Sybelle a écrit :
skynet a écrit :
Sybelle a écrit :
Je ne sais pas quels critères tu utilises pour dire que telle ou telle oeuvre est de la merde ou pas :
Le gout.
Je sais pas si c'est ironique dans ce cas, un peu scato mais bon...
Si c'est plus «sérieux», j'aimerais justement qu'on me définisse ce qu'est le «goût» que tu donnes en réponse à ma question. C'était même le sujet essentiel de celle-ci à l'autre zig avant qu'il parte en auto-allumage.
Pas que je dise que le «goût» c'est du baratin, je me pose vraiment la question.
C'était...tout à la fois: ironique parce que c'était facile. Scato, parce que la merde évoque à peu près la même chose pour tout le monde..hum..Et plus sérieux: le gout reste humain et peut être que l'IA va se l'approprier mais ça me semble compliqué quand même.
Sybelle a écrit :
En littérature par exemple, j'ai eu la chance d'avoir de très bons profs qui m'ont donné des ficelles d'analyse. Je dis pas que je comprends tout, loin de là, mais je sais à peu près justifier les ressorts, un peu les emprunts, les lieux communs, les «déjà entendus» qui font que je trouve un ouvrage ou une chanson intéressante, créative, nunuche, bla bla bla... (à MON goût
que je définis pas comme universel, mais comme explicable) et cela sans l'entendre ni connaitre son auteur, un test de lecture «à l'aveugle» en quelque sorte.
heu... péter...mais c'est scatologique!
Tu as mis un accent et je l'ai souligné: je suis à fond d'accord avec ça: le gout est personnel, chacun à le sien. Ce qui fait frissonner l'un n'inspire pas l'autre et c'est bien: chacun ses gouts! Dans la musique, néanmoins, il y a beaucoup de travail justement à entendre et comprendre l'autre: quel est son feeling? Si je fais de la musique avec toi: je vais devoir saisir ce que tu attends (ça ne va pas que dans un sens), ça va plus loin qu'être sur la même pulsation. Enfin, ceci est valable pour la musique "démocratique", pas celle ou le compositeur est le grand maître.
L'IA fait ça? M'aurait on caché une communication entre les esprits?
Sybelle a écrit :
En gros, comme je l'ai déjà dit, je différencie Émile Zola de Barbara Cartland, Francis Cabrel de Pascal Obispo...
(Évitez-moi les habituels «ah, tu te la pètes, élitiste, tu te crois meilleure»)
Bon, tu trouves certains artistes intéressants, et d'autres nunuches, je ne peux que tomber d'accord, même si pour ma part je serai plus dans la musique que dans les paroles. J'ai entendu ce que tu nous mets en ligne sur le site: c'est très bon ! Au gout.
Sybelle a écrit :
Donc indépendamment des répercussions sociales, politiques, existentielles, ma question est depuis le début : comment faites-vous, quels sont vos critères acoustiques, intellectuels etc. autre que «je sais quand c'est bon» pour déterminer la qualité d'une musique création IA (ou autre), j'en ai rien à foutre du flacon et surtout de l'étiquette du flacon pour apprécier un avis s'il est motivé.
Mais la réponse parait pas évidente.
De mon coté, dès qu'on me dira IA, j'aurai tendance à partir en courant. Comme j'ai dit plus haut: L'IA deviendra supra intelligente et l'humain de plus en plus crétin. Depuis des dizaines d'années, il se complait dans les aides technologiques et ne fait plus rien de bon..
Ecoutez juste le début (c'est long) :
Qu'il ne soit plus la peine d'apprendre la médecine serait une bonne chose?