Monsieur M a écrit :
Redstein a écrit :
Bien sûr que cette mise en doute "tend à rejoindre la religion ou une secte quelconque" : c'est l'un des principaux chevaux de bataille de ce genre d'organisation.
Que les organisations religieuses militent contre l'avortement veut-il dire que tous ceux qui militent contre l'avortement sont des religieux ?
Pas nécessairement, du moins en théorie - mais cela veut certainement dire qu'ils partagent avec des religieux une caractéristique suffisamment importante pour qu'on puisse légitimement les « mettre dans le même sac ».
Ceci étant dit, à part des gens à la sensibilité religieuse hypertrophiée ou soucieux de se concilier un électorat de ce type, qui d'autre milite donc en ce sens ?
Monsieur M a écrit :
Redstein a écrit :
Monsieur M a écrit :
Après, à Dodo d'étayer un peu plus son attaque d'une simple question de bon sens, au sens le plus empirique du terme : en France, de fait, avoter n'est pas tuer, le foetus n'y est donc effectivement pas considéré comme un individu à part entière. Après, c'est comme cela en France depuis le XXè siècle, et on pourrait à bon droit en discuter la légitimité.
Tu vois, tu admets implicitement que tu aurais pu faire l'économie de ta critique à mon égard
Ce qui m'énerve un peu c'est ta manie d'accuser de religieux un peu à tord et à travers, j'en ai moi-même fait les frais -
Ah, il arrive qu'on se comprenne de travers, toi et moi...
Mais encore une fois : je me base sur les prises de positions les plus significatives. En d'autres termes : si ça a le goût, la couleur et l'odeur d'un étron (ce n'est qu'un exemple)...
...il y a de fortes chance pour qu'on ait affaire à un étron...
Monsieur M a écrit :
je n'ai d'ailleurs pas d'autres affinités avec Dodo : je ne suis pas "pour" ou "contre" l'avortement, il est là et c'est pas plus mal pour certains ; et lorsque
je dis que l'enfant en gestation est un parasite, je ne suis qu'à moitié ironique (ou pas du tout d'ailleurs).
Tu l'auras lu plus haut, nous sommes tout à fait d'accord sur ce point. S'il s'agissait d'autre chose que de
parasitisme, des siècles de conditionnement social et hormonal auraient-ils été nécessaires pour que tant des femmes puissent envisager sereinement une telle invasion de leur espace intime ?
Bref, il assez surréaliste que ce vieux débat sur l'avortement soit toujours là, comme on l'a fait remarquer - mais...
Ce qui pourrait être intéressant, ça serait de voir pourquoi on doit encore de nos jours recourir aussi souvent à l'avortement - ou pour poser la question différemment :
comment se fait-il que la contraception fasse si peu de progrès ? Tout comme la recherche contre le SIDA, bien sûr, et en somme tout ce qui touche à des rapports humains toujours considérés comme sales par un sacré paquet de monde. Je suppose qu'il s'agit là de domaines de recherche pas du tout prioritaires ?