bobofran a écrit :
Les pistols (...) ça devait coller une sacrée tarte à l'époque ... (...)
La voix et la présence scénique de Johnny Rotten, qu’on n’appelait pas encore Lydon, étaient proprement stupéfiantes, même dans le Grand Bordel du Chalet du Lac, un thé dansant pour après-midis de retraités, reconverti ex-abrupto en haut lieu d'une génération et de son iconoclasme musical.
Cela dit, dès ce moment, Paul Cook et Glen Matlock, c’était en effet du solide, du très très solide.
Ce qui n’est pas pour diminuer le mérite de Steve Jones.
Et le
«Never Mind...» est un disque excellemment produit, par un des plus grands sorciers de l’époque, Chris Thomas, assisté de Bill Price.
Pour voir ce que Johnny Lydon fit de cette présence et de cette voix hallucinées comme de l’écriture indéniable qui les portaient, il faudrait attendre le 1° album de Public Image Limited et surtout, un an plus tard, en novembre 1979, la
Metal Box, avec ses trois maxis 45t au son tellurique, porté par la dub–basse sismique conçue par Jah Wobble, son ami de longue date et une autre de mes références personnelles, Julian Keith Levene à la guitare et aux synthés (voir ci-dessous
Careering, avec sa Travis Bean Wedge et son Prophet).
Par exemple, des titres comme
Poptones,
Swan Lake,
Albatross dont le format TuTube ne donne qu’un très pâle reflet, ou
Careering, ici en public, pour
"The Old Grey Whistle Test", l’émission rock de la BBC.
«Wir leben unter finsteren Himmeln, und –es gibt wenig Menschen. Darum gibt es wohl auch so wenig Gedichte. Die Hoffnungen, die ich noch habe, sind nicht groß. Ich versuche, mir das mir Verbliebene zu erhalten. »
Paul Celan, 18 mai 1960, Lettre à Hans Bender.