Marco Biazzi (Lacuna Coil)

Publié le 25/12/2006 par Nicolas Didier Barriac
Auréolé de son succès américain, Lacuna Coil a franchi un nouveau cap avec Karmacode, un album se situant dans la continuité des précédents tout en étant encore plus facile d’accès, comme le démontre la date dans la salle mythique de l’Olympia. Quelques heures avant son entrée sur scène, Marco Biazzi, un des guitaristes, a pris quelques minutes pour nous parler de l’actualité du groupe.

Guitare Live : L’Olympia est la salle la plus emblématique de France et n’est pas spécialement connue pour ses concerts de metal. Quel effet cela te fait de jouer ici ce soir ?

Marco Biazzi : C’est vrai, même ma mère m’a parlé de cet endroit ! Je sais qu’il y a surtout des groupes de pop ou des spectacles qui se jouent ici mais c’est un honneur pour nous que de nous y rendre. En fait, peu importe la salle, nous aimons toujours venir en France. Hier nous avons joué à Clermont-Ferrand, et avant-hier à Bordeaux. A Paris, j’ai de bons souvenirs de concerts donnés à La Locomotive ou à l’Elysée Montmartre en compagnie de Moonspell. Je pense qu’en ce moment nous méritons d’accéder à des salles plus importantes. C’est donc avec un plaisir certain que nous allons jouer ce soir.

Guitare Live : C’est aussi la première fois que vous venez chez nous en tête d’affiche…

Marco Biazzi : C’est vrai ! Avec Moonspell d’une part et Sentenced de l’autre, nous nous partagions l’affiche alors que cette fois-ci, nous sommes seuls avec un ou deux groupes d’ouverture. Je suis donc doublement excité ! En plus, comment ne pas ressentir une certaine émotion en voyant l’entrée de la salle avec notre nom inscrit en lettres énormes ?

Guitare Live : Votre dernier album, Karmacode, est sorti depuis quelques mois. Qu’en retiens-tu ? Votre maison de disques plaçait pas mal d’espoirs dans ce disque ; est-ce que les retombées ont été à la hauteur ?

Marco Biazzi : L’album se vend très bien puisque nous en avons déjà écoulé 250 000 exemplaires. Ca correspond à la moitié des ventes de Comalies en quatre ans donc c’est franchement un bon score. Musicalement, nous sommes très satisfaits de l’album en particulier en ce qui concerne la production. Nous travaillons d’arrache-pied pour promouvoir ce disque car nous avons déjà tourné aux Etats-Unis avec Rob Zombie et nous avons participé aux festivals d’été. Maintenant, nous allons participer à l’Ozzfest américaine et pour la première fois nous nous produirons sur la main stage (scène principale, ndr). Nous grandissons pas à pas avec les moyens dont nous disposons. Ce n’est pas toujours simple car nous n’avons pas une major derrière pour nous financer.

Guitare Live : Depuis quelques années, votre réputation s’est développée aux Etats-Unis. Est-ce que cela , ou les efforts qu’il a fallu faire pour y arriver, ont eu un effet négatif sur votre popularité en Europe ? Car les groupes qui peuvent jouer sur les deux tableaux à la fois sont finalement plutôt rares et généralement bien plus gros que vous (Metallica, System Of A Down, etc) ?

Marco Biazzi : Je ne peux pas me mettre à la place de nos fans mais je pense qu’ils nous soutiennent toujours autant. Au vu des concerts que nous avons donnés depuis quelques jours en Europe, je peux même affirmer que notre public européen est bien présent et très content de notre show. Les gens ici ne nous ont pas oublié même si nous avons passé beaucoup de temps à tourner aux Etats-Unis. J’aime beaucoup jouer en Europe car ici au moins il n’y a pas besoin de prendre l’avion entre deux concerts (rires) ! Et puis aux Etats-Unis, il n’y a pas beaucoup d’endroits comme l’Olympia… Même si notre concert n’est pas complet, jouer nos nouveaux titres ici va me faire très plaisir !

Guitare Live : Quels sont tes moins bons souvenirs de tournée ?

Marco Biazzi : Je n’en ai pas tellement. Je me souviens simplement d’une tournée avec Grip Inc où nous n’avions pas assez de place sur scène à cause de la batterie énorme de Dave Lombardo. Un jour nous étions dans une salle minuscule en Suisse où la scène avait la forme d’un triangle. Il était impossible de caser tout le monde sur scène et du coup l’autre guitariste et moi avons dû jouer en plein milieu de la fosse ! Nous n’avions pas de retours, juste le son de la salle ; c’était vraiment dur ! La tournée avec Lacrymosa il y a cinq ou six ans n’était pas mauvaise mais nous nous déplacions en camionnette… Je te laisse imaginer les conditions de vie que cela implique…

Pour en savoir plus

Le site de Lacuna Coil :
http://www.lacunacoil.it
Century Media - EMI

Pour en savoir plus, retrouver l'intégralité de l'interview dans Guitare Live 23 de décembre 2006

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