Beaucoup de réflexions intéressantes et également de questions en suspens en fait.
Lordon a un point de vue d'économiste politique.
Citation:
On peut bien dire, identiquement, qu’il y a un désir de capitalisme et que c’est lui qu’il s’agit de vaincre. Ça n’est d’ailleurs pas seulement par la bricole marchande qu’il nous tient mais, plus profondément encore, par le corps : le corps dorloté, choyé par toutes les attentions matérielles dont le capitalisme est capable. Il ne faut pas s’y tromper : la puissance d’attraction du capitalisme « par les corps » est immense.
Mais en adoptant un point de vue "biologique", on pourrait penser que sur ce point, il intervertit la cause et l'effet. C'est à dire : La recherche du confort n'est que l'expression du besoin de survie et donc c'est parce que l'homme recherche à avoir un corps dorloté, choyé, etc... qu'il a élaboré cette structure sociale, patiemment au cours des siècles et ce de manière collectivement inconsciente.
Si on veut l'adhésion à un système alternatif (qui reste encore çà définir, même d'après Lordon), il y a intérêt à ce que ce désir soit pris en considération.
"Seulement le danger avec la haine, c'est que quand on commence il en monte cent fois plus qu'on en aurait voulu. Je ne connais rien de plus difficile à brider que la haine. Il est plus facile de renoncer à la bouteille que de juguler la haine, et ça n'est pas peu dire." Philip Roth