JadedHeart a écrit :
Cependant je vois pas trop l'intérêt de prendre du recul sur ce genre de faits.
Hmm. Bien. Effectivement dans ce cas là, on va passer notre temps à nous apitoyer sur le sort des suicidés. C'est vrai, et c'est un fait incontestable: c'est triste. J'en parle en connaissance de cause, quelqu'un de très proche dans ma famille s'est suicidé. Si on veut rester dans le compassionnel, effectivement on peut s'arrêter là.
Mais à partir du moment où on juge des gens sur leur boulot, la pression qu'ils mettent à leurs salariés, où l'impact de ces suicides va plus loin que le cercle des proches, il faut plus que ça. Il faut pouvoir relativiser ou pas, il faut pouvoir faire la part des choses. C'est autrement plus utile que le pathos à mon sens, même si en tant qu'être humain c'est la première réaction qu'on a face à ce genre de faits divers.
Citation:
mais en soit le fait de mourir à cause d'un job je trouve ça purement moche et scandaleux et je vois pas trop la reflexion qu'on peut avoir la dessus mais je suis tout à fait ouvert à écouter vos pistes.
Encore une fois, ce genre de glissement sémantique nuit au débat, si débat il y a... Soit on est là pour discuter vraiment des sources du problème, soit on est là pour s'en tenir à des pleurs. Je schématise, mais c'est un peu ça.
Sinon, juste en passant, qui se fiche totalement de la souffrance du salarié poussé au suicide, quel que soit le salarié, quelle que soit l'entreprise?
If you think life's a vending machine, where you put in virtue
And you get out happiness, then you're probably gonna be disappointed.
marseillet: ben,oui.j'assume complètement mon status de parasite de la société.
et comme les français ont choisi de faire dans le social,c'est pas demain que je vais prendre le chemin de la boite!!!!!