Tout d'abord, par principe, il faut toujours se méfier de ceux qui sont canonisé de leur vivant.
Ce Prix Nobel est avant tout le couronnement d'une incessante propagande obamaniaque que l'on subit depuis plus d'un an. D'ailleurs c'en est presque obscène, et on commence à sentir une gêne chez certains qui parlent tout de même d'une nomination "prématurée".
Fascinant de voir comment tous ses européens, qui ne perdait pas une seule occasion de cracher sur les Etats-Unis, mettent tous leurs espoirs sur cet Ubermensch métis fantasmé.
De ce coté-là, la veulerie du comité Nobel peut servir d'étalon, eux qui sortaient des propos puants sur les américains à propos du Prix de Littérature. On aurait pu s'attendre à un peu plus de tenue et de dignité de leur part.
Mais ils ont été incapables d'attendre un an de plus pour se répandre aux pieds de leur nouveau Sauveur. Ils ont tous vu le Messie, les ufologues sceptiques appellent ça une méprise complexe, jusqu'à preuve du contraire.Et Les américains sont encore appelé à la rescousse par leurs ancêtres séniles. Ce n'est que la x-ième fois.
Europe Moisie. Et consciente de sa propre déchéance.
Et toute cette hystérie sur la seule foi de sa couleur de peau et de l'auto-conviction, parce que pour le reste on a pas vu grand-chose a part des relations de jeunesse douteuses, un véritable talent d'orateur, une communication millimétrée et la capacité à constituer un trésor de guerre trois fois plus important que celui de son adversaire. (En grande partie dues aux banques soi-disant honnies de Wall Street).
Ah si il a déjà réussi à diviser profondément son pays, grâce à une réforme, dont le traitement médiatique chez nous a d'ailleurs été particulièrement manichéen.
Deuxième point sur le prix en lui-même, c'est le Prix Nobel de la Paix, pas le Prix Nobel du Pacifisme, heureusement d'ailleurs quand on a vu les dégâts de cette doctrine au XXe siècle.
Absurde donc de seulement récompenser des bonnes intentions dont la sagesse populaire nous conseille pourtant de nous méfier.
Les discours d'Obama n'ont donc non seulement aucun pouvoir performatifs. Mais leur pertinence n'est pas évidente.
Aller dorer la pilule de l'Islam, au prix d'erreurs historiques, devant des oulémas du Caire; "Tendre des mains" à tout le monde; proposer de "discuter" avec tous les dictateurs du monde; etc etc...
En quoi tout cela garantit-il un avenir plus rose? En quoi est-ce une promesse de Paix ?
L'Histoire fourmille d'exemples de beaux discours inutiles voire nuisibles.
De nos jours tout le monde a, j'espère, plus de considération pour le comportement du militariste Churchill que pour l'obsession de l'apaisement de Chamberlain.
Et si c'est ce pleutre de Carter qui a eu le Prix, l'intransigeance de Reagan (j'entends d'ici les frétillements) a certainement bien plus joué dans la chute du système communiste.
Mais le meilleur exemple est à chercher du coté de Woodrow Wilson, le 28e Président des US, , récipiendaire du Nobel en 1919, pétris d'idéaux pacifistes, et auteur du Traité de Versailles dont on a reconnu a posteriori l'importance dans le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.
Bref pour l'instant il n'y a même pas de quoi avoir de l'espoir, on attends toujours des actes un peu signifiants.
Pusillanime et Amnésique donc le Comité Nobel, et enfermé dans une vision du monde sans doute un peu trop naïve.
"Ils supplient l’Histoire de les exaucer en raison de leurs bonne vie et mœurs, comme un impuissant qui réclamerait un enfant de sa femme parce qu’il a écrit des brochures sur la natalité." Nimier
Enfin ils ont peut-être eu de la chance cette fois-ci, et misé sur le bon cheval, mais on a le droit d'être sceptique et méfiant.