soopajeanmi a écrit :
bullfrog a écrit :
critique envers moi-même je le suis à tel point que si on me fais un compliment (en jam ou en répet) je ne le crois pas. le plus dur c'est l'automotivation.
Etre critique avec soi-même *pour faire de vrais progrès*: donc ne pas tomber dans l'auto flagellation. Ce qui est nécessaire c'est d'avoir un vrai recul sur son propre jeu: qu'est ce qui est bien et qu'est-ce qui n'est pas bien et qui est à améliorer. L'autoflagellation, très courante chez beaucoup de musicos amateurs, c'est aussi une attitude un peu facile qui permet de se voiler la réalité. La question n'est donc ni de se dire "je suis une merde", ni "je suis un dieu de la gratte", mais de savoir clairement *ou on en est*. Tous les pros que je connais savent clairement ce qu'ils savent faire et ce qu'il ne savent pas faire.
jeffroi a écrit :
... très juste,
et ça commence par les jugement de valeur sur son niveau : je joue "mal" ou je joue "bien".
En fait je joue tel-que-je-dois-jouer-compte-tenu-du travail que j'ai fourni.
La question c'est qu'est-ce que je fait de ce niveau.
1/ déjà ... faire avec, sinon c'est impossible de se motiver sur le long terme, se faire plaisir et jouer aujourd'hui et maintenant.
2/ décider ce que l'on veut travailler et apprécier le "chemin" de l'apprentissage d'avantage que de se focaliser sur la "frustation" du chemin restant à accomplir.
je n'en suis pas à me voiler la réalité, ça fait 5 ans que je joue dans un groupe de jazz et le double que je participe à des jams (+ mes vieux groupes dissous de west side) Pour moi jouer avec d'autres musiciens à toujours été primordial et l'essentiel. Si je devais jouer seul comme le merveilleux joe pass j'arrêterais de jouer simplement. Quand je joue j'aime entendre et écouter les autres musiciens autour de moi. C'est pour ça que j'adore la rythmique, l'accompagnement, mettre en valeur un cuivre, ça j'aime bien. Quand je dis que je n'écoute pas les compliments: si bien sûr je suis un être humain et ça me fait plaisir, mais je reste modeste quand je vois le niveau de certains.
Monter sur une scène avec un public de jazzeux ou de bikers, il faut l'assumer, comme de jouer dans le métro pour deux francs six sous. Et ça je l'assume. Et bizarrement mes CD favoris de jazz sont toujours des CD Live (quand c'est possible)
mon niveau je le connais, y a encore pas mal de matériaux théoriques et harmoniques que je ne maitrise pas, et je ne sais pas si j'en ai besoin pour aller là où je veux aller (chose que je sais). Je sais aussi qu'on raconte beaucoup de couilles, je commence à m'en rendre compte.
Pour résumer je dirais que ce que je déteste en Art c'est le charlatanisme, et ayant fait mes études aux beaux arts et ayant écrit une 15aine de scénarios, je peux vous dire que des charlatans j'en ai rencontré des wagons, alors instinctivement j'ai toujours pris l'attitude inverse qui est la modestie (même quand je suis très mauvais
)
Thank heavens the Ampeg doesn't sound like a Deluxe Reverb!