@Bonniwell:laissons Auschwitz où il est, même Adorno n'a pas vraiment fait ce genre de comparaison (même si on la lui prête souvent).
J'ai compris pourquoi tu disais ça, mais il y a une grosse différence, l'abbatage industriel a un sens, nourrir le plus grand nombre pour le moins cher possible, Auschwitz c'est l'absence de sens qui le caractérise.
Ceci est très bien exposé dans "si c'était un Homme" de Primo Levi. Ce dernier meurt de soif, trouve un bout de glace par terre et commence a le sucer. Arrive un SS ou un capo qui lui arrache et le bat. Levi se retourne vers le type et lui demande "pourquoi?" et l'autre lui répond "Ici il n'y a pas de pourquoi!", ce qu'on a infligé aux millions d'individus massacrés industriellement ou par privations (juifs tziganes résistants homosexuels malade mentaux) ne répond à aucune logique.
On a pas besoin de ça pour condamner l'abattage industriel...