Tout simplement parce que la question de la divinité de Jésus, si elle peut être argumentée (et c'est bien là l'un des sujets débattus en théologie, qui est une discipline ayant une véritable logique interne, bien qu'inconnue de la plupart des gens - et donc souvent méprisée), ne peut être prouvée par aucun argument rationnel décisif. Et qu'y croire est justement un acte de foi, c'est-à-dire un acte de confiance. Et accorder sa confiance n'est pas un acte que l'on argumente de manière entièrement rationnelle.
Cela se voit très bien avec la question du vaccin contre la grippe A : les pros et les antis ont strictement le même nombre d'arguments pertinents. Alors, qu'est-ce qui va pousser un tel à faire tel choix ? La confiance ou l'absence de confiance en ce produit, lesquelles se définissent dans une sorte d'au-delà du rationnel pur, il me semble. D'ailleurs, les réactions passionnées de tout bord sur le sujet, qui n'ont d'égales que celles peut-être sur la religion et la foi, démontrent bien mon idée.
Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, croire en Dieu ne signifie pas penser que Dieu existe, mais avoir confiance en lui. Il y a des gens qui pense que Dieu existe, mais qui n'ont nulle confiance en lui : il ne pensent pas qu'il puisse s'intéresser à nous, nous aimer, venir sur terre en tant qu'homme pour mourir pour nous, etc. Ils voient en lui une sorte de "Grand Horloger" plus ou moins personnel ayant créé l'univers mais se désintéressant de sa création. Tout le monde aura reconnu, je pense, la catégorie des déistes. Ils ne sont peut-être pas nombreux aujourd'hui, mais ils existent, et leur cas prouve qu'il y a un écart entre le fait de penser que Dieu existe et la foi.
Donc voilà, Perfect Tömmy, ou l'art de foutre la merde Backstage en parlant dans le même post de Jésus et de la grippe A...
Citation:
Les deux n'étant... que des hypothèses.
Tiens, une troisième, plus provocatrice : peut être que tout cela n'est qu'une anecdote montée en épingle...
Bien sûr ! Mais la troisième est effectivement très provocatrice, parce que vraie ; mais je ne sais pas si tu mesures pourquoi... Tiens, tu devrais lire
La Violence et le Sacré, de René Girard, sur la question des anecdotes montées en épingle, et qui produisent le religieux...