Samshiel a écrit :
Citation:
Tant qu'on parle d'amalgame, on peut aussi parler de celui qui lie nécessairement le libéralisme à la droite. Il y des exemples concret de libéralisme servant les idées de gauche (je ne dis pas socialiste, je dis de gauche).
Là, non, je ne te suis pas. Les fondement de l'idéologie libérale, sont la base commune à l'idéologie de droite. Et ils s'opposent aux fondements de l'idéologie de gauche (d'ailleurs, je ne connais pas de gauche qui ne soit pas socialiste). Donne moi tes exemples concrets parce que je vois pas bien ce que tu veux dire.
Par gauche je veux dire une idéologie marquée par des valeurs de solidarité, de responsabilité, d'entr'aide, de conscience des autres etc. Je me considère de gauche car ce sont des valeurs que je partage, mais je ne suis pas socialiste dans le sens où je ne me retrouve absolument pas dans les mesures que le PS (par exemple) propose pour l'application de ces valeurs. En fait tout ça renvoie à une intreprétation personnelle de concepts et d'idées, et je sais bien qu'on ne met pas forcément les mêmes mots sur les mêmes sujets
Pour ce qui est des exemple, il ya les iniciatives de marchés communs en Amériques Latines dans les années 60-70, comme le MCCA (marché commun centr'américain) ou le CARICOM. Ce sont des marchés qui proposent la libre circulation des biens et des peronnes et des capitaux aux les pays adhérents, celà ayant pour but de booster leurs économies, les bénéfices profitant en priorité aux pays participants, et non plus aux marchés Nord-Américains ou Européens. Si la répartition intérieure des richesses n'est pas encore optimale, les avancées au niveau de l'éducation, la santé et les services publics ont été notable durant le 20ième siècle. Et même si il ne s'agit pas de libéralisme "jusqu'auboutiste", dans le sens où il existe toujours une idée de protectionisme, des idées libérales servent bien des buts recherchés par un gouvernement de gauche (amélioration nette du niveau de vie à l'époque).
On peut aussi parler des idées avancées par l'économiste Hernando De Soto, qui consiste à reconnaître le capital "mort" qui existe dans les pays en développement, c'est-à-dire pousser les Etats (et par extension les marchés mondiaux) à la reconnaisance des "richesses extralégales". Le libéralisme intervient ici dans la mesure où garantir la propriété aux travailleurs pauvres (et le plus souvent, illégaux) dans les pays en développement, permettrait de prendre en compte un capital à ce jour non reconnu, ce qui conduirait au développement social (comme ça a été le cas pour la dernière réforme agraire au Pérou).