Il y a aussi des jours où on n'est pas "dedans" ... là y'a rien à faire, on va sortir de la bouillasse pendant 3h donc autant abréger. L'inverse est vrai aussi, je me souviens de sessions de préparation de concert où on s'amusait tellement qu'on n'a pas géré le timing.
Pensant finir aux alentours de 23h30 / minuit, le batteur après une pause nous apprend qu'il est 2h30 ! ^^
Le temps de rentrer + doucher + se cornaquer, on ferme pas l'oeil avant 3h30 minimum et je me levais à 6h le lendemain et le batteur encore plus tôt (il est dans la sécu sur sites).
Par contre dans le timing d'une répé à l'autre, je préfère mettre un gros coup de bourre à 3, 4 ou 5 semaines d'un concert histoire de balancer la sauce comme on marche dans la rue.
Les 15 jours précédents la date, c'est plutôt une évacuation de pression, on fait tourner le set une fois pas plus car tout doit être nickel depuis longtemps et ensuite on travaille les jams, les interludes, on se rôde sur les petites impros qu'on est susceptible de distiller ici ou là. Sans pression.
J'ai la hantise du gratteux qui s'approche de moi sur scène, off light, pour te glisser à l'oreille "au fait c'est en quoi déjà ce titre là ?"
(envie de meurtre)
Anecdote =
Avec un groupe de reprises, on animait un mariage. Vraiment le truc lourd point de vue technique. 2h de musique acoustique au vin d'honneur et plus de 3h de musique "festive" après le banquet.
Mariage = ambiance conviviale et si tu prestes, règles d'or =
1° Eviter soigneusement le buffet avec drinks à volonté
2° Ne pas laisser s'approcher tout ce qui ressemble de près ou de loin à une cousine de mariée, témoins de mariée, tante divorcée de la mariée avec sa robe léopard ou quoi ou qu'est-ce sous peine d'entendre, au loin, l'intro du concert dans les gros JBL avec au micro ton chanteur qui glisse un " ... et le bassiste .... il est où le bassiste ?"
Revenons à nos brebis.
Notre gratteux n'ayant absolument pas respecté la règle n°1, le concert du soir fût un vériable calvaire pour lui qui heureusement, est passée pour une expérience freejazz pour l'auditorat en présence.
Exemple type : on jouait "Brown Sugar" des Stones et pendant le refrain, juste avant le "Brown Sugar" tout en choeurs, y'a un petit gimmick de guitare qui l'annonce. Trou noir du guitariste qui, au lieu de nous sortir ce gimmick, nous a sorti celui de "Day tripper" sur tout le titre ...
Alors c'est pas non plus comme si on échangeait une morue pour un cabillaud mais quand tu ne t'y attends pas, en pleine live, tu te dis qu'il y a quelque chose de pas normal au royaume du Danemark ...
Bon, c'était toujours moins grave que les trucs qu'il nous a décalé d'un ton, ou des intros qu'il a balancé en solo sans que personne n'enchaîne puisqu'il s'était trompé d'une ligne ou deux sur sa set list.
In Stingray We Trust