L'ère du digital

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ZePot
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    ZePot
    le 30 Oct 2006, 20:15
Basstyra a écrit :
Je dirais plutot l'inverse. Notre oreille est habituée à ces défauts et les considere comme "musicaux".


Pas forcément. Prenons l'exemple du delay BBD. La dégradation du son a deux effets :

1. les répétitions sont plus sombres que le signal dry, et donc s'en distinguent mieux

2. les répétitions se fondent pour créer cet ambiance unique à la limite du delay et de la réverbe

Ce n'est pas comparable avec, par exemple, les craquements d'un microsillon, auxquels on pourrait dire qu'on est attaché sentimentalement. Là, c'est vraiment un effet particulier qui a une application musicale justifiable.

L'analogique a aussi des effets auxquels nous sommes habitués et qui ne sont pourtant pas recherchés, dont on essaie de se débarrasser, car jugés non musicaux. Ce n'est pas pour son souffle que j'aime mon DMM
Invité
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Oui, Zepot, mais a mon avis c'est beaucoup de la réflexion a postériori. Encore que, ca se discute... Les BBD, c'est quand meme un cas a part.

Les delays analogiques a BBD n'ont pas été créés pour ces raisons, mais pour une raison de taille et de pratique. Ces effets dont tu parles, ils en sont la conséquence, et on s'est rendu compte, a posteriori, que ca déchirait pas mal...

Kami : je suis désolé de couper les cheveux en quatre, mais vu que je suis lancé...

La base du numérique, c'est 2 choses :

1) La notion de logique binaire, donc de 0 et de 1, et donc de "porte logique". Pour ca, la lampe suffit, le transistor n'a pas grand chose de plus.

2)La notion d'intégration, sans laquelle la taille aurait été un soucis non résolvable... La, le transistor, intégré (pas sous forme discrete), est en effet le truc qui a permis au numérique de passer du stade préhistorique, la chambre avec 10 000 lampes et centrale nucléaire intégrée, au stade utilisable (le microprocesseur et cie).
kami94
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  • #17
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    kami94
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Basstyra a écrit :
La base du numérique, c'est 2 choses :

1) La notion de logique binaire, donc de 0 et de 1, et donc de "porte logique". Pour ca, la lampe suffit, le transistor n'a pas grand chose de plus.

2)La notion d'intégration, sans laquelle la taille aurait été un soucis non résolvable... La, le transistor, intégré (pas sous forme discrete), est en effet le truc qui a permis au numérique de passer du stade préhistorique, la chambre avec 10 000 lampes et centrale nucléaire intégrée, au stade utilisable (le microprocesseur et cie).


Tu as entierement raison.

C'est juste que la majeure partie des applications d'un tube ne sont pas "numerique". Voila pourquoi j'ai dit que le numérique commence avec les transistors. En fait pour être precis j'aurai du dire "commence VRAIMENT avec les transistors" .
Mais sur le fond tu as totalement raison

Je devrais arreter de donner mes conceptions personnelles qui sont à vrai dire de la grosse cuisine
Invité
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Bah il est clair que c'est l'invention du transistor, et son intégration, qui a permis au numérique de "réellement" exister. Le numérique a tube, c'est anecdotique. Ca a existé uniquement parce qu'on arrete pas les scientifiques fous qui ont des idées en tete...

Aujourd'hui, je pense pas me tromper en disant que absolument 100% des applications des tubes sont en analogique. Je vois pas un gars suffisamment fou pour faire de la logique avec ca...

Je pinaille juste parce que les idées fausses ont la vie dure.
Invité
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Hein ??

Bah la différence entre une lampe et un transistor, c'est la tension d'utilisation, la fragilité, le principe meme de fonctionnement, le dégagement de chaleur, etc...

Mais quoi qu'il en soit, c'est le "meme" composant en terme de fonction.
kami94
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  • #20
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    kami94
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Aller on va tenter de repondre. J'espere pas dire de connerie (ou d'approximations) cette fois

Alors en fait tu peux tres bien faire un montage amplificateur avec 1 transistor (ou une lampe) et quelques resistances et condensateurs.
Pareil pour les pedales d'effect: le principe est de moduler le signal, ce que tu peux faire avec juste des resistances et des condo

Donc en utilisant ce principe on fait de l' "analogique"

Pour le numerique, le principe est d'avoir un microprocesseur avec un soft. Donc le signal analogique rentrant est converti en signal numerique (01010101), puis ce signal numerique est analysé par le soft et est ensuite reconverti en analogique
kami94
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  • #21
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    kami94
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En fait pour expliquer ton bout de texte (sans doute wikipedia ):

-en analogique tu a un montage avec une entrée et une sortie (en gros...je veux pas e problèmes moi ). Tu mets un signal en entrée de n'importe qu'elle tension sous n'importe quelle forme (triangulaire, sinusoidale...) et en sortie tu a un signal qui depend de signal d'entrée.
En fait on utilise le transistor un peu comme un composant "normal". Le transistor peu avoir plusieurs états (bloqué, saturé...) suivant la tension qu'on lui impose

-en numerique, le transistor (ou la lampe) est utilisée de maniere differente: il sert de "porte logique". Ils permettent en étant associés de faire des tests elementaires du type OU/ET/NON. Pour ca le transistor ne parle en pas en 0 ou 1: il fait passer (ou pas) une tension donnée Vcc (généralement comprise entre 3 et 9 V suivant les utilisations).
Invité
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Oui, il te manquait juste le fonctionnement "saturé", 0 ou 1, c'est a dire bloqué ou passant.
kami94
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  • #23
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    kami94
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Basstyra a écrit :
Oui, il te manquait juste le fonctionnement "saturé", 0 ou 1, c'est a dire bloqué ou passant.


J'en ai parlé du saturé: j'ai dis "bloqué, saturé... "mais j'ai pas dit linéaire (ou passant)
Invité
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Ahah... tu confonds, la. Si tu est en état dit "passant", tu n'est pas en train de parler de linéaire.

Saturé, c'est l'inverse de bloqué.
kami94
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  • #25
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    kami94
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Un transistor est soit:
-bloqué, dans ce cas il se comporte comme une resistance
-Saturé ou Linéaire (dans le cas d'un mosfet).

C'est bien ca?

Sinon je ne vois pas de quoi tu veux parler avec le fonctionnement "saturé"
Pour moi le transistor est en regime saturé lorsque Id (intensité du drain) est independant de Vds(tension entre le drain et la source). Mais je vois pas en quoi ca le rend soit passant soit bloqué.
Mais j'avoue que j'ai pas encore tout compris sur le fonctionnement de cette bestiolle
chacal
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    Cet utilisateur est un technicien réparateur d'instruments et matériel audio
  • #26
  • Publié par
    chacal
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J'apporte mon petit grain de sel, je peux?

Concernant les modes, le numérique a connu deux engouements majeurs:

-dans les années 80 avec la première utilisation musicale de convertisseurs, car la numérisation du signal a permis de lui appliquer des variations chiffrées en lieu et place de la variation potentiométrique. la souplesse s'est donc avérée gigantesque et cela a, forcément, coincidé avec l'explosion du midi et des multi-effets
-début des années 2000 avec l'apparition de la modélisation numérique qui relève plus, pour moi, de l'informatique que du simple traitement de signal, la quantité d'algorithmes appliquée au signal faisant clairement penser aux logiciels de traitement sonore.... mais dans le fond, il n' y a physiquement pas de différence entre un simple effet numérique et de la modélisation. C'est convertisseur, processeur, convertisseur et basta...


Ensuite pour parler de l'utilisation des composants actifs en analogique et en digital, je crois qu'il peut être bon pour le néophyte de décrypter et de quantifier un peu le travail du transistor dans ces cas là...

Dans un système analogique, le transistor voit passer l'intégralité du signal. Sa fonction va être de l'amplifier ou de l'atténuer. Il se présente donc sous la forme d'un composant simple et selon le cas volumineux, entouré d'autres composants actifs ou passifs qui vont modifier ses paramètres de fonctionnement et/ou ajouter ou supprimer des filtres.

Dans un système numérique, le signal est converti en une quantité de 0 et de 1 appelés bits et CHACUN de ces bits est traité par un ou une série de transistors à chaque fois qu'une porte logique est créée sur le chemin numérique du signal.
Par exemple si un effet numérique fonctionne en 16 bits à 48 khz, chaque processeur sur le chemin du signal traite au bas mot 16 portes logiques 48000 fois par seconde.
Ceci explique cela, un microprocesseur contient donc des milliers (voire millions) de transistors, chose bien entendu infaisable avec des lampes


Basstyra je m'excuse d'avance pour les raccourcis techniques et ptet meme les erreurs, mais j'ai voulu banaliser un max
Guitar tech à temps très très partiel
Rédacteur d'articles sur la guitare à l'humour discutable
Guitariste aussi, mais faut pas le dire, j'ai honte.
Invité
  • Vintage Total utilisateur
Kami : non, pas du tout. Pour le détail, je te laisse chercher, selon si on considere un bipolaire ou un JFet ou un Mosfet...

Chacal : non, mais t'as bon, en gros.

Pour le début, disont plutot que il y a une différence entre le traitement du signal, et le codage dun algorythme en soft.
Eleison
ok donc un Digital delay dd6 boss et la fonction delay numérique du vetta Line6 c'est pareil, mais les composants sont de qualités différentes, exacte ?

En ce moment sur effet guitare...