Les amis, je crois que j'ai un grand besoin des analyses sauroniennes (et celles des autres aussi !) pour me dépêtrer de mon actuelle situation ! Attention c'est long !
Un peu d'histoire pour commencer. J'ai changé de région voilà un an et demi pour raisons professionnelles, et le hasard a voulu que je m'établisse non loin d'une ancienne connaissance de fac, une fille pour laquelle j'avais eu un fort béguin alors et que j'avais rencontrée grâce à des amies communes. Tout cela remonte à 10 ans en arrière, et pour tout dire nous ne nous sommes à l'époque que côtoyés que pendant un an. J'étais très timide alors, et ne lui ai jamais rien avoué, bien que nos amies communes aient été au courant de mon crush on her. C'est un peu con d'ailleurs, parce que j'ai appris plus tard que dès notre première rencontre elle leur avait ouvertement dit qu'elle me trouvait mignon !
Elle s'est retrouvée dans la même région que moi pour des raisons identiques (opportunités professionnelles). L'une de nos amies me l'apprend, me fait en rigolant un topo sur sa situation amoureuse (célibataire depuis un bon moment, et passablement éprouvée par une relation avec un sien collègue qui était déjà en couple et qui n'a pas eu le courage de la choisir elle…), et me file son numéro de téléphone. Je promets d'appeler mais les mois passent et tout ça me sort de l'esprit.
Puis un soir, pendant les vacances d'été, je lui passe un coup de fil et je tombe sur elle. On l'avait mis au courant que je me manifesterait et avait même prévu de prendre les devants au cas où (pour la petite histoire, une amie qui lui avait parlé de moi m'a assuré qu'elle se souvenait très bien de moi). On discute pas mal, j'apprend qu'elle vient de sortir de l'hôpital le jour même, et on décide de se faire une sortie ensemble un samedi une fois qu'elle sera remise de son opération.
La sortie se fait, et se fait très bien ! On a ce jour-là passé la journée ensemble de 15h00 à minuit : balade en montagne, bon restaurant, puis balade nocturne en ville, je lui avais préparé un chouette programme dont elle était ravie. Dans l'enthousiasme du moment (le feeling était super, il n'y a pas eu une minute de gêne après tant d'années, on discutait franchement, on riait de bon cœur) j'ai même payé le resto, ce qui lui a causé un petit mouvement de recul, car elle a dû pensé que je manifestait un intérêt autre qu'amical, ce qui était en partie vrai.
Je disais que l'on a parlé franchement, mais j'ai remarqué que ce jour-là, malgré le fait que je glisse dans la conversation quelques opportunités pour elle de me parler de sa relation foireuse avec son collègue de bureau (je voulais la tester un peu, voir où elle en était), elle ne pipe pas un mot sur le sujet.
Pour plein de raisons différentes (boulot, famille, amis, etc.), nous ne nous revoyons que deux mois plus tard. Elle me propose de passer un dimanche ensemble, de se faire un cinéma et un resto, et elle me laisse le choix du film… J'ai voulu faire mon salaud et la pousser dans ses retranchements de gonzesse en l'emmenant voir Les Simpsons ! Ca l'a pas découragée, elle a même apprécié ! MDR !!! On sa balade ensemble, on boit un verre, le feeling est toujours bon entre nous, mais là, j'arrive à lui faire cracher le morceau sur sa dernière relation (je lui claque à un moment que j'ai un gros 'blème, que je me fais courir après par des collègues de boulot, que ça m'indispose, et cette histoire l'a mise en confiance…). On va au resto, tout se passe bien, elle me propose même de manger un dessert à deux (un tiramisu et deux cuillères pour la table du fond !)… et là patatrac !!! Elle revient sur le sujet de son "ex" et fond en larmes… Je l'écoute, essaye de mon mieux de la consoler, ça marche plus ou moins bien, elle me ramène chez moi (dans nos sorties elle insiste toujours pour conduire…), me remercie de l'avoir écoutée, et zou ! je monte chez moi le zob sous le bras….
J'étais décontenancé : un peu en colère contre elle parce que je trouvais qu'elle n'avait pas su se tenir, et en même temps je me trouvais dur à son égard, que je n'avais eu ce soir-là que ce que je cherchais…
Deux mois passent sans que l'on se voit. Je l'invite à dîner un soir chez moi avec un groupe d'amis, mais elle décline car déjà prise à cette date, tout en m'assurant qu'elle est contente de mon geste. Puis tout "se précipite" voilà 10 jours.
Je reçoit un texto d'elle un dimanche : elle me propose à nouveau un ciné et un resto. Elle veut par ailleurs m'offrir un cigare qu'elle rapporte d'un récent voyage à Cuba. Je décline gentiment, car j'étais déjà de sortie avec des amis au même moment, et lui promets de nous revoir prochainement.
Deux jours après, le mardi, nouveau texto d'elle : elle prend une journée de congé le lendemain pour passer des examens médicaux et me propose de nous voir en fin d'après midi. Cette fois-ci j'accepte. Nous allons boire un café en ville, et discutons pendant deux heures. J'ai une petite mine ce jour-là, pour plein de raisons, et elle le remarque immédiatement. Elle me parle du ciné qu'elle s'est tout de même fait dimanche, me dit qu'elle a vu une bande-annonce du dernier Stiler qui me plairaît bien, et m'indique qu'elle compte le voir dimanche prochain… Je flaire l'invitation et accepte. Chose amusante, elle semble tout d'un coup plus très sûre de son timing du week-end (une amie venait le passer chez elle jusqu'à dimanche soir en fait), me propose peut-être d'aller le voir en semaine prochaine, sort son agenda pour vérifier des trucs, l'air un peu gênée, puis m'assure à plusieurs reprises que c'est vraiment sûr pour dimanche, que son amie sera partie à temps, etc. Moi, très calme, je lui dit qu'elle n'a qu'à m'envoyer un texto pour infirmer on confirmer le jour dit, et voilà !
On se voit dimanche, et on passe une très bonne soirée. Resto à nouveau, on rigole beaucoup, et très souvent elle me prend l'avant bras pour me dire un truc ou en riant à un de mes bons mots. Le cinéma se passe très bien, le film est excellent, on rit toutes les 10 secondes, en se regardant à chaque fois ( ce n'est pas mon genre au cinéma de regarder ma voisine, mais elle cherche tout le temps mon regard à ces moments là, alors je le lui rend bien…).
On pourrait dire que tout est parfait, sauf qu'au resto on reparle de nos vies amoureuses respectives (on a deux points communs : le célibat et les avances pressantes de nos collègues de boulot qui nous font chier). Elle me dit qu'elle est guérie mais pas encore prête à avoir une nouvelle relation. Soit. En ce qui concerne, ses collègues un peu lourds, elle m'apprend qu'elle a du mal à avoir de la répartie quant l'un d'entre eux fait son baveux. Alors je l'encourage à s'entraîner chez elle à sortir des petites phrases toutes faites qui calment bien, à ne pas hésiter à rester vague sur sa situation perso pour ne pas tenter les lourds. Et là, je lui propose un jeu pour s'en traîner : elle dot me regarder le plus sérieusement du monde et m'annoncer qu'elle a quelqu'un dans la vie. En une dizaine de tentatives tout au long de la soirée, elle n'a jamais réussi à le faire sans exploser de rire au milieu de sa phrase…
A un moment, elle me claque : "Je suis sûre que le jour où je devrais le sortir au boulot, je vais exploser de rire en pensant à toi…" Et là elle a calé, comme gênée de ce qu'elle venait de dire. Moi, j'ai fait celui qui avait entendu sans comprendre…
Sachez qu'elle est en bisbille avec ses parents et qu'elle va peut-être passer Noël seule, tout comme moi pour des raisons presque similaires. Quand elle m'a ramené chez moi dimanche dernier, je lui ai proposé de passer le réveillon ensemble si d'ici là la situation ne s'était pas apaisée avec sa famille. Donc en gros, je compte l'appeler d'ici un soir ou deux pour prendre de ses nouvelles et réitérer mon invit…
Au final (ouf !), voici mon histoire. Si je la raconte, c'est parce qu'en dépit de tout ce qui précède, je ne sais pas de manière assurée sur quel pied danser avec cette fille. Je la veux, mais sans éprouver encore de passion-pathos (je garde la tête froide, parfois trop…). Mais elle, que me veut-elle ? Que me veut-elle vraiment ? Amitié ? Compagnie ? Autre ?
Parfois je me dis qu'il y a moyen, d'autre dois que ça pue…
Merci à ceux qui auront le courage de me lire entièrement, et merci à ceux qui voudront me répondre !