Il ne faut pas prendre ça pour du racisme (la remarque de Bridgido).
Dans le blues tel que nous le connaissons aujourd’hui; soit, un style musical joué par le monde entier (de la France au Japon en passant par l'Australie), aucun ne sonne aussi bien que celui des blacks.
C’est assez dur à encaisser pour les blancs, mais faut rester humble; il y a des choses comme ça que le politically correct ne règlera pas.
Inversement dans d’autres domaines.
La décontraction, la puissance et l’intégrité de toutes ces voix noires qui se sont/vont se taire, sera dur à remplacer.
C’est encore plus vrai pour le jazz.
Si l’on rajoute à notre époque l’incapacité de résister à la surproduction de studio, à la « baroquisation » des arrangements, et son vice avérée pour la « gadgetisation » du son des guitares, pas la peine de lutter; le vieux son est derrière nous.
C’est pour cela que l’avenir de cette musique, si elle veut s’extraire d’un catalogue historique figé, certes honorable , passera (ou non selon l’énergie disponible) par l’hybridation avec d’autres styles.
Sinon, ce sera la « classification » du blues, on le jouera dans 50 ans comme de la musique de chambre.