jeffrey06 a écrit :
Faits graves/choquants ?
un petit garçon de 10 ans accompagné de sa soeur qui en a 6 on faillit se faire kidnapper par un homme de 52 ans déjà multirécidiviste (il a été condamné à 18 ans de prison pour avoir violé 3 enfants !!!)... de quoi relancer le débat sur la justice, ses moyens... etc...
Ce qui me choque dans tout ça ? c'est que sous un simple prétexte financier, ou bien par m'en foutisme, ou encore parce que le magistrat qui traite le dossier ne se sent pas concerné directement, on laisse sortir des gens qui restent dangereux ! et ça aurait pu vraiment être grave si ce petit garçon n'avait pâs empéché sa soeur d'aller vers ce malade !
Attends, il a été condamné combien de fois , a quelles peines? A-t-il bénéficié de libération conditionnelle etc? Désolé mais c'est un peu flou. Soit il est "multirécidiviste" c'est à dire qu'il a été condamné PLUSIEURS fois pour les mêmes raisons (mais tu semble dire qu'il n'a été condamné qu'a UNE peine de 18 ans: dans ce cas c'est un récidiviste, effectivement, mais il ne l'est devenu qu'après avoir récidivé... On ne peut pas prévoir que quelqu'un est récidiviste avant qu'il récidive.
Alors on peut éventuellement discuter de la sévérité (et surtout de la pertinence, à mon sens) d'une peine de 18 ans de prison pour ce genre de faits, mais a priori si il a été condamné et qu'il a effectué sa peine il n'y a pas à s'interroger sur qui a pu le "laisser sortir" : dans un état de droit, lorsqu'un jugement a été prononcé et qu'une peine a été effectuée, personne ne peut revenir dessus, et heureusement.
En outre certaines de tes interprétations me semblent pour le moins floues: ce dont il est question dans le débat actuel, c'est bien sûr des moyens dont dispose la justice pour accompagner les justiciables dans leur parcours, et surtout pour suivre les condamnés à des peines ALTERNATIVEs (comme la liberté surveillée, la liberté conditionnelle etc.) , là c'est clair qu'il y a un manque patent de moyens, et c'est bien ce gouvernement qui a procédé à des coupes claires dans les budgets et les effectifs de le justice, comme dans le reste de la fonction publique, tout en faisant voter un ensemble de loi ultra répressives qui encombrent tribunaux, prisons et commissariats et mobilise un personnel déjà surchargé de travail pour des broutilles.
Mais penser qu'un juge "laisse sortir" quelqu'un (ou le condamne à une peine plus légère ) pour de simples contingences financières c'est complètement à coté de la plaque, désolé de le dire. Ce n'est pas du tout ce dont il est question ici. Il y a aussi un manque cruel de moyens dans les prisons, mais il ne faut pas croire qu'on laisse sortir des détenus simplement pour faire de la place. Ce n'est quand même pas tout à fait comme cela que ça fonctionne (en revanche, on pourrait parler des hopitaux psychiatriques, eux aussi totalement asphyxiés financièrement par la politique en place depuis 10 ans)
Citation:
De plus, j'ai suivi le débat de sarko sur TF l'autre soir, et autant j'aimais son discours au début, là je me rend compte qu'il n'a plus aucune crédibilité (à mes yeux tout du moins !)... lui qui nous a seriné pendant je ne sais combien de temps que les criminels sexuels allaient être sévèrement punis !!!
Et alors, ça aurait changé quoi? Pour le cas dont tu parles ici, il a été condamné à 18 ans de prison et serait sorti Sarko ou pas (comme je l'(ai dit heureusement qu'on ne vit pas dans un pays ou un dirigeant pourrait tout à coup décider de changer des peines déjà prononcées). Et puis si je veut bien admettre que la peur de la sanction soit de nature à faire réfléchir le petit braqueur ou le dealeur de banlieue (et encore...), je suis bien persuadé que ce genre de "menace" n'a absolument aucun effet sur des pervers sexuels profonds, comme il est question ici. Il faudra demander à Fozzie de confirmer, mais la quasi totalité de la communauté psychiatrique affirme que ce genre d'individus agit par pulsion, et se trouvent au moment de commettre leurs horribles crimes dans un état totalement irrationel. La menance d'une condamnation sévère n'a absolument aucun effet sur ces individus, j'en suis persuadé. (même la peine de mort n'a aucun effet dissuasif, comme le montrent nombres de travaux effectués dans les états ayant repris les exécutions aux USA après 1982).
Et puis je rappelle quand même qu'une peine, aussi sévère soit-elle, est déjà en soi un aveu de faillite du système. Si quelqu'un est condamné, c'est qu'il a DÉJÀ commis un crime, il me semble. On peut toujours le condamner à la lapidation, au supplice de la roue, au bûcher puis à la crucifixion avant de donner son cadavre en pâture aux vautours, ça ne fera pas revenir sa victime pour autant.
Qu'un président ait aussi peu à dire sur ces questions que "on va mettre en place des peines plus sévères", c'est désespérant. Que des gens prêtent encore attention à ce discours, ça l'est encore plus.
(Moi j'ai tenu 20min devant Sarko en me forçant. après j'ai zappé sur I-tv et j'ai suivi ce qui se passait au Caire, autrement plus important que le lancement de la campagne de l'autre nabot. )
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