fabh a écrit :
Je suis bien d'accord, c'est une question de point de vue. Mais je ne vois pas ce que la "liberté" vient faire la dedans.
Ne sois pas obtus : tu vois tout par le pognon, j'ai le droit de tout voir par la liberté. Et je ne laisserai pas la quète de l'argent entraver la mienne. J'ai refusé des tafs bien payés parce qu'ils m'imposaient des conditions que je ne pouvais accepter.
Citation:
Je veux bien etre libre, mais si je n'ai pas assez d'argent pour me nourrir, nourrir ma famille, acheter des vetements décents à mes enfants, pouvoir leur faire un jour voir la mer ou la montagne, leur offrir des cadeaux à Noel ou pour leur anniversaire, arriver à ce qu'ils puissent faire de bonnes études, faire plaisir à ma femme etc..
Navré, mais on ne parle pas que de toi.
Et une fois de plus, on peut se contenter de gagner de quoi vivre "convenablement" (je n'ai pas dit "confortablement") : la réalité sociale ne se résume pas aux RMIstes Vs. les pétés de thune.
Citation:
Enfin bref c'est pas Madame la Liberté qui va me donner tout ça dans notre société capitaliste et mercantile...
Mais tu n'acceptes les règles de cette société que parce que tu l'as choisi. Si je me fous de ton "tout ça", si je place mes priorités ailleurs, je t'assure que je le vis très bien...
Citation:
Mais j'aime bien rêver aussi parfois. C'est une question de point de vue effectivement.
Ce n'est pas forcément un rève. C'est ma vie quotidienne.
Citation:
Tres peu sont les gens qui travaillent par pur plaisir, et font quelque chose qui leur plait vraiment (ca serait le bonheur). Les gens travaillent pour une chose généralement: gagner de l'argent.
La question du plaisir est ici hors de propos : elle ne te sert qu'à asseoir ton argument sur le fait de gagner de l'argent.
Si je voulais être vicieux, je te rétorquerais que les gens ne travaillent que parce qu'ils y sont contraints, mais ça déplacerait le débat autant que ta propre intervention.
On va avoir un vrai souci de communication si tu considères que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec toi sont dans des considérations utopiques.
Je mène la vie que j'ai choisie, où l'argent n'est pas central. Ca me contraint à faire des choix par rapport à la société telle que tu l'envisages, mais ce que j'y gagne est bien plus précieux à mes yeux.
Il ne s'agit pas d'une utopie mais de la mise en application de principes : je te parlais de liberté et tu t'en étonnais, mais j'ai décidé que j'étais plus que la société ou mon employeur, seul responsable des choix que je fais. Je refuse de me laisser dicter des conditions dans lesquelles je ne trouverais pas mon compte (et on ne parle pas d'argent, ici). Par exemple, je pourrais gagner deux fois plus qu'aujourd'hui si j'acceptais de passer moitié moins de temps avec mes gosses et ma femme.
Ca n'a rien d'utopique, c'est un mode de vie.