui était apportée. En y repensant, c'était la meilleure chose qui lui soit arrivée.

"Rocket Queen" a été inspirée par un riff que je jouais quand j'ai rencontré Duff. C'était une des plus compliquées sur le plan des arrangements que nous ayons sur notre album, particulièrement dà» au fait que nous devions intégrer le riff plus mélodique du chorus d'Axl. La chanson parle de notre amie mutuelle Barbie, qui avant même l'âge de 18 ans, avait une sacré réputation. Elle était accroc à la drogue et c'était une reine des backstages. Elle aurait pu devenir une "dame" mais Axl était fou d'elle. J'ai entendu dire qu'elle tentait de survivre après toutes ces années.

C'est pendant cette période d'écritures et de répétitions au "Sunset and Gardner Hotel and Villas" que j'ai commencé à remarquer quelque chose de différent chez Steven. Il se montrait aux répétitions un peu trop "détendu", il semblait sous l'influence de l'alcool mais il ne buvait rien. Steven sortait avec une fille qui vivait avec sa colloc' sur Gardner, juste en bas de la rue o๠nous répétions. J'ai commencé à les suivre tous les soirs (...) Au début, personne ne le faisait devant moi, mais je l'aurais appris tà´t ou tard. Mais même s'ils l'avaient fait devant moi, je ne l'aurais pas fait car à ce moment là , je n'étais pas attiré par l'héroïne. Je ne savais pas beaucoup de choses sur l'héroïne, et ce que j'avais vu ne me donnait pas envie d'essayer.(...) Izzy et moi, nous étions dans le studio de répétitions fin 84, quand pour la première fois, j'ai poursuivi le dragon(...) Tout ce qu'il me reste de cette fois-là , c'est d'avoir été dans état nauséeux et de ne pas avoir planer.
Quelques mois plus tard, Je me piquais pour la première fois, je ne l'aurais fait que d'une seule façon, directement dans mes veines. J'étais juste comme n'importe quel drogué, je le voulais vite, je le voulais tout de suite. Je n'ai jamais pu planer autrement qu'avec une aiguille.(...)
Une nuit peut réellement changer votre vie et c'est cette nuit là , que la mienne a changé. J'y ai beaucoup pensé et je suis sà»r que c'est probablement à cause de tout le Jim Jeam que j'ai bu. On était dans l'appartement de deux nanas, moi et izzy. (...) l'une d'elle m'a posé un garrot, m'a piqué....(...)J'ai eu ce vaste rush et c'est tout ce dont je me souviens. J'étais tiré vers le bas, je comatais, je suis tombé de ma chaise et me suis réveillé sur le sol quelques heures plus tard. Ca m'a pris une seconde pour me rendre compte de ce qui c'était passé : il y avait une bouteille de Jim Beam à cà´té de moi et pendant un moment, j'ai oublié que j'avais pris de l'héroïne. Tout allait bien, parce que j'étais d'excellente humeur. Quand Izzy et la fille se sont réveillés, on s'est baladé et j'étais si content, si heureux et paisible. izzy ressentait la même chose.

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(chapitre 6 encore)

(Slash raconte que de plus en plus de monde viennent faire la fête dans leur salle de répèt : Sex, Drug, Alcohol et Rock n' Roll)
Un autre groupe partageait une salle de répétition juste à cà´té de la nà´tre et on ne pouvait jamais se rappeler leur nom... oh, si, ils s'appelaient "The Wild". Dizzy Reed jouait du clavier dans ce groupe, ,et c'est comme ça que lui, Axl et moi nous nous sommes rencontrés et sommes devenus amis. (...)

Le niveau de débauche, de notre part du moins, est devenu vraiment terrible. Je me rappelle une nuit après le concert, nous étions Izzy et moi dans une couchette avec une fille. Nous "passions" l'un après l'autre, mais Izzy n'avait pas de préservatifs, alors quand il a joui, il est venu contre ma putain de cuisse, comme j'étais de l'autre cà´té d'elle. Ca m'a définitivement coupé l'envie. Je me suis assis, je l'ai regardé, et je lui ai dit "Hey! Izzy...mec. On doit trouver un endroit plus grand".

(...) Après un concert, comme toujours, nos potes et ceux présent au concert qui le voulaient, pouvaient "terminer" la soirée à notre salle de répèt jusqu'au petit matin. La plupart des filles qui choisissaient de faire la fête dans notre repère jusqu'à 6 ou 7 heures du mat', n'étaient pas les plus pointus des stylos dans la boite (filles effarouchées ?), mais cette nuit là , l'une d'entre elles si. Mes souvenirs de cette soirée restent assez vague, mais de ce que je me souviens, elle a couché avec Axl. Vers la fin de la soirée, la drogue et l'alcool aidant, elle a perdu la tête et a piqué une crise assez intense. Axl lui a demandé de partir et a essayé de la foutre dehors. J'ai essayé de jouer les médiateurs et de lui demander de partir rapidement, mais ce n'est pas ce qu'il s'est passé.
Environ une semaine plus tard, Steven était là quand les flics ont pris d'assaut et retourné le studio. Ils ont cassé quelques pièces de nos équipements pour trouver de la drogue et harcelé les personnes qui nous connaissaient, ils ont menacé Steven de l'arrêter s'il ne leur disait pas o๠ils pouvaient me trouver ainsi qu'Axl, parce que nous étions recherchés pour un prétendu viol sur cette fille. Steven est entré en contact avec nous et nous a prévenu, que nous devrions rester à l'écart de la maison pendant la journée.
(...) La vérité c'est qu'Axl a bien eu des rapports avec elle, mais elle était consentante et personne ne l'a violée. Pour ma part, je ne l'avais même pas touché.

(Slash et Axl se réfugie chez Vicky Hamilton, elle se charge d'engager un avocat, pendant ce temps là les deux garçons, cradent l'appartement de Vicky.)
L'affaire est allée au tribunal, mais entre temps, les charges contre moi ont été abandonnées. Axl, par contre, a du s'acheter un costume, aller devant le juge, mais une fois que tout le monde a été entendu, les charges ont été annulées et c'était tout.

(Slash raconte que son ex petite amie Yvonne, qu'il n'avait pas vu depuis un moment, lui téléphone pour aller manger. Ils déjeunent ensemble et elle le bombarde de question : Ou et avec qui il vit... Quelques jours plus tard, elle rappelle pour lui dire qu'elle a besoin de lui, sa grand mère à elle est décédée, elle a besoin de réconfort. Slash en bon petit "ex copain" accepte, ils se retrouvent dans sa chambre, la sonnette retentit et 10 minutes plus tard, il voit son père et sa mère rentrer dans la chambre. Yvonne à prévenu les parents de Slash qu'il prenait de l'Héroine. Aux accusations d'Yvonne, Slash ne dit ni oui ni non, et la rencontre se transforme en une réunion de famille plus amicales. Slash n'a plus parlé à Yvonne pendant assez longtemps après ça.)
*********
(Les Guns changent de manager, Bridget, qui permet au groupe de jouer en dehors de L.A , elle s'occupe d'un autre groupe appelé les Jetboy, dans lequel joue Todd Crew, l'un des meilleurs amis de Slash).

Le nom de Guns N' Roses enflait, à tel point que lorsque Tom Zutaut de Geffen Records nous a vu jouer pour la première fois au Troubadour, il a délibérément quitté le concert après deux chansons en disant à chaque représentant de A&R qu'il voyait dans la salle, que nous étions mauvais, parce qu'il avait l'intention de nous signer immédiatement. Tom est devenu une légende en signant Mà¶tley Crà¼e, c'était le gars que tous les représentants de l'industrie du disque regardait, parce que son instinct transformait la boue de la scène de Sunset en or. La fois suivante o๠nous avons joué au Troubadour, Tom est venu backstage, s'est présenté et je me rappelle que le groupe entier à penser que c'était le seul représentant que nous rencontrions qui avait notre respect, parce que sa carrière parlait d'elle-même. (...) Il y avait chez Tom quelque chose de vraiment sincère cette nuit-là dans la loge, et bien que nous lui avons jamais rien dit ce jour là , on n'avait pas l'intention de signer avec quelqu'un d'autre que lui.
Tom a essayé de truquer la compétition, mais ça n'a pas marché, le mot s'est répandu qu'il était intéressé par nous et toutes les nuits chaque autre label essayait de nous contacter. Bridget était toujours notre manager, mais comme Vicky hamilton était beaucoup mieux implanté à L.A, tous les représentants l'appelaient pour entrer en contact avec nous. Et ce fà»t suffisant pour renouveler nos relations avec elle.
C'était super : nous apprécions les repas gratos, les dà®ners, les boissons et n'importe quoi qui venait des labels aussi longtemps que nous n'avions pas signé. Dans la majeure partie des deux mois suivants, on était courtisé par Chrysalis, Elektra, Warner Bros et quelques autres. on se jetait dans ces beaux restaurants ou dans des repas extravagants, puis on s'asseyait et on jouait juste le jeu. La seule chose sur laquelle on était d'accord, c'était de se rencontrer à nouveau autour d'un repas pour discuter de choses encore plus en détails avant de nous mettre d'accord sur quelque chose.
Ca a continué jusqu'à ce que nous décidions d'aller rencontrer David Geffen et Ed Rosenblatt et de signer avec Geffen Records. (Slash ne dit pas à David qu'ils se connaissent). les négociations ont été très rapides (entre autres une avance qui en 1986 est du jamais vu).
Guns N' Roses avait finalement signé, mais une fois que nous l'étions, notre nouveau label ne voulait plus que nous fassions de concerts. (La maison de disque voulait qu'ils mettent leur affaire en ordre, ils devaient notamment trouver un vrai manager. Ne pas jouer de concerts entrainerait une sorte de buzz quand ils sortiraient à nouveau. Quand le groupe a touché son avance, tout est devenu possible. Slash explique que la pire chose qui pouvait arriver à ce groupe, c'était de n'avoir rien à faire et d'avoir beaucoup d'argent à dépenser)

Fin du chapitre

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chapitre 7
(...)
Tom Zutaut a arrangé quelques rencontres avec quelques managers potentiels, les premiers d'entres-eux furent Cliff Bernstein et Peter Mensch de Q Prime, ils manageaient Metallica, Def Leppard, et d'autres, ce qu'il font toujours actuellement. Je suis allé au bureau de Tom et comme ils étaient en retard, je me suis allongé sur la banquette de Tom en les attendant. Ce que je me rappelle c'est que la rencontre ne s'est pas bien passée.
"Guns N' Roses n'a tout simplement pas le "son" suffisant pour un groupe que nous considérons représentatif" dit l'un d'entre eux, je ne suis pas sà»r de qui l'a dit. J'étais assis là , plutà´t abasourdi. Huh ? j'ai du marmonné. Je n'ai rien dit, mais mon visage devait afficher une expression de dédain ou au moins une confusion incrédule.
"Tu connais les solos de guitares que tu fais ? dit un autre, je ne sais plus qui.
"Oui", j'ai marmonné
"Ca ressemble à du bruit pour moi, quand tu écoutes ceux de Metallica, ils sont vraiment mélodiques"
"Okay, mec" J'ai dit. J'ai pensé, cause toujours.
Pendant tout ce temps, Tom a fait de son mieux pour contenir une situation potentiellement explosive en essayant d'orienter les commentaires d'une façon positive.
"Bien, la musique n'est pas bien mise en valeur sur la démo, les mecs" il a dit "Vous devez vraiment entendre ce que cela donne proprement produit."
Tom savait, comme il l'a dit, que la musique n'était vraiment pas mise en valeur sur la démo, mais ces mecs, comme beaucoup d'autres, ne le captait pas. Ils se sont cassés, et l'ont regretté. Chaque personne que Tom nous a présenté à cette période et qui se sont cassés, l'ont regretté après, ce qui au final représente beaucoup de monde.

(Duff vivait avec Katerina, avec qui il se mariera, et juste à cà´té d'eux vivait Sly Stone, il venait régulièrement fumer du PCP ou du crack ou les deux, dans la salle de bain de Duff, apparemment il le faisait très régulièrement et il pouvait y rester de quelques minutes à quelques heures)
Duff avait fait également la connaissance de West Arkeen parce qu'il vivait dans le même batiment. Je lui ai été présenté grâce à Duff et il est devenu un ami du groupe, plus avec Axl que moi au début. (Slash explique qu'il y avait beaucoup de nouvelles personnes qui voulaient faire parti de l'entourage du groupe et donc, Slash restait un peu en retrait. Il explique que ça lui prenait longtemps avant de faire confiance à quelqu'un, mais que West et lui devinrent amis).
West était un guitariste de San Diego et un fétard qui est devenu beaucoup plus proche que la plupart des amis du groupe, il a même co-écrit quelques-unes de nos chansons comme "It's so Easy" et "Yesterdays" avec Duff et "Bad obsession" , "The Garden" avec Axl.
Duff et West trainaient ensemble et écrivaient des chansons et parfois je les rejoignais, mais West et Axl était vraiment proche. En plus d'écrire avec les Guns, il a écrit des chansons pour les projets solos de Duff et d'Izzy et nous avons tous participé à son projet, the Outpatience, fin des années 90, juste avant qu'il ne meure d'une overdose. West était un sacré buveur, un mec qui avait eu la vie dure, alors il se sentait bien parmi nous. C'était le genre de gars qui se sentait bien et se satisfaisait de son existence ce qui faisait que si tu n'étais pas gentil avec lui, il restait quand même aimable avec toi, c'est surement pour ça qu'il a gagné ma sympathie à la fin. West est le gars qui nous a initié, pour le meilleur et pour le pire, au Speed o๠ce que nous appelons aujourd'hui les métanphétamines. Le Speed, c'était son truc, il en avait toujours beaucoup sur lui, il avait de grandes connections sur San Diego, et tous ceux dans son orbite en prenaient aussi.
West, je ne savais pas comment, avait de l'argent pour louer une petite maison assez mignonne dans la Vallée d'Hollywood. il vivait là avec deux nanas, Laurie et Patricia, accroc au Speed qui auraient été attirantes si elles n'étaient pas accroc. j'ai pris l'habitude de crécher là -bas quand je n'avais nulle part o๠aller, et comme West est devenu plus proche de nous, il y avait quelque chose que je ne captais pas : comment faisait-il pour avoir de l'argent. Quand les choses ont commencé à devenir folles pour nous, West est devenu la seule chose que le groupe avait au monde, un ami. Il était la seule personne qui était là quand on en avait besoin, pendant très longtemps, il était littéralement la seule personne en qui on pouvait avoir confiance.

********
Aussità´t avoir reçu notre avance, nous nous sommes occupés d'une chose pratique, qui était de louer un appartement. Nous avons été jeté par presque tous les agents immobiliers... Mais finalement, nous avons trouvé un endroit dans le sud-est de la Cienega et Foutain, 2 chambres, 2 salle de bains, un appartement au rez-de chaussée.(...) Steve et Izzy partageait une chambre et Axl et moi une autre. (...) Au début o๠nous louions, Izzy vivait toujours avec sa petite amie Dezi sur Orange Avenue et Duff et Katerina vivaient sur Hollywood Boulevard, mais des intérêts mutuels ont motivés Izzy pour passer plus de temps avec nous. S'en suivirent des disputes conjugales, et il est devenu résident permanent pendant un moment.

Pour moi, notre appart' était luxueux, j'avais même rapatrié de chez Yvonne mon anaconda, Clyde. Malheureusement, le fait de passer d'un garage à un ostensible bel appartement n'avait pas stoppé nos vies de débauchés, on a fini par se faire virer après les trois mois que nous avions réglé et on a jamais récupéré notre caution. Ca n'avait pas fonctionné aussi efficacement que prévu mais vivre dans le même endroit était plus ou moins un pas en avant dans la gestion de la productivité d'un groupe.
Tout était bien jusqu'à ce que nous soyons viré, en ce qui me concerne (Slash peut se fournir en dope très facilement)
Le label nous a loué un espace de répétition dans un endroit appelé Dean Chamberlain au dessus d'Hollywood, ou Jane's Addiction répétait également. On s'y rendait chaque jour de 2 ou 3 heures de l'après-midi et nous jouions pendant 4 heures. Ironiquement, l'une des premières chansons que nous avons travaillé là -bas était Mr Brownstone, une chanson qui fut conçu dans des circonstances beaucoup plus sombres. Izzy, sa copine Dezi, et moi étions dans leur appartement un soir quand s'est arrivé comme ça. Ils avaient une kitchenette o๠nous étions assis pour cuisiner et on faisait juste un "boeuf". On était assis là à se plaindre, comme les junkies le font, de nos dealers, mais aussi d'être Junkies nous-mêmes, et c'est de là que la chanson est née. Ca décrivait tout simplement la vie que nous menions à cette période. Izzy avait eu une bonne idée, il est arrivé avec un riff, et on a commencé à improviser les paroles. Dezi s'est considéré elle-même co-auteur et pour l'album elle pensait peut-etre se faire un nom. Quand nous avions la chanson, on a écrit les paroles sur un sac d'épicerie. On l'a ramené à notre appartement et joué à Axl et il a retravaillé les paroles juste un peu avant la répétition suivante. Axl pouvait toujours prendre une simple mélodie d'Izzy et la transformer en quelque chose de fantastique, et c'est juste un exemple parmi tant d'autres.

Tom Zutaut était désireux de nous trouver un producteur et de nous amener sur le chemin de l'enregistrement, il ne pensait pas que le chemin serait si long. Le premier candidat qu'il nous a envoyé était Tom Werman, qui était une putain d'affaire, Werman avait récemment produit l'album de Mà¶tley Crà¼e "Shout of the devil", qui s'est vendu à quelques millions d'exemplaires en 1985, et avant il s'était fait un nom en produisant lui même Cheap Trick, Ted Nugent, et Molly Hatchet. Werman avait également travaillé avec Poison, Twisted Sister, L.A Guns, Stryper, krokus et Dokken, en fait il est devenu le son du métal des années 80.
Mais il ne pouvait pas nous prendre. Nous ne l'avons jamais à proprement rencontré. Il est venu dans notre studio de répétition et nous jouions Mr Brownstone à un niveau de décibels aussi fort que le moteur d'un jet. Izzy et moi-même nous venions juste d'avoir de nouvelles têtes Mesa Boogie et je venais juste d'avoir une nouvelle guitare : c'était une Les Paul qui avait appartenu au guitariste de blues des années 70 Steve Hunter. J'avais vendu ma BC Rich pour l'avoir au magasin de Albert et Howie, Guitar R Us.(...)
Dans tous les cas, nous jouions "Mr Brownstone" si brutalement fort que Werman est sorti immédiatement. Il était venu avec son assistant, debout à la porte, ils se sont retournés et ont disparu. On a fini la chanson et je suis allé à la porte pour voir s'ils étaient dehors et j'ai trouvé une rue déserte.
"Je pense que ça devait être un peu trop fort" j'ai dit aux autres. On a laissé tomber, mais j'étais vert parce que je pensais que nous jouions bien.

La personne la plus célèbre avec qui nous avons envisagé de travailler était Paul Stanley de Kiss, qui était à la recherche du bon groupe pour lancer sa carrière derrière une table de mixage. Izzy, Duff et moi-même n'étions pas vraiment emballé, nous avons dit à Tom Zutaut que nous n'avions aucune idée de ce que Paul Stanley pouvait nous apporter. Sauf Steven, Kiss était ses héros, alors nous avons laissé Steven voir ses stars et nous avons accepté de le rencontrer. (...)
"Premières choses" il a dit. "Je veux réécrire Welcome to the jungle". Selon Paul, la chanson avait un vrai potentiel, mais il manquait une structure avec un vrai impact. Ce que la chanson avait besoin c'était un chorus que les gens retiennent facilement, plus chantant en un mot, plus comme une chanson de Kiss.
"Ugh" j'ai grommelé. En ce qui me concerne, c'était la fin de notre relation. C'était le genre de gars avec de super fringues, une vie de rêve, une belle voiture qui se mettait à notre niveau pour nous dire ce que l'on devait faire. Je ne l'ai vraiment pas bien pris. Tout de même, Paul était persistant. Nous l'avons revu quelques temps après, à un showcase que Geffen avait organisé (Paul a "demandé" au technicien son de lui laisser la place, et c'est lui qui a mixé le son du groupe pour ce showcase, et Slash ne l'a pas encaissé. Une semaine plus tard, Stanley vient voir le groupe jouer au Raji, un concert avec un son pourrave, mais Slash dit que le concert en lui même représentait tous ce que le groupe aimait et selon lui c'était un concert d'enfer, il y a une photo dans le livret d'Apetite. Et le fait de voir Stanley et sa femme bien pomponnés dans cet endroit crade, ça ne faisait que confirmé l'idée que Stanley n'était pas la bonne personne. Quand Stanley a dit à Slash "Hmm, bien, c'était intéressant" Slash a du se contenir pour ne pas perdre son calme)
Le lendemain c'était officiel : j'ai dit à Tom de faire savoir à Paul que nous continuions notre quête d'un producteur et de le remercier. Je suis désolé de le dire, mais quelques temps après, j'ai raconté cette histoire au LA Weekly de manière excessive en direction de Paul. Je ne me rappelais pas avoir insulter Paul, et donc je n'ai eu aucun scrupule à l'appeler un mois ou deux après pour lui demander une faveur. On avait commencé à enregistrer, mais j'avais mis en gage mes meilleures guitares contre de la dope et j'avais espéré qu'il serait en mesure de m'avoir du matos via son sponsor avec BC Rich.
"Hey, Paul, c'est Slash", "Ca fait un bail. Comment vas-tu?
"Ca va" il a répondu
"Hey, écoutes, je sais que tu es en affaire avec BC Rich" Tu penses que tu peux m'avoir quelques guitares ?"
"Ouais, ça ne devrait pas être un problème" il a répondu, suivi par... un silence
"Mais je ne le ferais pas. Voici un petit conseil, tu devrais faire attention avant de laver ton linge sale en public. Bonne chance".
Click.
Tonalité.
Ca m'a pris un moment, mais en 2006, j'ai eu la chance de m'excuser auprès de Paul au VH1 Rock Honnor show, o๠je faisais parti de l'hommage rendu au groupe Kiss avec Tommy Lee, Ace Frehley, et d'autres.

*********
(De retour d'une virée avec les potes, Slash et Danny se font arrêtés par 2 flics à 4 heures du mat. Seulement, Danny avait oublié une seringue dans la poche de sa chemise, ce qui a suffi aux 2 flics pour les embarquer. Quelques kilomètres plus loin, les flics coffrent, Marc Levine, le bassiste du groupe Triumph, en possession d'une bière au volant de sa voiture. Ils le mettent dans la voiture avec Slash et Danny. Puis un peu plus loin, ils arrêtent une fille pour état d'ébriété sur la voie public et tout le monde au poste ! après quelques heures, Marc Levine est sorti, puis quelques heures après c'était au tour de Danny, mais Slash lui était toujours enfermé. Il fut menotté, mis dans un bus, il fit la tournée des prisons, attendant sa future demeure (AH AH AH), il ne savait toujours pas ce qu'il faisait là et pourquoi. Les heures ont passé et Slash devient malade, il est en manque. Au final il est placé en détention pendant 3 jours, Axl a payé la caution et Danny est venu le chercher. Quand ils lui ont rendu ses vètements, il a finalement été informé de sa présence en taule : une vieille histoire d'amende datant de 6 ans auparavant pour avoir traverser en dehors du passage piétons et comme il ne s'était pas présenté devant le juge ou payé l'amende, il a été retenu en prison (je suis pas vraiment sure de la trad). Quand il est rentré, Axl dormait, et les autres (Izzy, Duff et Steven) n'avaient même pas remarqués son absence. Mais il a appris plus tard que c'est Axl, lui seul, qui avait payé la caution, et Slash a réellement été touché par ce geste.
(A suivre)

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Chapitre 7 encore.
(Ils vivent toujours dans cet appartement, c'est à ce moment qu'ils composent la version acoustique de "You're Crazy" la version de l'album Lies, la version d'Apetite fut composée dans la salle de répétition o๠ils ont décidé d'augmenter le tempo. Leur avance diminue comme neige au soleil, il devient urgent de trouver un manager et malgré l'acharnement de Tom Zutaut, toutes les rencontres tombent à l'eau)

Sans désespérer, Tom Zutaut s'est arrangé pour nous faire rentrer en studio avec Manny Charlton, le guitariste de Nazareth, au Sound City Studios sur Whitsett et Moonpark à l'extérieur de la Valley. On a travaillé sur une démo de "November Rain" qui dans sa version originale durait environ 18 minutes, pas besoin de préciser que nous devions nous asseoir et nous focaliser sur l'arrangement. On a également travaillé sur "Don't Cry" et presque sur toutes le chansons qui figureront plus tard sur Apetite à l'exception de "Sweet Child O'Mine, parce que nous ne l'avions pas encore écrite. C'était une super journée dans tous les cas, traà®ner dans ce studio à enregistrer live dans cette grande pièce. Malheureusement, Manny ne le sentait pas. Les démos sonnaient bien, mais c'était tout : un lot de bonnes démos. On en connaissait assez sur nous-mêmes pour savoir que ça n'était pas suffisant.

*********

Peu de temps après, on a déménagé dans la maison Stiefel, comme nous venions à l'appeler, une nouvelle maison située à Laughlin Park dans Griffith Park près de l'Observatoire, Le Théâtre Grec, et le Zoo de L.A. C'était à l'extérieur d'East Hollywood, à 20 minutes de route de là o๠nous avions l'habitude de vivre. Ca n'a l'air de rien, mais aucun de nous n'avait de voiture, c'est devenu la période la plus non sociale que nous ayons connu. On était coincé là dans notre nouvelle maison, dans un nouveau complexe, dans les bois.
Il y avait deux chambres à l'étage : une pour Axl, une pour Steven, Izzy et moi nous partagions une chambre en bas en raison de notre "intérêt commun" (l'héroïne). On a vécu là -bas pendant 4 ou 5 mois mais on avait à proprement parler que quelques meubles : on avait des lits, une table, et deux chaises dans toute la maison. Axl, je ne sais pas comment, s'était récupéré un lit propre, une lampe, une panderie de je ne sais oà¹: sa chambre était bien équipée, une sorte d'oasis gardé par un cadenas, mais le reste de la maison était pratiquement vide. L'éclairage était également maigre : il y avait seulement une lampe dans la chambre d'Izzy et la mienne, un plafonnier dans la salle à manger, et il n'y avait pas de lumières dans le salon ou dans les escaliers, ni dans le vestibule. Tout le temps que nous avons vécu là -bas, c'était comme ci quelqu'un était sur le point d'emménager. (...).
La vie sous l'emprise de la drogue était une dominante réalité dans nos vies, et ça jouait un rà´le important dans tout ce que nous faisions. (perdu dans ce quartier, il était beaucoup plus dur de se fournir en drogue, il n' y avait qu'un seul dealer. Izzy et Slash ont été un peu obligé à être consciencieux et économe)
L'héroïne était la plus cool des drogues parce que ça me faisait vraiment sentir à mon aise avec tout : ça balayait mes inhibitions et mes insécurités. En plein effet, j'était cool et confiant alors collaborer était facile. Dès que nous planions, Izzy et moi ont commençait à jammer et à sortir des idées, juste sortir des riffs et des accords ça et là . Ca semblait toujours sortir de nous naturellement, ça semblait si inspiré

************

J'avais une façon de m'asseoir avec ma guitare et de jouer ces riffs difficiles, ces doigtés peu orthodoxes pour jouer de simples mélodies. C'est ma façon de jouer et de trouver quelque chose d'intéressant plutà´t que de s'entrainer en faisant des gammes. Aujourd'hui, je le fais encore, plutot que d'aligner d'évidents exercices, j'invente mes propres grilles, je laisse courir mes doigts en faisant attention à comment ça sonne.
C'est ce que je faisais ce soir-là quand Izzy et venu s'asseoir près de moi.
"Hey, c'est quoi ça ?" il a demandé
"Je ne sais pas", " un truc qui tourne"
"Fais le tourner encore"
Il a trouvé quelques accords et comme Duff était là , il a trouvé une ligne de basse, et Steven planifiait sa rythmique. En moins d'une heure, mon exercice de guitare était devenu quelque chose d'autre.
Axl n'a pas quitté sa chambre ce soir-là , mais il était autant dans le processus de création que nous : il s'est assis en haut et a écouté tout ce que nous faisions et ça lui a inspiré une chanson qui était complète dès le lendemain après-midi. C'est ce qui allait devenir une ode à sa petite amie et future femme, Erin Everly, fille de Don Everly des Everly Brothers.
On a trouvé un studio de répétition à Burbank : Burkank Studios (..) qui fut l'endroit o๠nous avons travaillé sur la préproduction de l'album Apetite, en perfectionnant les démos que nous avions déjà enregistrées. A notre répèt' suivante, on a travaillé cette nouvelle chanson : on a écrit un pont, ajouté un solo de guitare, et c'est devenu "Sweet Child O' Mine".
Tout allait bien, mais on n'avait toujours pas de producteur. Tom en est venu à penser à Spencer Proffer, qui travaillait avec Tina Turner, Quiet Riot, et Wasp qu'Axl aimait beaucoup à l'époque, alors on a dit essayons. On a emmené notre matos au Pasha Studios, c'était l'endroit au Spencer bossait à l'époque et on accepté de travailler ensemble sur Sweet Child O' Mine pour tester. Spencer était un mec sympa, c'était lui qui nous a suggéré de rajouter un break dramatique dans la phase finale de la chanson. Il avait raison... mais on avait aucune idée de ce que nous pourrions y mettre. Tous assis dans la salle de contrà´le, l'écoutant encore et encore, cherchant une indication.
"Where do we go? Axl a dit, plus à lui-même qu'aux autres "Where do we go now?... "Where do we go ?"
"Hey", Spencer a dit en baissant le volume. "Pourquoi t'essaierait pas de chanter ça ?"
Finalement, nous avions notre break dramatique.
On a bossé sur une solide version démo de "Sweet Child O' Mine", et travaillé avec Spencer sur la moitié environ des morceaux d'Apetite, mais à la fin, on n'était pas vraiment sà»r qu'il soit le bon producteur pour nous, donc notre quête a continué.

********

Ca craignait, je suis sà»r que Tom était au bout, mais juste avant le point de non retour, on a trouvé un manager 'Alan Niven'.
Izzy et moi avons rencontré Alan dans un bar et je pouvais à peine garder les yeux ouverts assis là sur mon tabouret, mais ça n'a pas semblé perturber Alan du tout. (...) J'étais épuisé et , comme je l'ai déjà mentionné, j'étais très paranoïaque envers ceux qui voulaient entrer dans notre cercle. Mais j'ai respecté Alan dès le début avant même que je ne le rencontre : c'était lui l'architecte qui avait fait signer les Sex Pistols chez EMI, alors je savais qu'il avait des qualités. Alan n'essayait pas d'exercer sa volonté dans le domaine de la création, il nous laissait ça à nous, il faisait juste ce qu'il savait faire de mieux : marketing et management, c'était ça son point fort.
Alan a rencontré tout le monde quand nous bossions avec Spencer au Pasha, il a écouté toutes les démos que nous avions enregistrés et a décidé que nous devions prendre ces prises, ajouter un morceau joué en live, et le sortir comme un Album live. Il pensait qu'il était essentiel pour nous de sortir quelque chose tant que nous avions un gros buzz autour de nous, ça garderait l'excitation en attendant de sortir notre album.
Ils nous est venu l'idée de sortir un album sous notre propre label, qui nous avions insisté était financé par Geffen. Ca sortirait comme un album "live" sur un label "indépendant" mais en vérité ça ne l'était pas du tout. On a appellé le label Uzi Suicide et l'album "Live like a suicide". C'était des démos de quatre chansons que nous jouions depuis nos premières répétitions : Mama Kin d'Aerosmith, Nice Boys de Rose Tattoo, et deux des nà´tres "Move to the City" et "Reckless Life". Elles étaient brutes, mais si tu me le demandes maintenant je trouve qu'elles sonnent encore bien.

************
(Les guns se remettent à faire quelques concerts pour garder ce buzz intact. Slash et Izzy sont vraiment dans la dope jusqu'au cou. Axl a emménagé chez Erin, Steven est parti je ne sais oà¹, Slash et Izzy vivent seul dans la maison Stefield)

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De la façon la plus guns n' rosienne, je ne pense pas que nous avions formellement informé Stiefel que nous n'allions pas signer avec eux, on a juste quitté la maison, en laissant une mer de cochonneries et de dommages à notre départ que Tom Zutaut a du se charger de s'occuper. Alan était notre manager et c'était tout.
Sortir le Live like a suicide nous avait permi de récolter une petite avance, alors Izzy et Steven ont loué un petit appartement près du Rock N' Roll Ralph, le supermarché dans West Hollywood o๠tous les musiciens du coin venaient s'acheter des bières et tout ce qu'on peut y trouver. Duff était là o๠il était toujours, vivant avec Katerina et Axl vivait avec Erin. J'étais le seul ouvertement clochard des membres du groupe, couchant avec Yvonne ou d'autres nanas ou créchant sur n'importe quel sol que je pouvais trouver à la fin de la nuit.
A ce moment là , il y avait beaucoup de strip-teaseuses autour de nous. Tout ce que je peux dire est que Dieu les bénisse. Plein de groupes avant et après nous, avaient ce genre de connections. Les strip-teaseuse qui trainaient ensemble formaient un groupe elles-memes. Elles étaient généreuses et que nous soyons mignons ou sombres, de mystérieux musiciens, ou juste des âmes perdues le fait de s'occuper de nous avait quelque chose d'attrayant. Et peut-être qu'elles se sentaient en sécurité avec nous aussi.
(...)

Je créchais partout o๠je pouvais et faisait ce qui me passait par la tête, c'est dans ce genre de situation que j'ai rencontré Dave Mustaine de Megadeth. On est devenu ami : il était accroc au smack et au crack, il vivait dans le voisinage, alors on trainait ensemble et on écrivait des chansons. C'était un vrai, un putain de maniac et un génie de créateur de riff. On trainait, fumait du crack et jouait de majeur riffs Heavy metal, de putain de riffs sombres et heavy comme l'enfer. Quelques fois, Dave ellefson nous rejoignais : on était bien ensemble, on écrivait de grands trucs. S'en est venu au point o๠: dans notre zone créatrice sous l'emprise de la drogue, nous avons commencé à envisager sérieusement l'idée que je puisse rejoindre Megadeth. J'étais suffisamment stone pour considérer toutes sortes de mauvaises décisions. Dave reste toujours l'un des plus grands musiciens de génie avec qui il m'a été donné de jouer, mais, au plus profond de mon coeur, Je savais que je ne pouvais quitter Guns N' Roses.

Un autre endroit que j'ai fréquenté, comme beaucoup d'entre-nous, était la Hell House (La maison de l'enfer).... Hell House était une production de West Arkeen, en théorie, c'était une maison qu'il louait avec quelques-uns de ses amis bikers de Harley Davidson (...) La chambre du milieu était occupée par deux autres bikers, Paul et Del James. L'endroit avait été conçu pour être un petit home studio, West avait la chambre à l'entrée, c'était une vrai porcherie o๠personne ne voulait entrer. La seule chose que tu pouvais faire était de te coucher sur le lit, il y avait un tel désordre que tu ne pouvais pas te tenir debout et tu ne pouvais même pas t'asseoir (visiblement, cette maison assez connu par les fans du groupe, était vraiment à la hauteur de son nom, une maison jonchée par des tas d'immondices) un des réguliers qui pouvait être trouvé à Hell House était Del James, un vrai oxymore (une vrai contradiction) : il était biker avec des tatouages et tout le toutim, mais il était aussi auteur. Del était proche de nous tous, mais il est devenu encore plus proche d'Axl à mesure que le temps passait. Axl l'a vraiment apprécié, répondant à son intellect, et Del patiemment écoutait Axl s'exprimer profondément. Ils ont beaucoup écrit ensemble, et je pense qu'ils le font encore. Del a fini par écrire un scénario pour une de nos vidéos, mais également il a écrit une nouvelle qui a inspiré Axl pour November Rain.
Pendant cette période calme du groupe o๠nous cherchions un producteur, on fréquentait la Hell House beaucoup trop mais j'étais le seul clochard à y vivre de temps en temps. J'ai même fait donné quelques interviews là -bas. Quand je les lisais, je ne pouvais croire à tel point les journalistes étaient choqués par le bordel. Pour moi il n'y avait rien d'anormal du tout.

(Tom Zutaut commence très sérieusement à perdre patience, le groupe n'a toujours pas trouvé de producteur, de plus, il est très inquiet car Slash est vraiment trop défoncé. Bref ça n'avance pas)

*************

Alan Niven et Tom Zutaut nous ont envoyé tous les producteurs qu'on pouvait trouver en ville, et quand tout semblait perdu, un a finalement collé - Mike Clink. On a fait une session avec lui, on a enregistré "Shadow of Your love" qui était la meilleure chanson du set d'Hollywood Rose la première fois que je les ai vu. Notre version n'a pas figuré sur l'album, mais elle est sortie dans une version japonaise de l'album.
Dans tous les cas, quand nous l'avons écouté, tout était là : enfin on s'entendait exactement de la manière qu'on voulait. C'était nous, en plus raffiné ; Clink avait réussi à capturer l'essence de Guns N' Roses. Enfin tous les feux étaient au vert. On avait passé sept mois dans les limbes, on jouait à peine et on enregistrait par intermittence avec des producteurs qui ne le faisait pas. Ca paraissait une éternité ; parce que avec la manière dont on vivait, quelques mois aurait suffi à décimer un groupe.
Mike Clink assurait : il savait comment diriger notre énergie en quelque chose de productif. Le secret de Clink était simple, il n'a pas foiré notre son, il a travaillé dur pour le capturer parfaitement, juste comme il sonnait réellement.
On a réservé nous-mêmes nos créneaux au S.I.R studios et avec Mike Clink à la table, le groupe se sentait libre d'être lui-même, dès notre première session de préproduction, on a commencé à écrire ce qui allait devenir plus tard "You Could Be Mine". A une autre session, on a commencé à bosser sur "Perfect Crime", qui avait été amenée par Izzy. On était pas là pour écrire de nouvelles chansons, mais on se sentait si bien que ça venait tout seul.
On a commencé à enregistrer version démo toutes les chansons que nous envisagions pour l'album Apetite et on les a joués à Mick comme elles l'étaient à l'origine mais avec quelques petits changements. Le seul changement créatif qui apparaissait était une suggestion d'Alan. Sur "Welcome to the jungle" à l'origine on répétait la partie o๠Axl chante "When you're high, you never want to come down" Alan a suggéré d'en enlever une. Et il avait raison. Mais à part ça, nous avons enregistré toutes les chansons comme elles étaient en une ou deux prises. (...)
Je peux imaginer à quel point Tom Zutaut devait s'extasier de voir que le groupe Guns N' Roses maintenant avait un vrai manager, un producteur avec qui nous voulions travailler.
Alan nous a conduit au Rumbo Studio dans Canoga Park, o๠Clink aimait bosser, pour joueur nos morceaux live. (...)
Mike a embauché de vrais professionnels pour nous aider : Porky, un célèbre technicien de guitare, Jame-O technicien de batterie. Ils ont fait des centaines des disques, c'était de vrais pros mais aussi de drà´les de fétards. Ils étaient pour nous inestimable.

(l'enregistrement live a commencé, tout se passe bien sauf que la guitare de Slash sonne mal, à cet époque il avait 3 guitares : 2 jacksons, une BC Rich Warlock, il s'était séparé de sa Les Paul pour de la dope, il fallait ré-enregistrer toutes les guitares.
Alan avait réservé un créneau dans un studio appelé Take 1 pour ré-enregistrer mes parties, mais je n'avais pas encore trouvé la guitare. (...) (Alan trouve la guitare)
"J'ai pris ça à un mec du coin de Redondo Beach" il a dit " Il les fait lui-même à la main, essaye là ". (Le gars s'appelait Jim Foot et c'était le proprio de Music Works à redondo Beach)
Ca s'annonçait bien : c'était une réplique Les Paul 1959 avec une étonnante flame-top sans cache micro, et avec deux micros Seymour Duncan. (...) Le moment o๠j'ai branché ma nouvelle guitare j'ai pensé qu'elle sonnait vraiment bien. Il me fallait maintenant le bon ampli. (il se tourne vers Marshall, essaie en studio plusieurs amplis et finalement trouve le bon ampli et le "tour était joué". L'enregistrement se passe bien, il faut mixer l'album maintenant)

**********

Une fois que l'enregistrement a été terminé, il était venu le temps du mixage. Tom Zutaut m'a emmené à New York - c'était ma première fois là -bas - pour me présenter à quelques candidats (...). J'ai rencontré Rick Rubin qui venait juste de devenir important grâce à Run DMC et Def Jam et son nouveau contrat, The Beastie Boys. Rick nous a emmené dans son resto favori, le White Castle dans le Queens. Rick était super ; on a discuté de toutes sortes de disques que nous aimions, mais c'était la merde, il avait déjà refusé de nous mixer. Beaucoup de monde n'ont pas voulu nous mixer et tous l'ont regretté.
Le duo qui nous a accepté à la fin était Steve Thompson et Mickael Barbiero, que j'avais rencontré lors de ce voyage. Ils ont mixé "Mr Brownstone" pendant que nous étions là -bas et nous l'avons envoyé au reste du groupe. Pendant ce temps, Alan Niven avait fait un mix. Le mix était pas mauvais, je me souviens qu'Izzy l'aimait beaucoup. (mais le groupe a préféré Steve et Mickael)
On est resté avec eux pour mixer l'album pendant deux semaines Axl, Izzy, Moi, Alan Niven et Tom Zutaut, nous étions retourné à New York au Parker Meridien dans midtown jusqu'à ce que ça soit fini.

(A suivre)

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