Redstein a écrit :
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Slop
Slope, slope, aïe-aïe-slop…
Bouillie, bouillasse, boue, gadoue… à moins que versants, pentes, et des neigeuses !, voire talus, presque monceau, ou, pourquoi pas, noirs tumulus, de terre et de cendre… j’en passe.
Tout cela pour dire, si cela n’a pas déjà été mentionné dans les pages précédentes, que l’
Office québécois de la langue française a proposé avec une
Intelligence toute
Naturelle de traduire "
Slop" ou "
AI Slop", dans ce contexte précis, par «
Contenu dégénératif» en le définissant longuement, avec gourmandise, dans son
Grand Dictionnaire Terminologique.
Géraldine Moinard, lexicographe et directrice de la rédaction du Robert, a eu la malice de traduire ce "Slop/AI slop" par bou
ÏAsse, au prix bien pesé d’une belle et venimeuse licence orthographique.
Ou bou
ÏAb
AIsse pour honorer ma lointaine branche marseillaise.
Peut-être qu’en anglais un plaisantin francophone trouvera-t-il ce jour, celui-ci, cet autre mot-valise, "s
AIlope" ?
PS :
@ slyOnL2, javais raté ton joli et juste post du 2 décembre, à 18 h 59, pour viser beau plus précis ; je viens tout juste de le lire et de réparer ma lenteur.
Une référence implicite au très grand livre de Günther Anders, en 1956, et son écho de 1980 ?
Slope eats slugs !
«Wir leben unter finsteren Himmeln, und –es gibt wenig Menschen. Darum gibt es wohl auch so wenig Gedichte. Die Hoffnungen, die ich noch habe, sind nicht groß. Ich versuche, mir das mir Verbliebene zu erhalten. »
Paul Celan, 18 mai 1960, Lettre à Hans Bender.