Si le nom de Billie Joe Armstrong ne vous évoque rien, celui du groupe où il officie en tant que guitariste et chanteur va vous mettre sur la bonne piste audio : Green Day. Ce groupe de punk rock californien qu'a connu son premier gros succès en 1994 avec l'album "Dookie", album vendu tout de même à plus de 20 millions d'exemplaires sur le sol américain. Un exploit pour le genre. S'en suivront de nombreux albums, dont le remarqué "American Idiot" en 2004. Green Day affiche à ce jour quelque 75 millions d'albums vendus, fruits d'une longue carrière et d'une période d'adolescence qui le fut tout autant. Billie Joe n'est donc ni cowboy ni astronaute, mais bien un Californien bruyant, rebelle, chanteur et guitariste à ses heures.
Valeur sûre du registre, Green Day est passé sur la fameuse scène de la mi-temps du Super Bowl (finale annuelle de la ligue de football américain : la NFL) en ce début d'année. Lors de ce bref concert, les aficionados de Billie ont remarqué que le guitariste utilisait un étrange Marshall bleu ciel. En ce 13 juillet, fin d'un suspense (quasi) insoutenable. Les rumeurs et spéculations diverses et variées peuvent cesser de bouleverser notre quotidien (du moins celui des fans) : il s'agit bien d'un modèle signature.
On ne parle pas d'un simple endorsement où le musicien utilise du matériel de la gamme d'un fabricant, mais bien d'une version dont le circuit (donc le son) a été customisé en collaboration avec le guitariste. Cela donne naissance à une version "unique" dérivée du classique 1959WH ; avec plus de gain, des basses plus tendues et une saturation dite "percutante". Ces spécificités sonores sont directement inspirées du son de la période "Dookie".
Côté fabrication, cette tête est câblée à l'ancienne, c'est-à-dire à la main (donc très qualitative et facile à entretenir). Le tolex est bleu ciel, à l'image de la première guitare du jeune Billie (nostalgie d'une jeunesse lointaine ?), les panneaux sont en laiton et argent avec marquages spécialisés et signatures à l'avant et à l'arrière. Du classique pour la cosmétique des modèles signature du fabricant.
Ce qui l'est moins : il n'y a pas de baffle spécifique à ce modèle. C'est à vous de lui associer les gamelles et le cab qui vous conviennent le mieux. L'ampli, dans la grande tradition des "plexi", développe 100 W, gage d'un solide headroom et d'une belle dynamique au jeu. C'est également la puissance idéale pour décoller le papier peint et fâcher le voisinage si l'on en abuse. Les audioprothésistes en sont également fans et ne manqueront pas de venir vous proposer leurs services à la fin de chaque concert ambitieux. 100 W lampe, ça peut sonner très fort. Vous voilà prévenu.
Caractéristiques techniques
• Puissance : 100 W
• Lampes : 3 × ECC83 (préamplification) et 4 × EL34 (amplification de puissance)
• Canaux : 1
• Réglages : Presence, égalisation 3 bandes, Master Volume, Gain
• Sorties haut-parleurs : 2 (sélecteur d'impédance 16 Ω / 8 Ω / 4 Ω)
• Entrées : 2 (High et Low)
Caractéristiques physiques
• Poids : 20,1 kg
• Largeur : 741 mm
• Hauteur : 294 mm
Marshall nous avait habitués à des modèles signature "Guitar Hero" comme Slash, Joe Satriani, Zakk Wylde, Kerry King... Ce sont désormais des personnalités un peu plus "mainstream" qui semblent intéresser le service marketing du fabricant. D'ailleurs, l'ami Billie Joe Armstrong n'en est pas à sa première collaboration avec la marque, il est récemment apparu dans la campagne de lancement du casque (audio) Monitor III ANC. Ils sont visiblement faits pour s'entendre.
La 1959BJA Billie Joe Armstrong Artist Signature sera disponible à partir du 21 juillet 2026 contre quelques trébuchants 3 699 €. Être un punk californien d'importation demande visiblement un beau budget et... un baffle. Marshall ayant pour bonne habitude de faire des modèles signature intéressants et avec de la personnalité, il est rare que ces derniers ne finissent pas collectors. Jetez donc une oreille si vous en avez l'opportunité.
Plus d'infos su le site de Marshall.