Monsieur M a écrit :
Patchuko a écrit :
Là on peut entrer dans le débat vaseux, mais j'ai bien peur qu'une proportion assez conséquente des élèves de section littéraire n'y soient pas par amour des lettres. A l'inverse, on a des gens qui vont vers un bac S justement pour continuer à toucher à 'tout'.
Mais est ce que tu dis cela en fonction du même calcul d'heures par matières que tu as déjà sorti ou par une espèce d'extra lucidité ?
Au passage : pas question pour moi de défendre la filière L dont je constate quotidiennement les ravages.
Ok bon, je mets les deux pieds dans le débat vaseux.
De ma propre expérience de lycée en S, pour avoir suivi des potes qui y ont été après moi dans différentes sections, pour avoir vu mon frère évoluer en L, je pense pouvoir affirmer que quand un élève a de bons résultats dans tous les domaines, à moins d'être amoureux des lettres (j'en ai croisé quelques uns... quelques UNES d'ailleurs... mais être fixé à cette âge c'est pas si courant), s'il n'est pas fixé il ne choisit pas la section L. C'est un phénomène connu, et qui s'explique par le fait que justement (j'ai l'impression de me répéter un peu) on a subit un panel d'enseignements plus large quand on a un bac S qu'un bac L.
On peut faire un tableau comparatif si tu veux... Je ne parle pas ici de qualité d'enseignement, mais la manière dont sont faits les programmes en France fait que beaucoup d'élèves se retrouvent dans des filières scientifiques sans réellement savoir pourquoi.
Parmi mes anciens camardes de terminale, la moitié n'a plus touché une formule mathématique depuis le bac...
Un quart est partie en prépa scientifique, le reste entre pharma et médecine. On est deux de mon lycée (un truc comme 600 bacheliers S cette année là) à être allés en fac de science.
C'est peut être pas tout à fait représentatif de la situation globale, mais ça alimente ma réflexion en tout cas.
Citation:
Se pencher sur la logique d'un raisonnement donné, certes. Mais se focaliser sur les raisons ("bonnes" ou "mauvaises"), ne doit pas faire oublier les conséquences.
Rien à redire à ça, et je crois que sur la question je me suis déjà exprimé.