Citation:
Le vote d’extrême droite, un vote tout terrain…
18Dans ses structures, la géographie électorale de l’extrême-droite reste assez comparable à ce qu’elle était jusqu’à présent. On observe toujours une dichotomie assez tranchée de part et d’autre d’une ligne Le Havre –Lyon- Perpignan. A l’est de celle-ci, Le Pen et Mégret obtiennent leurs meilleurs résultats dans les régions industrielles en crise du Nord-Pas-de-Calais, des Ardennes, de Lorraine et de Picardie (au plan national Le Pen arrive en tête parmi les ouvriers avec 24 % et les chômeurs avec 30 %) mais aussi en Alsace, Franche-Comté et Rhône-Alpes. A ces régions industrielles vient s’ajouter le pourtour méditerranéen qui vote également très fortement pour l’extrême-droite. La présence importante d’immigrés et de pieds-noirs (qui expliquent également en partie les bons scores de la vallée de la Garonne)
mais aussi et surtout le niveau élevé de la délinquance y constituent un terreau particulièrement fertile pour le FN. On observe d’ailleurs que la carte du vote FN/MNR apparaît extrêmement corrélée au plan national avec les statistiques de la délinquance (l’insécurité arrivant largement en tête des motivations des électeurs lepénistes).
19Tout comme l’aggravation de l’insécurité a favorisé la progression du vote FN/MNR dans ses bastions urbains (+ 6 % dans les Bouches-du-Rhône, +5,5 % dans l’Oise) la montée récente de la délinquance en " zone gendarmerie " est sans doute aussi à l’origine de la diffusion spectaculaire du vote d’extrême-droite dans les zones rurales et péri-urbaines.
Ces territoires, jusque là relativement sanctuarisés, se sont trouvés objectivement davantage exposés à la délinquance et c’est également dans ces zones que l’hyper-médiatisation de l’insécurité et des violences urbaines a eu le plus fort impact auprès d’une population peu préparée. Le " recentrage " de son image a sans doute aussi permis à Le Pen de séduire dans les campagnes un électorat âgé, jusque là réticent à voter pour un candidat trop extrémiste. Enfin, les difficultés rencontrées par les agriculteurs (réforme de la PAC, vache folle) ont également joué en sa faveur (18 % dans cette catégorie contre 11 % en 1995). Au total, et c’est là une nouveauté, les communes rurales constituent aujourd’hui le meilleur terrain pour l’extrême-droite (20 % des voix contre 15 % en zone urbaine) et ce malgré la concurrence de CPNT (illustration de cette compétition territoriale : Saint-Josse arrive en tête dans toute une série de cantons situés juste à la périphérie de territoires où Le Pen se place premier : arrière-pays biterrois, région de Nyons et Forcalquier, Haut-Var etc…).
20Par un phénomène de contagion spatiale, cette diffusion du vote d’extrême-droite en milieu rural a pris toute son ampleur dans les zones situées à proximité des fiefs traditionnels du FN : arrière-pays languedocien, Ardèche, Lozère, Saône-et-Loire, Nièvre, Orne, Sarthe etc… ...
Tiré de ton lien également, ne montrer q'une partie de l'analyse est un peu falacieux...
Le vote lepen est corrélé avec la délinquance même si, comme la délinquance, il s'étend maintenant aux campagnes.
Je persiste donc, on est loin de cette sentence, qwue l'on peut donc appeler, oui, un lieu commun:
Citation:
Les votes FN les plus élevés se retrouvent dans la campagne et non dans les villes ou banlieues.
Fabienm a écrit :
l'arroseur arrosé
Dans le genre j'apporte rien, ça aussi c'est d'une utilité foudroyante...