Fozzie a écrit :
Je ne suis pas du tout d'accord avec cette lecture de la situation.
Trente ans après, rien ne force cet homme à se dénoncer. Plus de poursuites possibles, aucune retombée. Rien, si ce n'est, justement, sa conscience.
Il n'a pas attendu le délai de prescription, qui est de 10 ans. Il vient trente ans après.
Ca n'a rien à voir avec ton exemple. Qu'est ce qu'il en a à foutre, de venir se dénoncer aujourd'hui ? Qu'est ce qu'il a à y gagner ?
Alors on va faire simple : ne tirons pas de conclusion à la con d'une situation dont on ne sait rien. On n'est ni vous ni moi dans la peau de ce gars-là. On ne sait rien de son vécu et de son authenticité.
Ce qui veut dire, très clairement, que toutes les hypothèses que nous ferons ne seront QUE le reflet de notre propre vécu.
Donc, pour la situation, c'est plié.
Par contre, Clarissep est très claire. En tout cas pour celui qui sait lire ou celui qui ne cherche pas à lui trouver d'excuse.
Elle dit : "qui s'en sort sans rien à cause de la prescription .....je sais qu'il y a la loi mais je trouve ça qd même un peu facile ..."
Ce n'est pas l'acte du mec qu'elle remet en question, c'est le principe même de s'en sortir sans rien. Mais le pire, c'est qu'il n'y a aucun argument. C'est une pauvre phrase toute indignée.
Et une phrase, excusez du peu, qui remet en cause l'un des principes fondamentaux de notre justice.
Alors que Clarissep ait les idéaux qu'elle veut, je m'en fous. Mais une fois de plus, elle déboule avec :
- aucune source
- deux phrases lapidaires
- un commentaire qui vient du ventre seulement.
Et ça, c'est tellement devenu une habitude que c'en est agaçant. Je l'ai déjà dit : c'est la mécanique même qui l'a conduite à ouvrir ce topic (qui a heureusement connu de biens meilleurs moments qu'un banal étalage digne des journaux de faits divers).
Et au bout d'un moment, ce serait bien que Clarissep s'autorise à réfléchir autrement qu'en réaction pure. Que ce soit sur la question de la peine de mort, des châtiments corporels sur les criminels, de l'enlèvement des banquiers, de l'avortement, de la présomption d'innocence, de la pénalisation des agressions sexuelles, de la récidive, de la prescription, et des dizaines d'autres sujets qui ont été abordés ici en 2.000 pages.
C'est le contraire de prendre quelqu'un de haut, que de lui dire "ok, tu tiens un sujet, mais quel est ton vrai avis là dessus ? Quels sont tes arguments ? Quelles sont tes références ?".
Ou alors on ne cherche pas à argumenter plus que ça, mais on assume. On ne vient pas derrière nous sortir des indignations de type "ras le bol de passer pour une neuneu"...
D'accord, mais alors, on peut être libre ou pas de remettre en question le fondement même de la prescription, non ?