j0k3335 a écrit :
Je pense que cette idée de vie post-mortem ne vient que pour rassurer,
que pour essayer d'éviter d'avoir à regarder la mort en face.
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"Il serait certes très beau qu'il y eut un Dieu créateur du monde et une
Providence pleine de bonté, un ordre moral de l'univers et une vie future,
mais il est cependant très curieux que tout cela soit exactement ce que
nous pourrions nous souhaiter à nous-mêmes."
... Sigmund Freud / 1856-1939 / L'avenir d'une illusion
(Je laisse la formule de Freud parce que je la trouve d'une justesse remarquable)
Ton hypothèse me semble un cas particulier d'un principe plus général - parce qu'il existe des croyants qui se foutent éperdument de la vie après la mort et même des croyants qui ne croient pas à cette survie de l'âme après la mort (notamment chez les mystiques: "Dieu est néant" - Saint Jean de la Croix)
Il me semble que l'idée d'un dieu s'impose (au croyant bien entendu) du fait d'une demande qui implique une "place" ou une "adresse" dont l'individu considère qu'elle ne peut être occupée par les êtres qu'il peut toucher du doigt.
De la sorte on peut penser que l'idée de dieu est un effet de la nature même de notre langage.