philling a écrit :
kapusta a écrit :
c'est le principe d'un pays démocratique que de "ne pas laisser un président ou une autre institution sans possibilité d'agir contre une loi ou son gouvernement."
(il y a un truc quelque part qui explique que nul n'est au dessus des lois)
J'veux bien que çà soit un principe ?!
Mais entre principe et texte de loi qui l'indique, y'a une marge !
On a eu 2 exemples de cohabitation (Mitterand/Chirac et Chirac/Jospin), où le président avait le droit de la fermer, sauf sur la politique étrangère !
Je ne vois pas comment, il aurait pu la ramener, n'ayant pas la majorité à l'Assemblée Nationale ?
Si, il y a un texte, j'demande pas mieux !
C'est un peu plus compliqué en fait.
Quand on observe la Constitution, elle est faite pour que le chef du gouvernement (le Premier Ministre) puisse donner l'impulsion à la politique du pays. C'est dans ce but que les projets de loi sont envoyés vers les deux chambres du Parlement (l'Assemblée Nationale et le Sénat).
Le Président de la République est censé être au dessus des partis et mener la Nation.
Quand Chirac devient Premier ministre, la cohabitation se fait et
la pratique institutionnelle fait que le domaine réservé se crée et que le Président prend des initiatives en termes de politique extérieure (car il représente la Nation).
Quand on a un Premier ministre fort dans une cohabitation, qui a une forte influence, on parle de la
Gouvernementalisation de la pratique institutionnelle. Vu que le Premier ministre dispose de sa majorité, le Président bien qu'il puisse renvoyer le texte ne le fait pas vu que le vote sera le même. Il peut à la rigueur refuser de promulguer mais pas plus.
Dans le cas actuel, on parle de la forte Présidentialisation de la Ve République, mais ceci est un autre débat.
La loi Pasqua était souhaitée par la majorité d'alors. Il aurait été ressenti comme peu démocratique de la repousser par un refus de promulgation pour Mitterrand.