Dark Schneider a écrit :
Sybelle a écrit :
Reste alors ce que certains appellent «la foi» c'est à dire une certitude irrationnelle mais indispensable pour survivre en un avenir radieux.
C'est surtout que la science ne peut pas prouver l'inexistence de Dieu. Et tant bien même elle le pourrait, ça n'empêcherait pas beaucoup d'y croire quand même (surtout à notre époque de remise en question systématiquement de la science, cf les complotistes en tout genre).
Ce qui me dérange dans l'athéisme c'est justement cette absence de doute. Cette certitude de tout savoir, qui se drape souvent de condescendance. Les athées finissent par être aussi intolérants, catégoriques, et dédaigneux que les extrémistes religieux. Je préfère de loin la position agnostique.
Avec l'âge, il n'est pas surprenant que des gens se remettent à croire. On se rapproche de la mort. On se pose des questions. Personne n'est capable d'expliquer ce qu'est la mort, ce que devient notre esprit (ou âme, ou ce que vous voulez). Il est quasi impossible d’appréhender ce que serait le néant après la mort. Donc la superstition et le spirituel me parait très naturels chez les personnes conscientes.
Je suis globalement en phase avec toi, mais je me permets une autre approche de la résolution du «problème» de l'existence de Dieu. Je suis une pure scientifique par mes (longues) études en fac de Math et par mon métier.
Les théories scientifiques reposent sur un principe, un «postulat» indémontrable sur lequel on construit tout un système rationnel et cohérent.
En géométrie par exemple, le postulat d'Euclide régit tous les théorèmes bien pratiques qui en découlent. Il existe cependant une bonne dizaine de développements de géométries non euclidiennes toutes aussi légitimes et indémontrables (Gauss, Riemann, Minkowski...).
OK, je suis un peu longue pour proposer le mien :
1) L'univers est infini.
2) L'infini se... définit par une probabilité égale à 1 de toute occurrence qui soit car justement on a une infinité d'espace pour la rencontrer, il suffit d'être patient...
Il en découle que la probabilité de l'existence de Dieu est égale à 1, donc Dieu existe...
Il en découle aussi que Dieu n'est pas unique, car la probabilité de l'existence d'un Dieu identique ou différent du premier rencontré est aussi égale à 1.
Il en découle que quelque part dans l'univers infini, une autre Sybelle est en train de pianoter sur son PC les mêmes niaiseries au lieu de bosser pour son patron, une infinité de Sybelle même, on est donc pas sorties de l'auberge...