Ibanez Xiphos XPT 700, couleur caméléon

Publié le 03/06/2008 par Guitare Live
Lorsqu'on recontre la Xiphos, la première chose que l'on remarque c'est sa couleur particulière. Probablement une manière pour Ibanez de démarquer la Xiphos de ses concurrentes. Pour un prix avoisinant les 800 €, la XPT 700 se positionne avec force sur le créneau des guitares aux formes agressives et au son metal.
Esthétique

Il n'y a pas à chercher longtemps, l'Ibanez Xiphos XPT700 est une très proche copie des modèles Warrior de chez Jackson. Cependant, pour se démarquer franchement, Ibanez a pris le risque d'associer à cette forme, plutôt éloignée des standards, une finition pour le moins étonnante : le caméléon.
Non, la Xiphos ne va pas se confondre avec votre canapé si vous la posez dessus, mais le principe reste assez proche. Les pigments de la couleur de la guitare reflètent une lumière différente selon l'angle de vision, ainsi la guitare peut se colorer en rouge ou en vert en passant par le jaune (pour la finition rouge caméléon, il existe une seconde finition bleu caméléon et une finition gris caméléon pour la version sept cordes de la Xiphos). Le choix des couleurs est surprenant ! On a parfois l'impression de se retrouver avec une guitare jamaïquaine aux formes agressives. Le concept m'a un peu échappé sur le coup... Mais la surprise passée, il est indéniable que cette guitare a une personnalité propre. Elle est d'autant plus surprenante qu'elle est, outre la touche, entièrement recouverte de cette peinture originale. Si Ibanez a fait le pari de se démarquer avec cette guitare, c'est gagné ! Coup de grâce esthétique, une tête reverse Ibanez vient ajouter au côté extra-terrestre de cette guitare.
 


Confort de jeu
Malgré sa forme peu classique, la Xiphos reste une guitare très bien équilibrée. Elle se prête aussi bien au jeu assis que debout. Les cornes plus importantes offrent un équilibre et permettent même, surtout pour la corne supérieure, de caler son bras dessus. L'accès aux aigus est lui aussi impeccable, grâce à une découpe importante dans le sur-aigu et au manche wizard collé. Jouer dans la dernière partie du manche devient une partie de plaisir. Le manche collé, en plus de procurer de bonnes sensations de jeu, permet aussi de garder un très bon sustain. Il est dommage d'ailleurs d'avoir équipé cette guitare d'un vibrato Floyd Edge III qui vient manger quelque peu le sustain et de ne pas avoir opté pour un système fixe comme sur la version sept cordes (le vibrato Gibraltar custom est présent sur la XPT707FX, mais pour d'autres problématiques).
Il reste néanmoins à s'habituer au manche rouge caméléon. J'ai personnellement eu un peu de mal à me faire à cette particularité. Si vous n'aimez pas les manches peints, la XPT700 risque de vous rebuter fortement. Il faut tout de même admettre qu'au bout de quelques heures de jeu, l'œil s'habitue au changement de couleur. En somme, rien de grave.

 

Électronique
Partie intéressante de cette guitare car la série X, dont est issue cette guitare, était la première équipée de micros Dimarzio D-Activator. On était donc impatient de découvrir le résultat sonore. Pas de doute, cette guitare est bien taillée pour le metal lourd. Sortie importante, medium et grave très présents tout en gardant une bonne dynamique. Contrairement à certains autres micros axés metal, les D-Activator sont plutôt chauds et riches. C'est d'ailleurs ce que l'on remarque quand on utilise les sons clairs couplés avec le micro manche. La partie électronique comprend un bouton de volume, un sélecteur de micro et un bouton de tonalité. On se demande la réelle importance de ce denier tellement les micros ont de présence. Si on commence à descendre la tonalité, le son devient trop sourd et baveux. Autant dire pas vraiment exploitable. Un sélecteur micro et un volume auraient, je pense, tout à fait suffi.

Voici quelques extrait sonores, afin d'illustrer mes propos.

Conclusion
Même si la finition est assez inhabituelle, la Xiphos garde quand même une sacrée personnalité. Elle a été dans l'ensemble correctement pensée et se fait la digne concurrente de la Jackson MG Warrior. Les micros sont vraiment convaincants et la prise en main de la guitare s'avère facile et rapide, grâce au manche Wizard devenu standard chez Ibanez. Un défaut supplémentaire que je n'ai pas vraiment souligné dans ce test est la qualité du vibrato. Le Edge III est largement en dessous de ce que propose Ibanez avec le Edge Zero et, pour quelques euro de plus, la guitare gagnerait vraiment en qualité.

la forme
les micros
le confort de jeu
les finitions proposées
les plaques arrières pas bien ajustées
le vibrato Edge III

Prix : 809 €

Spécificités techniques
Forme : Xiphos type Warrior
Corps : acajou
Manche : collé, 5 pièces en érable et noyer
Touche: palissandre
24 cases, frettes jumbo
Électronique : 1 volume, une tonalité et un sélecteur 3 positions
Micros : 2 DiMarzio D-Activator
Vibrato : Edge III
Accastillage : anthracite
Finitions : Rouge caméléon ou bleu caméléon.

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