Azazello a écrit :
Mais bon j'arrête de parler de ce genre de faits divers sinon on va croire que j'ai des problèmes psychologiques ou pire que je suis de droite...
Note que tu es *le seul* à parler de problèmes psychologiques ici.
Fozzie a écrit :
Là, on aura quand même essayé de toutes nos forces d'éviter.
Mais Azazello nous tente !
J'avoue être le premier à avoir politisé le débat sous couvert d'humour.
Et je persiste et signe. On voit très bien en France où nous mènent ce genre de faits divers!
Fait divers => émotion => condamnation unanime => intervention de notre président => proposition de loi => loi sans décret d'application
On est en PLEIN dedans.
Azazello a écrit :
J'ai l'impression que certains ont parfois peur de ce que pense le "peuple", qu'il ne pourrait prendre que des mauvaises initiatives...
Tout en soutenant d'un autre coté les grèves qui sont un mouvements populistes là aussi...
C'est tentant de faire le parallèle entre les deux. Mais ce qui le rend aisé et quasi évident, c'est le nombre d'impasses que tu fais en décrivant deux actions qui n'ont que très peu à voir l'une avec l'autre...
Ce n'est pas "le peuple" qui décide de faire grève. En général c'est une corporation, fédérée par des intérêts communs. L'impact de leurs revendications ne touche pas non plus "le peuple" tout entier, mais leurs conditions de travail. Ce mode d'action est inscrit dans la constitution, il est universellement reconnu comme étant un progrès (pas de polémique
).
Ce n'est pas "le peuple" qui veut tuer les assassins, c'est une frange minoritaire de ce peuple, qui entend modifier le droit au nom d'une forme de justice qu'ils jugent plus adaptée.
Les intérêts et les implications sont totalement différents dans ces deux cas.
Ben_guitariste a écrit :
Sans la présomption d'innocence, c'est un peu le stalinisme qui s'installe, le jugement n'étant pas neutre au départ.
Je vois pas trop le rapport avec le politiquement correct.
Tu as peut être des terreurs nocturnes liées au communisme, mais ça ne s'appelle pas stalinisme: ça s'appelle l'arbitraire. C'est quand même un principe fondateur de notre droit, ça n'a rien à voir avec un sentiment de culpabilité, c'est simplement pour assurer une certaine équité de la justice. Evidemment, comme le dit doc, c'est appliqué à géométrie variable... Mais il y a tant de faits divers qui nous rappellent qu'il n'est pas sain d'accuser un gars sans en avoir les preuves formelles que ça devrait nous calmer de ce point de vue là (le premier exemple qui me vient à l'esprit c'est l'histoire de ce pauvre bagagiste à CDG qui n'y était pour rien et qu'on était près à foutre au gnouf parce qu'il avait la gueule de l'emploi, mais il y en a d'autres!).
C'est une question de principe, pas une question de couleur politique, ou de politiquement correct.
J'avoue que dans ce cas là, il est difficile de ne pas appeler l'auteur présumé des faits un assassin...
clarissep a écrit :
Je pense qu'à trop vouloir être les défenseur de la" justice", du bon droit...ben vous poussez pê un peu trop loin...
C'est toujours poussé un peu trop loin quand ça ne sert pas nos intérêts. Mais quand ça t'arrive... C'est une toute autre histoire.
If you think life's a vending machine, where you put in virtue
And you get out happiness, then you're probably gonna be disappointed.
marseillet: ben,oui.j'assume complètement mon status de parasite de la société.
et comme les français ont choisi de faire dans le social,c'est pas demain que je vais prendre le chemin de la boite!!!!!