Test Walrus Audio Julia

Publié le 05/07/2019 par Alexandre Criado
Faut bien le dire, ça fait quelques mois que je vous rebats les oreilles avec du produit de chez cette petite boite ricaine de passionnés. Mais on est comme ça ici, quand des gens passionnés nous partagent des produits avec une qualité et une originalité qui ne se démentent jamais, ben on a envie d'en parler, forcément ! Après vous inquiétez pas ce test sera le dernier de la série. On reviendra un jour ou l'autre sur la marque, mais bon, faut varier les plaisirs. Bref, après Lillian, je vous présente Julia, une pédale de chorus déjà plus ancienne dans le catalogue de Walrus, mais qui mérite qu'on s'y attarde un peu.

La Morse-dulation 

La marque à l'animal bien doté (au niveau des dents, hein...) ne déroge pas à ses règles et d'une boite, contenant également un petit médiator et un autocollant, on sort une jolie pédale légère mais qui semble solide, aux couleurs psychédéliques et à la décoration originale. À en croire celle-ci d'ailleurs, on peut envisager que Julia soit une espèce d'humano-batracien hybride sortie tout droit d'un marais du nord des USA sous la plume dingue de Lovecraft... mais je spécule, je spécule.

On a deux LEDS blanches sur la face avant l'une indiquant si la pédale est enclenchée, l'autre pulsant au rythme du "rate" choisi. C'est toujours utile et esthétique, même si encore une fois je reproche à ces lumières blanches bien trop puissantes de chercher à nous brûler les yeux pour nous cacher la vérité du complot sioniste Illuminati reptilien, qui nous fait croire que la terre est plate en nous injectant du chemtrail en vaccin.

Aie, mes yeux.

Ah tiens, une chose que j'ai oubliée de préciser dans mes précédents tests, les boiboites de chez Walrus sont dépourvues de tout logement pour pile. Ça peut être sujet à débat, mais pour moi c'est un réel progrès, l'alimentation par piles est un vecteur de pannes et de manque de stabilité dans le son. On notera aussi que l'absence de pile permet de gagner en poids et en encombrement dans les pédales, ce qui n'est pas plus mal ! Au pire pour qui veut vraiment un board nomade, il existe maintenant de très bons blocs d'alimentation rechargeable, et pour les psychopathes du "oui mais non le vrai son de ma feuze il est avec une pile saline Duramou de 1987 à un degré d'usure de 89,3%" certains techs proposent des alimentations à pile externes, à monter sur le board, plus faciles à gérer que démonter sa pédale toutes les trois répètes... 

Le franc chorus

En plus des traditionnels réglages inhérents à tout effet de modulation (rate et depth) nous avons un switch de forme d'onde, et deux boutons "lag" et "d-c-v" ce qui, avouons-le bien, n'est pas super parlant (en même temps une pédale qui parle c'est une talk box HAHAHAHAHA. Hum.)

En jetant un œil sur le mode d'emploi, on comprend un peu mieux. Le Lag est grosso-modo un réglage de pre-delay, qui influera donc sur le décalage entre le signal d'origine et le signal modulé, pour un effet plus ou moins ample. Le "D-C-V" est simplement un réglage dry-wet qui nous permet dans le cas présent de jouer avec subtilité entre un chorus léger, un chorus marqué ou carrément un effet de vibe. Oh mais alors... D-C-V... Dry Chorus Vibrato ! Scooby j'ai compris, tout s'explique ! *ricanement de chien ridicule*

La vie, brassons

Une fois branchée, la Julia tient ses promesses et livre ce qu'on peut typiquement attendre d'un chorus analogique fabriqué par des jeunes branchés de l'Oklahoma : une modulation chaude, organique, avec un vrai grain, sans toutefois sentir la copie conforme d'un modèle vintage. À mes oreilles, la paternité de conception avec la Lillian Phaser est assez claire !

Comme souvent avec les Chorus mono, l'effet de spatialisation est faible voir nul, sur des réglages légers avec un faible rate et lag, on a plus un grain qu'un effet de doublage, mais c'est intéressant et musical car on conserve une vraie clarté sonore. Inutile donc de chercher le chorus bien kitschos années 80, ce n'est pas son domaine ! À titre personnel, j'ai apprécié la Julia sur les réglages plus psychédéliques, avec un rate et un lag élevés et le DCV dans la seconde moitié de la course du potard, et balancer des accords ou des arpèges lâchés... C'est une pédale qui impose son style, mais qui le fait avec bonheur !

Extraits audios :

Guitare Yamaha RG421DL, micros Tom Anderson, Ampli Yamaha DG80, Walrus Julia dans la boucle d'effets. Sortie directe et Simulation de HP Two Notes Torpedo WOS

 

Conclusion

La marque nous propose ici encore une pédale bien sympathique, bien conçue, typée mais riche en options et réglages, pour un prix de 205€ somme toute très raisonnable, dans la moyenne basse des machines de ce niveau de qualité. Je valide, encore une fois !

Les plus

 - Prix
 - Réglages
 - Le son, particulièrement en vibe et sur les réglages accentués

Les moins

 - Ne plaira pas à tout le monde
 - Pas stéréo, mais c'est une critique subjective
 - Les LED qui font aussi projecteur antibrouillard

 

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