mollotof a écrit :
"Chercheur en biochimie", c'est nettement plus classe que "vendeur de canapés chez But".
Mouais...
Enfin, après, il y a l'apect pratique...
Quand j'ai besoin d'un canapé, j'ai tout de suite beaucoup plus de considération pour le vendeur de chez But que pour mon gros gros con de voisin chercheur en biochimie qui me fait chier à tondre sa pelouse à 9 heures du mat le dimanche matin alors que je viens de me coucher avec une gueule de bois d'enfer !
Sans blague ! Meeeerde !
Bon, plus sérieusement, c'est vrai que l'énoncé de certaines profession en jette plus ou moins.
Mais je trouve que cette tendance se tasse un peu, et j'y entrevois deux raisons :
- Par les temps qui courent, le monde n'est plus trop divisé entre ceux qui ont un bon boulot et ceux qui ont un taf de merde, mais entre ceux qui ont un taf et ceux qui n'en ont pas.
- Certains termes sont tellement galvaudés, tellement dévalués qu'ils ne veulent plus rien dire. Par exemple le terme "ingénieur". Il y a encore 15 ans de ça, c'était la classe. Maintenant, ça ne veut plus rien dire en soi. Tu peux être ingénieur en management, ton diplôme te permet tout juste de te retrouver au guichet de la Caisse d'Epargne.
jabadaho a écrit :
@ Syle :Ceux que je connais autre que dans le boulot et en fonction de leurs dires me parle de ces medicaments. Maintenant, j'en ais peut etre fait une généralité (enfin, tout est relatif) qui n'a pas lieu d'etre. J'en connais aussi qui sont très cool
Moi, franchement, j'ai vécu ça un peu comme des vacances...
Et pourtant je te promets qu'on n'a jamais pu me faire le moindre reproche niveau conscience professionnelle.
J'ai vraiment vécu ça comme un taf intéressant, vraiment tranquille, qui te laisse een plus plein de temps libre. Limite, j'étais gêné quand je voyais ma fiche de paye...
Je suis passé à autre chose afin d'exercer mon "vrai métier", mais je me suis toujours dit que le jour où j'arriverai à saturation, je retournerai finir tranquilos ma carrière dans l'enseignement...
Et puis t'as des satisfactions incroyables. Par exemple quand tu vois un élève considéré (par lui-même et par les autres) comme nul, dont les résultats se mettent à remonter parce-qu'à un moment donné tu as réussi à l'accrocher, à tourner les choses de façon à ce qu'il les comprenne, que le déclic se fasse... Waow... Cooooool !
Après, t'as des gens qui ne sont tout simplement pas faits pour ça.
Il y a un aspect relationnel que tu peux avoir naturellement ou que tu peux ne pas avoir du tout. Idem pour l'aspect "discipline". Tu peux être plus ou moins à l'aise avec ça. t'as des profs qui n'ont jamais à élever la voix, et d'autres qui se font submerger par un boxon innomable sans savoir comment réagir.
Là, à part quelques principes de base (mettre les rieurs de son côté et jamais d'avertissement sans frais, par exemple), je suis incapable de te dire à quoi ça tient.
Mais ces aspects-là sont déterminants.
Parce-que même si la charge de travail n'est jamais bien lourde, t'as deux manières d'appréhender ta journée. Tu peux te dire "ce matin, j'ai 4 heures de cours, les sujets sont sympas, je vais me régaler, pis cet après j'irai me faire un tennis bien peinard" ou "qu'est-ce qu'ils vont me faire, encore, aujourd'hui ? 4 heures de cauchemar en perspective, et cet aprèm, je vais rester à la maison pour tenter de m'en remettre pour recommencer demain".
Pas exactement la même chose.
Dans le premier cas (celui que j'ai eu la chance de connaître), c'est que du bonheur.
Dans le second cas... il est où, le Prozac ?
Mais si l'on parle de de charge de travail proprement dite, les profs qui prétendent crouler sous le boulot sont des menteurs...