[quote="Raphc"][quote="Josh43"]
20th Century Boy a écrit :
Josh43 a écrit :
Et puis les pays du nord oublient que les virus ne respectent pas les frontières. C'est bien beau de se protéger à grands coups de vaccins et de tamiflu à prix d'or, mais si les pays du sud n'ont pas les moyens de se protéger aussi, la pandémie mondiale aura quand même lieu, mais ce ne sera qu'une de plus à ajouter au palu, au sida et à la fièvre jaune. Une maladie de pauvre, quoi.
Les fabricants produisent des vaccins pour l'afrique (relativement peu il est vrai) de manière synchrone. Le coté "gros méchant labo" me fait un peu rigoler, autant leur comportement vis à vis des médecins est chiant (m'enfin les mecs, désolé doc, fallait pas accepter les pots de vin avant aussi) mais ils font de l'argent, je sais pas ou les gens ont lu que Sanofi c'était l'Abbé Pierre et pourquoi il devrait filer gratos leurs produits aux pays émergents (à ce moment là, on pourrait commencer par demander à carrefour de leur envoyer de la bouffe).
Non je ne suis pas un bisounours, et je ne vois pas pourquoi un labo donnerait ses médocs aux pauvres s'il ne s'y retrouve pas financièrement parlant. Ce que je trouve dingue, c'est justemement que les laboratoires pharmaceutiques soient constitués sur le modèle de sociétés commerciales privées classiques, dont la première contrainte de fonctionnement est l'aspect financier.
Non seulement la concurrence provoque des redondances dans les secteurs de recherche, utilisant des cerveaux et des energies les unes contre les autres au lieu de les faire travailler en synergie, mais comme toute entreprise privée, un labo ne peux pas assumer le risque de programmes de recherches aux potentiel économique par définition aléatoires: c'est ainsi qu'on se retrouve avec des labos qui consacrent plus d'argent à la recherche sur la calvitie qu'à celle sur le paludisme.
Il n'existe qu'une seule structure capable s'assumer de tels risques économiques, qui peut se permettre de perdre de l'argent sur le moyen terme et de prendre en charge des projets dont la portée s'étend sur plusieurs décennies, c'est la puissance publique . Que ce soit au niveau national, supra national (europe) ou mondial (ONU,OMS...), seul les Etats- (et les Etats "riches") peuvent assumer de tels risques. Il m'apparait donc abérant qu'un secteur aussi crucial que la santé soit envisagé exactement comme n'importe quel secteur marchand et qu'on ne se donne pas les moyens d'avoir une politique de santé publique puissante au niveau mondial. (Ca s'est pourtant fait par le passé, avec pour résultat l'éradication de la variole))
*: NOBODY EXPECTS THE SPANISH INQUISITION!