Naosol & Waxx, de Pete Doherty aux Musclés

Nicolas Didier Barriac - Le 10 Mai 2012

Guitariste.com
Les jeux vidéos et la musique ont toujours entretenu un lien étroit. Dernier exemple en date : Naosol & Waxx, le duo français dont la musique propose un mélange libre de folk, country et rock. Une approche qui les voit traîner une étiquette de Black Keys français. Mais alors que les américains récoltent enfin les dividendes de leur dur labeur, un tel spectre peut-il se transformer en bonne étoile ? Éléments de réponse avec Naosol, les 50% du groupe les plus bavards.

Le label participatif de votre précédent album (Spidart.com) a fait faillite en 2010. Vous avez ensuite monté votre propre label. Qu'est-ce qui vous a poussé dans cette voie plutôt que de rejoindre une structure établie ?
Naosol : En fait, Kapriel Records est un label qui a été monté en 2006 (par Waxx) avec lequel on travaille depuis bien longtemps. Jusqu'à maintenant on bossait notre Emission web "Naowaxx world" avec eux. Notre EP « Jim, Class Hero », qui est sorti en 2011, était également chez Kapriel Records, c'était la suite logique .

L'album s'appelle « Game Over ? ». Vous avez une culture fortement ancrée dans les jeux vidéos ?

N. : On est très branchés jeux vidéos, c'est clair ! On « geek » nos vieilles Nintendo en bichonnant nos vieilles guitares vintages ! « Game over ? » ça signifiait pas mal pour nous finalement, entre notre ancien label qui se casse la gueule et d'autres événements, on a décidé d'arrêter de faire mumuse et de sortir nos tripes sur cet opus.

La pochette du disque est assez spéciale... Comment en êtes-vous arrivé à ce résultat ?
N. : C'est une amie à nous qui s'appelle Alizé Meurisse qui l'a réalisée. Elle a fait des superbes pochettes pour Babyshambles et le dernier Pete Doherty, en plus d'écrire de très bons romans. Elle nous a suivis pendant l'enregistrement de l'album et on lui a inspiré cette pochette qu'on adore. C'était assez évident pour nous, on ne s'est pas posé de questions.

Musicalement, comment définir « Game Over ? » par rapport à « 1968 » ?

N. : Les albums c'est comme des albums photos, « 1968 » c'est notre naissance dans l'industrie de la musique. Rétrospectivement on était deux pandas lâchés dans la fosse aux lions, on y a mis tout notre cœur et notre candeur. Pour « Game Over ? » c'est différent, on savait ce qu'on voulait et ce qu'on avait vécu. c'est un album plus brut et plus dur. Les pandas sont devenus des gorilles.

Il y a une photo au dos de Game Over où vous portez un t-shirt Motley Crue. La scène metal, c'est quelque chose que vous aimez ?
N. : On trouve du bon partout. Un bon riff de Tony Iommi ou Kirk Hammett, une grosse frappe de John Bonham et une bonne gueulante de Bon Scott ça c'est du lourd. Après le metal on en joue pas et ça reste très vaste, entre l'indus et le math rock il y a un monde.

Est-ce que comme Motley Crue, vous avez des histoires de groupies dingues qui verront le jour dans une autobiographie adaptable à Hollywood ?

N. : Tu veux une exclu ?? On dort dans un queen size après chaque date, bras dans les bras en toute hétérosexualité !

Turn Around et Banana Frankenstein sont les morceaux que vous mettez en avant pour le moment. Sont-ils à vos yeux les meilleures chansons de l'album ?
N. : On a composé une vingtaine de morceaux pour l'album et on en a sélectionné douze sur l'album parce que c'était nos préférés. Banana Frankenstein et Turn Around en font partie (rires).

La reconnaissance (enfin!) à grande échelle des Black Keys, ça vous inspire quoi ?

N. : C'est la suite logique de 60 ans de rock ‘n’ roll comme The Whites Stripes, The Kills, et plein d'autres. Ca fait plaisir de voir que des purs groupes marchent. Après, respect aux autres aussi : David Guetta reste la suite logique des Musclés et de Patrick Hernandez !

Vous avez joué en première partie de Lynyrd Skynyrd à Paris. Comment cette opportunité s'est présentée et comment décrirez-vous cette expérience ?
N. : C'est notre ancien label qui avait des connexions et qui nous a servi cette date sur un plateau. Pour tout dire je pense que c'est la plus grosse pression qu'on a subie avant de monter sur scène et aussi notre plus grand kiff ! Inoubliable.

Quel est votre programme pour le restant de l'année ?

N. : Faire vivre cet album sur scène, l'amener le plus loin en espérant taper le boss de fin.


Naosol & Waxx – Game Over?
Kapriel Records
www.myspace.com/naosol 

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