Faits d'actualité graves/choquants/...

Rappel du dernier message de la page précédente :
JumpingJack
Top Jimmy a écrit :
Blow Up a écrit :
Citation:
avaient été mis à pied, puis licenciés pour "incitation à la rébellion" et "dénigrement de l'entreprise".


Ce sont des motifs de licenciement juridiquement recevable ? Incitation à la rébellion, incroyable on se croirait en RDA... ça fait peur la "culture" d'entreprise de ce type de boite.


Oui, rien d'étonnant dans cette décision. Le salarié est tenu d'une obligation de loyauté vis-à-vis de son employeur, en vertu des art. 1134 du Code civil et 1221-1 du Code du travail.
Ce sont à mon avis des fautes sur lesquelles les entreprises sont généralement indulgentes, on cherche plutôt à régler ça en interne d'habitude. Là il y a eu directement une mise à pied puis procédure de licenciement... ce qui laisse à croire que de toute façon l'entreprise était bien contente de se séparer de ces personnes, et a pris ça comme prétexte.
Quand tu sais que tu es sur la sellette, et que tes supérieurs cherchent une bonne raison de te foutre dehors, tu fais gaffe. Ces trois là, s'ils étaient au courant qu'ils étaient déjà indésirable dans la boite, auraient dû se méfier un peu plus.

Donc bien sûr que je suis outré par la façon de faire de la boite, mais n'empêche que légalement ils sont dans les clous, et que les trois zigotos qui se sont fait virer n'ont pas été très malins.
Top Jimmy
Les propos incriminés :

“Sans déconner... et puis je savoir qui vous a intronisé dans ce club très fermé monsieur (C.), parce que normalement il y a tout un rite, tout d’abord vous devez vous foutre de la gueule de votre supérieure hiérarchique, toute la journée et sans qu’elle s‘en rende compte.

Ensuite il vous faudra lui rendre la vie impossible pendant plusieurs mois et seulement là nous pourrons considérer votre candidature” ;

“Et oui François, va falloir respecter ce rite dicté par notre grand gourou Stéphanie. Dès lundi S. et moi allons voir si tu respectes bien tout ça “


Rien de très soviétique de la part de l'employeur qui licencie. Le fond du débat c'est le fait que ces propos aient été tenus a priori dans le cadre de conversations privées. L'élément déterminant dans la validation du licenciement réside dans le fait que la conversation ait été certes tenus dans un cadre privé, mais avec une telle audience potentielle que c'est assimilable à une déclaration publique.

Vu sous cet angle,il y a rupture de la bonne foi justifiant le licenciement pour faute grave.


Pour info, en droit du travail, les preuves obtenues via différents moyens technologiques nouveaux sont quasi-systématiquement opposées à leur utilisateur, qu'il soit salarié ou employeur. (caméra vidéo, 1995, SMS, 2007, facebook, 2010)
"Dis alors, Nini, veux-tu manger un gâteau ?
-Oui."
Blow Up
Top Jimmy a écrit :
Les propos incriminés :


C'est simplement de l'humour potache pas très intelligent et pas très drôle OK mais qui doit justement servir de soupape et permettre a certains employés d'évacuer la pression. Mais invoquer "incitation à la rébellion" et "dénigrement de l'entreprise" pour si peu, c'est ridicule. ça doit vraiment sentir mauvais du coté de la DRH de cette boite.
Top Jimmy
Autre point retenu par le juges : l'auteur de ces propos était elle-même "chargée du recrutement, statut cadre".

D'où l'obligation de loyauté renforcée, sans doute
"Dis alors, Nini, veux-tu manger un gâteau ?
-Oui."
JHEX
  • Special Méga utilisateur
Le pouvoir des internautes: signer des pétitions.


Sinon oui, c'est bien des employés dont je parlais. Ce sont eux les cons.
Facebook n'est pas privé (à priori tout dépend des paramètres que tu choisis).

C'est un peu dur de la part de l'entreprise mais j'imagine qu'ils ont juste trouvé le bon prétexte.

Ce qui peut être choquant, bien que finalement et malheureusement courant, c'est qu'ils aient été balancés.

Sinon, j'ai pas les lois en tête mais il me semble qu'on peut publiquement critiquer son boulot ou son entreprise tant qu'on ne parle pas de choses confidentielles ou qu'on n'incite pas à lui causer du tort ainsi qu'à ses employés.
On peut dire que c'est un boulot de merde et que le patron est un gros naze, on aura juste droit à être attaqué pour diffamation.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"
Yazoo!
  • Vintage Cool utilisateur
Top Jimmy a écrit :
Blow Up a écrit :
Citation:
avaient été mis à pied, puis licenciés pour "incitation à la rébellion" et "dénigrement de l'entreprise".


Ce sont des motifs de licenciement juridiquement recevable ? Incitation à la rébellion, incroyable on se croirait en RDA... ça fait peur la "culture" d'entreprise de ce type de boite.


Oui, rien d'étonnant dans cette décision. Le salarié est tenu d'une obligation de loyauté vis-à-vis de son employeur, en vertu des art. 1134 du Code civil et 1221-1 du Code du travail.


C'est une interprétation très exagérée de la "loyauté". On aurait pu penser que ce genre d'article visait ceux qui sabotent, ceux qui conspirent, ceux qui trahissent...

Le droit n'est qu'un repère, la justice est supposément l'application "juste" du droit à partir d'une évaluation "juste" des faits. En l'espèce, ce jugement risque bien de faire juris prudens: il est donc passablement interdit de se moquer de sa boîte et de ses supérieurs hiérarchiques sur un réseau social...sous peine de licenciement.

Y'a pas, on vit dans un pays de plus en plus sympathique.
(+1 !)
Yazoo!
  • Vintage Cool utilisateur
Ben.oît a écrit :
Je suis choqué au plus haut point par cette information : 75000 viols par an en France.


Soit un peu plus de 200 par jour, c'est sidérant.
(+1 !)
Ben.oît
Yazoo! a écrit :
Ben.oît a écrit :
Je suis choqué au plus haut point par cette information : 75000 viols par an en France.


Soit un peu plus de 200 par jour, c'est sidérant.



Oui je trouve ça énorme. Seulement 10% des victimes osent porter plainte.
Es könnte auch anders sein
Penmoch
Dans un autre genre, une fille sur huit et un garçon sur 10 sont ou ont été victimes d'abus sexuels. Statistiquement on en connait donc tous plusieurs dans notre entourage... Et si on prend une classe d'école ça fait, toujours statistiquement, autour de trois gamins concernés...
Ben.oît
J'en discutais avec une amie qui est directrice d'une école primaire et c'est elle qui m'a informé. Je suis choqué. Elle me dit que lorsqu'elle voit les enfants, elles pensent que certaines sont violentés et que personne ne peut le savoir.

Je suis bouleversé autant pour les enfants dont je n'imagine pas une reconstruction possible et pour les femmes que je connais, que je croise... Ca me rend réellement malade.


N'en déplaise à JHEX : "Le pouvoir des internautes: signer des pétitions." mais si vous pensez pouvoir balancer un clic pour la pétition c'est déjà mieux que rien. Je ne me vois pas faire plus et j'en suis désolé. Alors oui pour diffuser le lien vers le site auprès de vos contacts ou de vos réseaux sociaux pour ceux qui en utilisent. Ca ne va pas vous demander beaucoup mais ça peut peut être changer les mentalités sur la honte réelle qui est de vivre dans un pays où il y a tant d'abus. Si on peut aider les victimes à avoir moins honte et à oser porter plainte...alors on n'aura pas empêché le crime mais sinon on peut aussi se taire.
Es könnte auch anders sein
Lao
  • Vintage Top utilisateur
  • #31482
  • Publié par
    Lao
    le
Ben.oît a écrit :
Je suis choqué au plus haut point par cette information : 75000 viols par an en France.

J'ai entendu des femmes d'un mouvement féministe en parler sur le Mouv' ce matin.
75000 c'est un chiffre estimé à partir de sondages faits sur un échantillons d'adultes. Ce qui signifie qu'il est largement en dessous de la vérité car il ne prend pas en compte les agressions sur les enfants. Elles estimaient qu'on pourrait le multiplier par deux car il y a beaucoup de viols d'enfants.

C'est vrai que ça met mal à l'aise.
Raphc
  • Custom Supra utilisateur
_Hazard_ a écrit :
Ben.oît a écrit :
Je suis choqué au plus haut point par cette information : 75000 viols par an en France.

J'ai entendu des femmes d'un mouvement féministe en parler sur le Mouv' ce matin.
75000 c'est un chiffre estimé à partir de sondages faits sur un échantillons d'adultes. Ce qui signifie qu'il est largement en dessous de la vérité car il ne prend pas en compte les agressions sur les enfants. Elles estimaient qu'on pourrait le multiplier par deux car il y a beaucoup de viols d'enfants.

C'est vrai que ça met mal à l'aise.


Et que surtout que ça prend en compte le viol entre conjoints. Je suis persuadé que chez certains ramollis du bulbe, le devoir conjugal, avec des beignes, c'est pas un viol.
mollotof
Coluche a écrit :
bah, c'est pas un viol ??!! Le viol, c'est quand on veut pas. Moi, j'voulais....

En ce moment sur backstage...