Fozzie a écrit :
Redstein a écrit :
Monsieur M a écrit :
étaler de la viande féminine à l'envi sur des affiches dans la rue - dans un souci de rentabilité - ça ne me semble rien d'autre que traiter la femme en question "comme du bétail".
Pourquoi veux-tu qu'un écrivain joue les journalistes "objectifs" (chose que tu serais le premier à dire impossible) ?
Il s'est trouvé dans une situation donnée, il en tire des conclusions qui décrivent en grande partie le monde où nous vivons - où est le problème ?
Et où as-tu pris que je faisais l'apologie de la pub ?
Fozzie a écrit :
Y'a de l'idée, quand même, non ?
Salut Fozzie... Y a de l'idée - mais ce n'est pas un argument dans le débat en cours... Tout au plus un aparté. Car, comme je le disais hier (chose à laquelle Monsieur M se garde bien de répondre...) :
mettre en équivalence l'aliénation de femmes contraintes de porter le voile intégral en public (avec tout ce que ça représente de soumission à la maison) et celle de femmes choisissant de gagner leur vie en posant plus ou moins nues, c'est faire preuve, "outre la monomanie précitée
, d'une malhonnêteté crasse (et d'un brin de pruderie pour faire bonne mesure)" !!!
Fozzie a écrit :
Le fait que nous, "occidentaux" (pour le dire vite) on mette des femmes aux trois quarts nues en étalage dans nos rues, sur nos bus, à la télé, en permanence et pour vendre des yaourts, des bagnoles ou du shampoing, ça nous rend vachement mal placés pour donner des leçons à quiconque sur la façon dont on est supposé traiter les femmes, non ?
Non - il y a une énorme différence, et je ne vois que des raisons idéologiques de l'occulter (ça me rappelle furieusement la guerre froide, tiens) :
- les femmes qui se dénudent (
big fucking deal : ça n'a rien en soi de dégradant) ne le font pas moins volontairement que n'importe lequel des
wage slaves sur lesquels repose (de moins en moins) notre société de merde : elles sont soumises à la dure loi de la solvabilité, comme tout le monde,
- mais une femme qui refuserait de porter le voile dans un pays islamique risque gros, et encore bien davantage si elle s'avise de lutter contre cette oppression, dont le voile n'est que l'aspect le plus visible : la lapidation n'est jamais à exclure. Et il n'y a pas que le voile : porter des pantalons au Soudan n'est pas recommandé, par exemple, à moins d'être une journaliste en vue - et encore.
(Ça n'empêche pas des rigolos de tourner en dérision le fait que certaines s'y attaquent de l'étranger, bien sûr...
)
Bref, sûr que les populations sont aliénées chez nous - et ça a tendance à empirer. Mais on a affaire d'une part à un capitalisme athée qui ne nie pas ouvertement le primat de l'individu, et de l'autre à des théocraties qui régentent tous les aspects de la vie de leurs populations, tout en ayant elle-mêmes intégré tout ce qui fait l'inhumanité du capitalisme : pas étonnant que tout ce débat soit si oiseux, puisqu'il repose sur le seul aspect superficiel pouvant être considéré comme faisant la différence : les affichages publicitaires