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Menacée de perdre son titre de Miss France à cause de photos parues, vendredi 21 décembre, dans le magazine Entrevue, datant de l'époque où elle n'était encore que Miss Réunion, Valérie Bègue a vu se mobiliser derrière elle la totalité de l'île. Réunis dans un même combat, la présidente du conseil général Nassimah Dindar (UMP), le secrétaire général adjoint du PC réunionnais, Pierre Vergès, et le député socialiste Jean-Claude Fruteau ont publiquement protesté contre l'attitude "insolente et désinvolte" de la présidente du comité Miss France, Geneviève de Fontenay.
"Elle n'a qu'à rester là-bas", à La Réunion, "je ne me vois pas me promenant dans les provinces, dans les communes rurales, escortée d'une fille comme ça", s'était indignée la célèbre dame au chapeau, évoquant les clichés sur lesquels Mme Bègue mime un Christ en croix dans une piscine ou lèche un yaourt répandu sur le sol. Les candidates au titre doivent certifier par écrit n'avoir jamais posé "pour des photos ou des tenues équivoques", avait rappelé Mme de Fontenay.
Dans une lettre au Comité Miss France, des élus UMP de l'île ont réclamé des "excuses publiques" à Mme de Fontenay, accusée d'avoir tenu "des propos à caractère raciste". Le Parti communiste réunionnais estime que les propos de Mme de Fontenay "résonnent comme un retour à des attitudes discriminatoires et racistes" et exige, lui aussi, "des excuses au peuple réunionnais".
Dimanche, 23 décembre, 300 personnes ont manifesté à Saint-Denis, à l'appel d'un groupe de musique local, pour prendre la défense de la première réunionnaise élue Miss France depuis 1976. Radios et télévisions locales multiplient les émissions spéciales alors que plusieurs associations et d'anciennes Miss ont annoncé leur intention de constituer un comité de soutien.
Valérie Bègue - qui n'est pas la première Miss-France à subir les foudres de Mme de Fontenay - a décidé de ne plus apparaître en public jusqu'à son audition par le Comité Miss France, après les fêtes. Elle peut se prévaloir du soutien de l'évêque de La Réunion, qui voit en elle "une victime qui a besoin de soutien". Mgr Gilbert Aubry a tout de même qualifié la fameuse photo "christique" de la jeune femme dans la piscine "d'insulte à la foi des Chrétiens"
Le monde .
Ca me choque que l'on ramène ça a la religion ...