Positive Grid définit le nouveau standard de l'ampli numérique avec le Reactor

Publié le 08/06/2026 par Julien Bitoun
La marque américaine avait fait partie des pionniers de la démocratisation des simulations de qualité avec le Bias, mais elle frappe encore très fort avec Reactor, un ampli numérique qui peut analyser vos besoins sonores et concevoir une chaîne de son sur mesure en quelques secondes.

Les sons que nous utilisons sont souvent inspirés de matos datant des années 60 ou 70, mais l'évolution de la manière de reproduire ces sons avec toujours plus de facilité et dans des formats toujours plus pratiques est très impressionnante. Quelques semaines après le Blackstar Beam Mini qui donnait accès à une bibliothèque de captures d'amplis absolument dantesque, voici la réponse de l'autre côté de l'Atlantique. Positive Grid était un peu resté à la traîne avec son très bon ampli Spark 2 sorti en 2024, et il fallait de quoi lutter dignement contre les dernières évolutions du Katana de Boss ou de la gamme ToneX de IK Multimedia.

Positive Grid Reactor 100 - Voir chez Thomann

Le nouveau Reactor est un peu plus cher et un peu plus gros que le Spark, et il fait ainsi la transition entre ampli de bureau et ampli pouvant potentiellement être ramené sur scène ou en local de répète. Il existe d'ailleurs dans deux puissances selon l'utilisation prévue, 50 ou 100 watts, sachant que dans les deux cas le haut-parleur fait 12 pouces et surtout que la puissance peut être réduite à 1 ou 25 watts. On a pas mal de contrôles sur le panneau au-dessus (nous allons y revenir), mais comme pour la plupart des amplis actuels, le gros du boulot se fait via une appli sur smartphone. Et c'est là que le Reactor a de quoi épater : selon un processus d'Intelligence Artificielle déjà vu sur leur plugin BIAS X (que Positive Grid appelle Amp Intelligence pour éviter l'odeur de soufre associée à l'IA), vous pouvez décrire le son que vous souhaitez et l'appli crée une chaîne sonore sur mesure en quelques secondes. Reactor fonctionne donc à la manière d'un prompt, mais avec des presets, et ce de quatre manières différentes : en donnant une description écrite de ce que vous cherchez, à partir de la photo d'un rig, en lui faisant écouter un morceau, ou encore en partant d'un preset existant pour l'adapter à vos besoins. Dans les quatre cas, c'est une excellente manière de passer plus de temps à jouer qu'à apprendre à vous servir d'une interface de programmation.

Positive Grid Reactor 50 - Voir chez Thomann

Une fois que vous avez le son qui vous satisfait, vous pouvez ensuite le modifier à partir des réglages sur l'ampli : chaque ampli virtuel a six modes de fonctionnement selon le degré de gain que vous cherchez (Clean / Warm / Grit / Crunch / High Gain / Extreme), vous avez ensuite une EQ trois bandes, un gain, un master, un accès direct aux six blocs d'effets intégrés (Drive / Comp / Gate / Modulation / Delay / Reverb) ainsi qu'un volume général. Ces différents blocs peuvent être réorganisés dans n'importe quel ordre selon le preset, tout comme la boucle d'effet externe dont le chaînage est modulable. Il y a aussi huit presets directement accessibles depuis l'ampli (sinon il faudra le footswitch dédié en option), ainsi que deux switches qui agissent sur le caractère général de l'ampli, Push/Smooth et Heat.

Du côté de la connectique, Positive Grid n'a pas lésiné non plus, puisqu'en plus de la boucle d'effets évoquée plus haut, on a une sortie ligne jack, une sortie casque mini jack, une interface audio en USB-C, du MIDI in, et une entrée directe de l'ampli de puissance. Il paraît peu probable qu'une fonction vitale vous manque, bien au contraire ! Décidément, la guerre que se font les marques d'amplis à l'heure actuelle nous aura amené de très belles choses.

Plus d'infos sur le site de Positive Grid.

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