BiZ a écrit :
Quand on n'est pas bien dans sa tête, dans sa vie familiale et personnelle, la composante pro peut certainement jouer un rôle, mais n'est à mon sens pas déterminante pour quelqu'un d'équilibré.
J'aimerais bien avoir l'avis de Fozzie là dessus tiens.
En fait, j'osais pas...
Tu as raison : les stats de suicide chez France Telecom sont à peu près dans la moyenne française.
Wikipédia nous dit qu'en France, le taux de suicide est de 16,2 par an pour 100 000 habitants, ce qui est assez proche des chiffres que j'avais il y a 5-6 ans. On a 187.000 employés chez FT, donc ça se tient. Comme ça se tenait chez Renault.
Par contre, je serais partisan de ne pas sous-estimer l'impact de l'ambiance professionnelle dans les dépressions et tentatives de suicide.
C'est tout à fait marquant dans les demandes d'arrêt de travail pour dépression, par exemple.
Il est bien sûr impossible de faire des statistiques, car les situations sont toujours composites (personne ne peut dire "si je vais mal, c'est 35% à cause de mes relations conjugales, 52% à cause de mon boulot et 13% parce que j'ai une mauvaise image de moi depuis l'adolescence", bien entendu...), mais le fait que le boulot soit devenu central dans nos vies depuis quelques décennies (difficulté d'en trouver si on en quitte un, techniques manageriales modernes où effectivement, les gens se sentent plus instrumentalisés, etc...) ne peut être écarté de l'équation.