C'est juste du temps, du travail, de la vie, et un peu de travail, et de la vie, et de l'usure, et de la fêlure, et du travail, et un jour on trouve le secret, l'évidence dérobée à chacun, et à soi tout d'abord, peut–être, pour bien chanter un grand morceau, a master piece of shit, celle qu'on a composée, sortie du ventre au cœur, et upside down, au plus juste de soi, et du voisin patient qui l'attend depuis longtemps et ne le sait pas encore, la plus grande chanson d'amour du dernier siècle, par exemple au hasard, et pas du tout,
and silence too, « to seek a kiss » comme j'entends encore le chanter la Lady in Satin en 1958, à la fin, oui, à la fin.
Love as usual, à même le souffle.
«Wir leben unter finsteren Himmeln, und –es gibt wenig Menschen. Darum gibt es wohl auch so wenig Gedichte. Die Hoffnungen, die ich noch habe, sind nicht groß. Ich versuche, mir das mir Verbliebene zu erhalten. »
Paul Celan, 18 mai 1960, Lettre à Hans Bender.