judburn a écrit :
Bon allez, zou, j'y vais.
Sans indiscrétion et en toute simplicité ton silence ici à été rempli par
quelles aventures ailleur ?
Rien d'extraordinaire et surtout teinté de déception.
Arrivé au Belgistan plein d'envie et d'espoir, le bilan est maigre.
Si je devais faire un petit parallèle entre notre hexagone et le pays de la gauffre, je dirais que chez nous, bcp de projets surcôtés mais avec une activité et ici, bcp de qualité mais alors une inertie à en faire tourner la tête. Une sorte de complexe ou truc du genre. Y'a vraiment quelquechose à creuser sur ce plan du côté de chez Sigmund, concernant nos chers voisins.
Résumé :
Auditions. Réussies pour la plupart.
N'est retenu que ce qui me "parle". Un groupe à Anvers (flamand) et un groupe à La Louvière.
J'opte pour La Louvière. Je ne mettrai pas longtemps à m'en mordre les doigts.
Les gars d'Anvers engagent donc leur 2e choix et quelques temps après, autour d'un verre, m'amènent leur démo 4 titres et vont même aller jouer en allemagne via des dates de groupes locaux.
Dans le même temps, nous : nib. On se traîne un boulet de chanteur qui se pointe une répé sur 4 -et je suis large- sans rien bosser entre 2 sessions, n'écrivant aucun texte et pour un rendu artistique très largement discutable. Dernier arrivé dans le projet, et pas là pour amener la révolte (ou la révolution), je ronge mon frein un temps. Et quand la coupe déborde, j'ouvre : soit on est sérieux soit on blague.
Bonne pioche, loin de m'en tenir rigueur, ils comprennent mon sentiment et le partagent. On me signifie même une satisfaction humaine et technique totale. J'en demandais pas tant.
Ils tranchent et virent le chanteur. J'avais opté pour le tête à tête et discussion-débrieff sérieuse mais finalement ça s'est fait, à regret m'a-t-on dit, par messages facebook (glups !)
En quête d'un nouveau chant. C'est long, pénible et vain. Après quelques auditions peu concluantes, les créateurs du projet sabordent leur bébé. Changement de direction musicale. Ils remontent un groupe, tendance stoner-grunge. Parfait, je viens d'un groupe de même tendance à Paris. Sauf que la basse est confiée à un pote du coin. Ok, on trinque et on se sépare bons amis.
Coup de théâtre. Après quelques semaines, on me relance deux fois. Le groupe d'Anvers me sachant libre m'offre le poste de nouveau. Et à La Louvière, idem. Le bassiste passe à la gratte + chant et me revoilà parti dans la cambrousse louvièroise. On est au complet et le gratteux-chanteur fait plutôt bien l'affaire même si cette fois, le lead guitar et le batteur sont à la traîne. Ca ne bosse pas entre 2 répés, ça c'est une évidence. On parle de live et de rec donc je respire enfin. Et j'investis. Pour soigner mon son et faire montre de mon implication. Une tête Orange et 2 5C. Une Stingray était prévue depuis longtemps et je trouve la bonne en parfaite synchronisation avec ce nouveau départ. Une 2e tombe pratiquement du ciel alors je prends aussi. Fernandes Gravity deluxe. Mucho bueno !
Des nouveaux titres arrivent sous l'impulsion du chanteur-guitariste.
De bonnes sessions aussi.
Et l'histoire dérappe un peu.
Retrait de permis. Grosse embrouille avec la maison poulagat en sus ce qui me vaut des A/R récurrents avec Paris et des déplacements par les seuls transports en commun (une purge en belgique !). Toujours considéré le groupe comme la 2e famille donc en droit d'attendre de la compréhension en retour. Que nenni.
Moins d'un mois après mon retrait et malgré mes présences en répé en m'y acheminant par le chemin des éléphants, on me montre la sortie.
En cause, mon manque de conviction pour ce nouveau style de musique (hum ! j'écoutais du stoner quand ils devaient encore être en langes) et leurs volontés de ne pas me compliquer la vie avec mes ennuis par ailleurs.
Le tout par ................. message facebook (n'apprenons surtout rien de nos erreurs passées !!!
)
Donc une triple première pour moi.
1°) Viré d'un groupe (et oui, c'était un dépucelage en la matière)
2°) Un groupe avec lequel la production se résume à zéro en terme de rec et de prestas live (le seul à ce jour, heureusement)
3°) Congédié pour une supposée démotivation et manque de goût qu'on interprète à ma place.
Royal.
De mon côté, j'ai manqué de discernement. Pas compris que de manquer la soirée biture ici ou la soirée tartiflette là étaient autant de facteur à quotients élevés.
Paradoxe. Venir de Bruxelles n'est pas une preuve de motivation, c'est un avatar de plus pour toute manifestation extra-musicale.
L'aventure ............ au coin de la rue. Donc remplacé par un gars du cru, dispo pour toute répé décidée dans le quart d'heure et pour la foire à l'andouille du bled des environs.
Déception.
Rebond.
Re-auditions.
Sur bruxelles, rien d'intéressant.
Liège. Toujours sans permis. Etrangement, ce qui passe pour une tare à La Louvière est un signe fort de motivation à Liège. Les mecs du groupe participent même à mes billets de train pour montrer la réciprocité de l'intérêt. Appréciable puisque rare.
Le groupe donc. Des mecs doués. Pas toujours d'accord entre eux pour la créa mais d'un niveau technique et d'un feeling musical nettement au dessus des Louvièrois. Bémol(s), un batteur sans emploi vraiment bien porté sur les bières (qui lui gâtent les baguettes répé après répé) de toutes nationalités et de tous brassages, des sessions de compos qui se construisent sur tout ce qu'on déconstruira à la répé d'après (!)
Finalité : 3 concerts (1 franchement mauvais, 1 tiède et 1 plutôt bon) qui font ressortir des évidences. Tous ne veulent p-e pas la même chose et surtout, sans gros travail, on n'obtient que de petits résultats.
Période de réflexion.
Re-retour en quête.
Et quand je disais à Zoem que j'étais passé du côté obscur, je fais référence à cette période.
A l'époque des Auditions (première ère), j'ai rencontré une saxophoniste-pianiste, géante d'1m90 sapée comme pour aller à une audition de Prince version "Around the World in a day", barrée, surdouée mais un tel ovni que je ne voyais pas les débouchés découlant d'une telle association. De plus, semi-pro, elle est souvent en déplacement.
C'est donc elle qui m'a branché sur, ce qu'on appelle tous entre nous, de l'alimentaire.
Jouer pour des soirées d'entreprises ou dans les salons de réceptions de grands hôtels.
Ca fait mal aux convictions, surtout dans la région du sacrum mais j'avoue qu'il y avait un moment que je n'avais pas pris de billets de 200 ou 300 pour une prestation. Ca atténue le ressenti de cette douleur sourde.
Dans le récréatif, j'ai aussi tenu la basse dans un projet pour l'anniversaire d'un fondu de Beatles. J'ai fait le pompier de service, le bassiste prévu abandonnant le projet 12 jours avant l'évènement. 2 set-lists à se colter mais un double-live plutôt sympa.
1er set en début de soirée. Plutôt musique de fond même si une bonne frange de l'assistance écoute. Par contre, c'est très statique comme ambiance.
2e set, après le repas. Merci St Open-bar. Ambiance toute autre. Tout le monde chante, danse, debout sur les tables, grosse interaction. Ca change tout. Sur scène aussi c'est moins crispé, le gratteux se roule par terre, le chanteur part dans le tas au milieu du public et pour ma part, je participe activement au jeu de cymbales de ma paire rythmique avec tout ce qui me tombe sous la main, notamment les propres baguettes du dit batteur (il en échappe une toutes les 35 secondes) et je finis par ma "spéciale", une incursion dans le set de batterie type "groupé-pénétrant-par-temps-boueux-à-Lansdowne-Road" en final d'une version d'Helter Skelter plombée à souhait. Inévitablement, bcp plus de pains dans ce set mais une presta dirty-hot bien plus convaincante.
Fun.
Je tourne donc la page belge. Sans aucun regret musicalement parlant.
Excepté d'avoir pu monter quelquechose avec Busty ou d'avoir pu échanger avec Park ou Icks.
On m'avait décrit La Louvière comme la Mecque du rock belge ... Mouais.
A comparaison, l'esprit rock, je l'ai ressenti au centuple de ça à Londres sur Brooke street.
Ou rencontré plus de groupes vers Grosvenor road que dans tout le Brabant.
Grosso-modo, voilà ce que fut mon temps loin de notre cher Café.
In Stingray We Trust