Demon Queen a écrit :
salut Yazoo
j'attends toujours pour Jeff... mais bon, c'est pas grave... j'ai l'habitude de me prendre des gros vents sur ce forum (n'est-ce pas Niluge ?????)
houlà ! raid anti-vent
alors Jeff Buckley je l'ai vu pour la première (et dernière fois...) à l'Olympia; concert énorme: lui hyper à l'aise avec le public, plein d'humour, de charme et de gouille bon enfant; le public évidemment conquis d'avance avec pas mal de minettes au bord de l'hystérie
faut dire qu'il était beau ce soir là
faut dire qu'il était en forme aussi
point de vue zique c'était tonique, tendu juste ce qu'il faut, jamais lourdingue. c'était pas JB et ses zicos c'était un groupe de rock avec JB comme guitariste-chanteur; ça sonnait un peu plus dur qu'en studio, plus sauvage; moins subtil peut-être mais vraiment excitant, joussif; du rock absolu.
puis bon les mecs jouaient quoi, ils récitaient pas leur leçon; les mecs se donnaient à fond, prenaient des risques, leur plaisir était palpable; des fois c'était limite plus en place mais tout ça était tellement humain, chaleureux. avec le recul je me dis que c'est clair qu'ils ils voulaient faire quelque chose ce soir-là; ils étaient pas venus pour enchaîner un nième concert; non ils étaient là pour foutre une râclée à l'Olympia. faut dire les stones étainet pasé quelques jours avant, ça a dûi jouer un minimum sur l'ego de Jeff...
et cette putain de voix !
non seulement il a l'aisance, la beauté de timbres, le nuancement, mais il a aussi une putain de puissance, ça ressort beaucoup plus que sur les enregistrements sudios; vraiment impressionnant.
pour se rafraîchir entre deux morceaux, l'ami jeff s'enfilait tranquillos du bordeaux à grandes gorgées (à la bouteille lol !); par moments, il donnait l'impression (ou faisait exprès va savoir) d'être vaguement allumé;
du coup, vers la fin du concert, grand moment d'angoisse: les grands projos s'éteignent, les zicos partent et jeff reste seul sur scène avec une gratte, (une LP black beauty); il est juste éclairé par un petit spot.
il joue les premiers arpèges d'"Hallelujah"; ça flotte un peu, je me dis qu'avec tout ce pinard avalé et toute la fatigue accumulée il va finir par se planter; je pense qu'on était beaucoup à avoir cette angoisse à ce moment-là...
mais non, soulagement, la voix arrive et se pose, belle, calme, hyper assurée; le jeu de grattes se stabilise et hop, c'est parti pour plusieurs minutes d'une émotion de dingues, imagine tout l'olympia qui frissonne, suspendu aux notes et au chant de Dieu sur terre..., reprenant religieusement le refrain...
inoubliable
(+1 !)