Ouah c'est la fête sur le topic là. On pourrait faire le club des abîmés du coeur, c'est à la mode on dirait.
Ce qui est frappant, c'est que malgré la différence entre les histoires et les personnalités, les ruptures sont toujours très douloureuses, comme si on nous enlevait une partie de nous même. On a cette impression qu'on ne s'en remettra pas. On a beau voir du monde, faire autre chose, on reste obsédé par la personne et le vide qu'elle laisse, on y pense le matin en se réveillant et en s'endormant le soir. Ca fait vraiment penser aux effets psychologiques d'une drogue (enfin du manque pendant le sevrage).
Ce qu'il faut se dire (c'est très con) c'est que c'est normal et que seul le temps estompe la douleur. On peut au moins se rassurer (ça fait une belle jambe je sais) en voyant que ce qu'on ressent est partagé par d'autres ayant vécu ou qui vivent le même genre d'histoires. On n'est pas seul à être seul. Vaut mieux en rire hein...
De mon côté, ça va mieux, comme dirait l'autre, je me reconstruis. C'est dur de remplir les trous laissés, mais ça se fait lentement. Ca permet aussi d'encore mieux s'analyser, de voir où on peut progresser (quand on est seul et quand on est avec quelqu'un), d'évoluer tout simplement. C'est sur que l'apprentissage est douloureux, mais bon je pense que c'est la vie qui est comme ça. Il y a des jours plus faciles que d'autres aussi.
Concrètement, je mate des films, je lis, je prends mon temps, je vois du monde (soirée ce soir d'ailleurs), je vais aider une collègue à déménager. Rien d'extraordinaire, mais c'est en continuant d'essayer de vivre qu'on limite la casse. Quand on s'arrête complètement, c'est super dur de repartir. A part le temps et des petits projets de ci de là (vacances même si c'est seul, concerts, soirées...) je ne vois rien pour faire passer la douleur et se forcer à ne pas sombrer complètement.
C'est "marrant" que tu parles des SMS Agravepasmon-K, c'est vraiment un truc qui me touche. Voir des mots et des preuves d'amour figés datant d'il y a si peu et se dire que la personne ne ressent plus ce qui est écrit, ça fait super mal et ça rend l'acceptation de la rupture encore plus délicate. Pour la musique, je ne peux écouter que des trucs lents/tristes que quand j'ai le moral, sinon ça me fout en l'air. La beauté de la musique se transforme alors en révélateur d'un vide dans ma vie (en gros, "la vie est belle, mais pas pour moi").
Je pense que je suis dans un moment sans là
Bref, courage à tous.