Tout comme un autre groupe dont le nom comporte quatre mots (Bullet For My Valentine), Glamour Of The Kill aime mélanger le côté emo pop du chant avec le heavy metal de la musique. Le quartette signe début 2011 son premier album qui laisse entrevoir de belles dispositions, même si l'affranchissement des influences semble encore loin... Davey Richmond et Mike Kingswood viennent pour la deuxième fois de leur vie à Paris nous parler de leurs débuts.

Glamour Of The Kill est un nouveau groupe quasi inconnu en France. Pouvez-vous vous présenter ?
Davey Richmond : Je suis Davey, et je joue de la basse et je chante pour Glamour Of The Kill !
Mike Kingswood : Je suis Mike, je joue de la lead guitare tout en faisant quelques choeurs.
D. R : Nous avons commencé en 2007 et nous jouions devant à peu près personne (rires). Nous avons fait un EP, Through The Dark They March, qui nous a lancé au niveau national. Nous avons engagé un manager à ce moment-là puis commencé à jouer dans des festivals et de plus gros concerts. Nous avons ouvert pour Avenged Sevenfold, As I Lay Dying, Bullet For My Valentine, DragonForce, etc.

Il me semble que certains de ces groupes sont ceux qui vous inspirent le plus...
M. K. : Oh oui ! Ce sont nos idoles ! Nous étions assez jeunes quand nous avons joué pour Bullet For My Valentine. J'avais dix-sept ans, je crois. Quand j'ai vu Matt Tuck pour la première fois, je n'en revenais pas (rires). Pareil pour Avenged Sevenfold : j'accordais ma guitare, je lève la tête et le groupe est là !

Qu'avez-vous appris aux côtés de ces groupes expérimentés ?
D. R : Leur façon de s'adresser au public est très impressionnante. Ca nous pousse à faire mieux. Quant aux compositions, c'est la même chose. Leur répertoire est tellement plein d'excellents morceaux qu'il est difficile de ne pas s'en inspirer quelque peu.

Si vous n'aviez pas parlé de vous-mêmes de Bullet For My Valentine, je l'aurais fait. The Summoning ressemble quand même comme deux gouttes d'eau à leur premier album... Pour vous, c'est plutôt un compliment ou une comparaison qu'il va falloir supporter jusqu'à ce que Glamour Of The Kill raccroche les gants ?
M. K. : Nous n'avons jamais eu en tête de faire la même chose que Bullet For My Valentine mais c'est un compliment car nous admirons ce qu'ils font. C'est plutôt bien que nous rappelions un groupe qui a vendu des millions d'albums et qui a conquis le monde (rires).
D. R : C'est vrai que c'est plus un compliment qu'une insulte.
M. K. : Au Royaume-Uni les comparaisons commencent à s'estomper. Nous avons commencé à nous faire connaître plus tôt là-bas donc nous savons que ça prend environ trois ans pour faire taire ces comparaisons. Maintenant que nous nous lançons à la conquête du reste de l'Europe je pense que ça va recommencer (rires).

Comme je le disais, vous me rappelez surtout leur premier album. Bullet For My Valentine a fait deux autres disques par la suite et a sacrément évolué. En tant que fan, vous appréciez la trajectoire qu'ils ont suivie ?
M. K. : Oui. J'aime leur côté pop. Scream Aim Fire a mis trois ans à sortir car ils ne voulaient pas refaire The Poison et cela a nécessité un peu de temps. J'ai bien aimé ce disque ainsi que Fever qui est sorti l'année dernière.

Votre autre influence est Avenged Sevenfold, mais elle est plus idéologique que musicale, non ?

M. K. : Je préfère être un clone de Bullet que d'Avenged car chez eux le niveau technique est tellement élevé qu'il faut pouvoir assurer et suivre ce qu'ils font (rires) !
D. R : Plein de groupes copient Avenged et ça ne marche pas. Ce sont des musiciens tout bonnement hors du commun. Nous sommes un groupe qui se nourrit de pas mal d'influences différentes mais je suis d'accord pour dire que les deux groupes dont nous venons de parler sont les principales.



The Summoning présente quelques passages acoustiques et il me semble que le groupe apprécie grandement les sessions acoustiques promotionnelles. Est-ce qu'il y a des chances de voir ce côté se développer à l'avenir dans vos chansons traditionnelles ? Sur le second album ?
D. R : Pas mal de gens nous disent cela. Je pense effectivement que nous allons explorer les possibilités des guitares acoustiques. A mon avis c'est quelque chose qui va nous plaire davantage à mesure que nous mûrissons en tant que musiciens.
M. K. : Pas plus tard qu'hier soir, nous avons bu quelques bières et nous avons écrit quelques trucs assez sympas. A voir, donc, mais je suis pour ! C'est peut-être encore un peu tôt car nous ne voudrions pas que les gens croient ou pensent ? que nous sommes un groupe acoustique (rires).

En quoi les chansons que vous composez maintenant diffèrent-elles de celles de The Summoning ?
D. R : Nous avons trouvé notre son sur The Summoning. Nous pouvons construire quelque chose d'intéressant à partir de cela. A nous de gagner en maturité à présent. Nous avons pas mal d'options. Aller plus loin dans les tonalités sombres, par exemple. Tout est possible : notre groupe est une pâte à modeler. Même si on malaxe le tout avec vigueur ça restera une pâte à modeler ! C'est la même chose avec Glamour Of The Kill.

Vous n'avez pas fait de concept album. C'est une idée qui vous séduit ?

D. R : Pour le moment nos paroles s'inspirent simplement de thèmes qui nous plaisent. Rien de très personnel car nous n'avons pas de petites amies qui nous inspirent (rires). A voir après quelques mois sur les routes ! Un concept album serait intéressant. Il nous faut encore boire pas mal et nous tordre l'esprit pour obtenir quelque chose qui soit suffisamment psychédélique et barré pour accoucher d'un concept album (rires).


Glamour Of The Kill – The Summoning
Afflicted Music
www.gotk.co.uk
Glamour Of The Kill, The Summoning