Slash 2 a écrit :
oui pardon de mon erreur! J'ai toujours eu des problème de vocabulaire concernant les 7e! Mais tu sais qu'avec ton poste précedent tu m'as fait comprendre une façon d'apprendre les modes à laquelle j'avais jamais pensé?
Eh bien tant mieux.
En fait, j'ai développé une manière d'enseigner tout ça qui tend à rendre les choses claires très rapidement pour tout le monde. Un jour je mettrai peut-être tout ça en vidéo. En plus quand on fait écouter des exemples guitare en main ou sur un clavier c'est encore beaucoup plus clair.
Malheureusement je n'enseigne plus et je n'ai plus beaucoup de temps, je fais du tech support pour des matériels de studio.
Slash 2 a écrit :
En fait quand tu joue les modes en do, tu vas garder la position en commençant du ré, ça va te donner si je comprends bien le do ionien, le ré dorien, le mi phrygien, etc...
Oui, c'est ça. La gamme majeure "contient" les modes les plus usités, ceux qu'on apprend en premier (même s'il y en a plein d'autres).
Slash 2 a écrit :
Et bien je ne l'avais jamais vu possible comme ça.. Perso j'ai juste renversé les intervalles de notes... Avec le 1T 1T 1/2T 1T 1T 1T 1/2T j'ai juste déplacé ma tonique c'est à dire pour le myxolidien, j'ai pensé le shéma à partir du 5e degres, donc: 1T 1T 1/2T 1T 1T 1/2T 1T...ce qui m'a fait directement apprendre tous les modes d'une même tonalité...Donc j'ai appris par exemple directement, le do ionien, le do dorien, le do phrygien, etc...C'est pour ça que je voyais pas l'interêt d'appeler le myxolidien "mode de Sol" par exemple, puisque chaque mode existe dans toutes les tonalités...JE voyais ça comme une convention "on pense en do"...Maintenant je ne sais pas si c'est la meilleure manière de les apprendre, mais au moins je les connais sur le bout des doigts comme ça, donc, est ce que ça change vraiment quelque chose?
Techniquement - je veux dire pour les doigts - ta manière d'apprendre est la bonne. En plus elle favorise la capacité de reconnaître la couleur des modes indépendamment de la gamme de référence.
Par contre, il est enrichissant de comprendre la relation entre les modes et les fonctions harmoniques de la gamme de référence. Et ce côté là est plus développé en restant dans une tonalité (gamme) donnée.
Les deux approches sont complémentaires. Parce que si on passe par la gamme de référence et les fonctions harmoniques, on comprend tout très bien mais il peut sembler peu intuitif de s'amuser à "bouleverser" les modes (par exemple coller un dorien sur un accord du sixième degré qui correspond par défaut de l'éolien, ou intégrer des notes altérées comme une "neuvième bémol" ou une "onzième dièse" (en langage jazz) sur un accord de dominante, etc).
Par contre, si on ne s'occupe pas des fonctions harmoniques il y a peut-être un certain sentiment de liberté, (genre "voici un accord mineur, je choisis dorien, éolien ou phrygien suivant mon humeur et mes fantasmes du moment, ou encore d'autres choses"), mais on a moins une vue d'ensemble et donc moins de cohérence par rapport à l'ensemble du morceau (genre "tiens, voici un accord du sixième degré sur lequel fonctionnerait un mode éolien, mais je mets un dorien parce qu'on va moduler à la quinte, donc "j'annonce la couleur").
Je pense qu'il est très profitable de commencer par de l'harmonie classique, puis de faire de l'analyse, et notamment sur des morceaux jazz. Parce que le jazz repose sur les même principes de base que la musique classique (tonale), quitte à en jouer de toutes les manières possibles. D'ailleurs les standards du jazz sont majoritairement écrits dans des gammes majeures. Ils passent parfois en mineur mais la plupart du temps ils commencent et finissent en majeur. La gamme majeure est bien la première à étudier, avec ses accords, et ses modes.
Ibanez RG570 PN, Ibanez J.Custom RG8470F RS, Ibanez JS1200 CA, Ibanez Artcore (jazz guitar), Pappalardo (classique).