Vous et les livres...

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jules_albert


Les Écrits d'Erik Satie viennent d'être réédités chez Ivrea/Champ Libre.

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Imaginatif mais rigoureux, humoriste mais mystique, porté vers l’ésotérisme mais intéressé par l’art populaire, admirateur du plain-chant mais curieux de toute nouvelle forme de musique, sans cesse remis en question par les uns, toujours à redécouvrir pour les autres, le compositeur Erik Satie (1866 – 1925), Normand de mère écossaise, n’a pas fini de surprendre, de susciter des débats passionnés, voire d’exercer une influence. De l’Allemagne aux Pays-Bas, de l’Italie au Canada, des États-Unis au Japon, bien des jeunes musiciens se réclament aujourd’hui de lui.

Solitaire et secret, marginal par définition, Satie reste une des figures les plus représentatives de mouvements et de milieux apparemment aussi divers que le symbolisme et le cubisme, « l’école du Chat Noir » et les Ballets Russes, les Rose-Croix et Dada. C’est un ballet de Satie, Parade fait en collaboration avec Cocteau et Picasso qui inspire à Apollinaire un mot d’avenir : « surréalisme ». C’est Satie qui compose pour Entr’acte de René Clair – à une époque où le cinéma n’est pas encore parlant – le premier commentaire musical image par image.

C’est dans sa « comédie lyrique » Le Piège de la Méduse, – écrite en 1913 – que l’on peut voir l’origine du « théâtre de l’absurde » et la première remise en cause du langage. Car Satie n’a pas écrit que de la musique. Il a disséminé essais critiques, textes polémiques, souvenirs imaginaires, chroniques fantaisistes, annonces insolites et aphorismes dévastateurs aussi bien dans des feuilles occultistes que dans des grandes revues de mode américaines, dans l’organe d’une petite commune de la banlieue parisienne aussi bien que dans la plus tapageuse des revues dadaïstes.

Au prix d’un travail rigoureux de plusieurs années, Ornella Volta a pu rassembler des textes de nature et d’origine disparates qu’elle a ensuite minutieusement étudiés. Le recueil de ces écrits, d’une valeur littéraire indiscutable, éclaire d’une lumière nouvelle l’œuvre musicale de Satie ainsi que l’histoire de l’art et de la pensée contemporaine. Ce volume est consacré aux écrits parus et inédits, signés et attribués, ainsi qu’aux fragments, aux dessins et aux graphismes.
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La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
jules_albert


Avec la série Pépites de sagesse, Inexploré TV part à la découverte des grands sages cachés de ce monde, et revient vous inspirer avec leurs messages et leurs conseils. En marge de notre société déstabilisée, quelles pépites ces vieilles âmes ont-elles à vous transmettre ?

Dans ce 3e épisode, découvrez les pépites de sagesse d’Ernst Zürcher, auteur du livre Les arbres, entre visible et invisible, ingénieur forestier suisse et chercheur en science du bois. Selon lui, les arbres sont magiques ! Leurs forces invisibles sont indispensables à notre humanité. Avec les forêts, ils constituent des organismes vivants, intelligents, reliés.

Pendant des années, il s'est dédié à l'étude de ces connexions subtiles entre les arbres, la faune, la flore, l'homme... et tout le Cosmos.

Pour Pépites de Sagesse, il témoigne de cette magie à l'œuvre :




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La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
Lao
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Quand la science suscite la superstition.
L'emploi de certains termes n'est pas anodin.
Lao
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"Vérité universelle"
jules_albert


Vient de paraître : https://www.lechappee.org/coll(...)poche

Survivre et vivre, le mouvement fondé par Grothendieck, a remis en cause les bienfaits du développement technoscientifique.

Dans l’après-68, Survivre et vivre, le mouvement de scientifiques critiques rassemblés autour du mathématicien Alexandre Grothendieck, dénonce la militarisation de la recherche et l’orientation mortifère du développement technoscientifique. Rapidement devenus les fers de lance d’une fronde antiscientiste, ces « objecteurs de recherche » ont créé un « laboratoire idéologique de la révolution écologique » dont ce livre raconte l’histoire tout en constituant une anthologie d’articles de leur revue.


Autres nouveautés :



https://www.lechappee.org/coll(...)ogres

Dans un tel monde scientifiquement organisé, comment préserver des conditions d’existence dignes ? Aldous Huxley refuse l’assujettissement de la personne à une société technicienne totalisante, n’ayant pour finalité que l’efficacité. Les hommes ne sont pas destinés à devenir les « rouages d’une machinerie industrielle ».

Contre le déchaînement de la puissance, l’illustre écrivain appelle à la mesure, soutient une philosophie pacifiste, prône la décentralisation et l’autogestion, défend la liberté et la coopération. Ces textes lumineux, pour la plupart inédits en français, révèlent un éminent penseur de l’écologie, qu’il considère comme le « problème fondamental » de notre temps.





https://www.lechappee.org/coll(...)oisir

Anselm Jappe montre l’inefficacité des mesures envisagées par les différents gestionnaires du capitalisme, de droite comme de gauche.








Avril 2026 : https://www.lechappee.org/coll(...)-prix

Depuis l’invention du télégraphe et du téléphone au XIXe siècle, jusqu’à l’arrivée d’Internet et l’essor fulgurant des réseaux sociaux, les systèmes de communication ont toujours été perçus comme des symboles de modernité, parés de toutes les vertus. Cette vision utopique repose sur le principe selon lequel plus nous disposons d’outils techniques pour partager des informations, plus la société prospère. Pourtant, au lieu de rapprocher les peuples en favorisant la compréhension mutuelle, les nouveaux médias semblent avoir contribué à semer le chaos. Et, paradoxe ultime, il se pourrait même qu’ils aient fait surgir ce qu’il y a de pire en nous.

Telle est la thèse au cœur de cet essai, qui offre une lecture indispensable pour remettre en cause les croyances profondément ancrées au sujet de la communication, de la liberté d’expression et de la démocratisation des médias. S’appuyant sur une multitude d’exemples historiques révélateurs et d’études scientifiques de premier plan, l’auteur montre notamment comment les applications de messagerie ôtent toute nuance à nos conversations, comment la démultiplication des échanges en ligne favorise les comportements agressifs, ou encore comment les derniers « progrès » de l’IA brouillent dangereusement la frontière entre fantasme et réalité. Il explique aussi pourquoi notre psyché est foncièrement inadaptée au déferlement continu d’informations.

En donnant une vue d’ensemble de l’influence des anciens et des nouveaux médias sur la société, Nicholas Carr nous alerte ainsi sur le sort tragique qui nous attend si nous continuons à ne rien faire pour la contrecarrer.
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La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
Oghkhood



de la lecture pour mes vacances au Cap Vert loin des reseaux sociaux ... mais a proximité d'un spot de peche
On dit d'un fou qu'il a perdu le sens de la realité.

Alors que dire des gens qui confondent :

- La colere et la haine
- Le respect et la crainte
- L'offense et la peur
- La vérité et la croyance
- Le savoir et l'information
- L'amour et l'envie
- Etre et avoir
jules_albert


Le livre de Gilbert Joseph, Une si douce Occupation : Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, 1940-1944, démolit le mythe des deux philosophes en héros de la Résistance. Archives et témoignages à l'appui, l'auteur révèle des arrivistes obsédés par leur carrière, prêts à toutes les compromissions avec l'occupant nazi et le régime de Vichy pour consolider leur position : Sartre publie et fait jouer ses pièces avec l'aval de la censure allemande, occupe le poste d'un professeur juif révoqué, tandis que Beauvoir anime des émissions à Radio Vichy sous les ordres du collaborationniste fanatique Philippe Henriot.

Purs opportunistes, motivés avant tout par l'ambition personnelle, ils n'ont jamais rejoint la Résistance active. Pire : dans leurs mémoires d'après-guerre, ils réécrivent l'histoire avec un culot stupéfiant, se posant en résistants pour se forger une légende immaculée. Gilbert Joseph met à nu cette imposture, rappelant que, pendant que d'autres risquaient leur vie, Sartre et Beauvoir profitaient d'une Occupation bien douce pour leurs intérêts égoïstes.
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Raphc
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Decouverte récente, un peu pour les fans:

En 1997 Maurice Sendak, celui qui a fait le superbe "where the wild things are" (Max et les Maximonstres), dessine décors et costumes pour une production de l'opéra "Hansel et Gretel".
Les dessins ont servi maintenant de support à une re-écriture du conte par Stephen King. Ca donne un ouvrage très beau, et quitte a offrir un livre qu'on va lire au enfants autant qu'il ressemble à quelque chose.
Est-ce que le texte de King apporte beaucoup, ce n'est pas sur, mais ca reste un très beau livre.




King
Raphc
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Et aussi puisqu'on parle d'occupation et que la peste noire est à nos portes.

Découvert chez un bouquiniste, je ne connaissais rien de l'auteur sinon que le Petit Prince lui avait été dédié.


33 jours


Recit de l'exode de 1940, très parlant, on voit que la collaboration (voire plus si affinités) était déjà là à attendre. C'est court et édifiant, je suis en train de lire son Journal de guerre qui y fait suite.
Lao
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    Lao
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Effectivement l'extrême droite française avant la 2ème gurre mondiale était assez organisée, plurielle, très antisémite, anti-bolchévique (of course), et violente ; des royalistes des ligues nationalistes, etc... l'occupation a scindé ce petit monde en deux car certains ont préféré la résistance par nationalisme alors que d'autres ont apprécié le nazisme et son idéologie puante.
"The fate of all mankind I fear
Is in the hands of fools."
Epitpah - King Crimson -1969
jules_albert


Spécialiste de l'antisémitisme, Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l'antisémitisme dans les années 1920 et 1930, avant de s'engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l'égard des juifs, puis qui se retrouvèrent, l'heure venue, dans la Résistance. Ce livre ne retrace ni l'histoire de l'antiracisme ni celle de l'antisémitisme ; il est l'histoire du passage de l'un à l'autre.

Les principaux chefs de la Collaboration ont traversé, chacun à sa manière, une phase de dénonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent même militants de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA). Réciproquement, de nombreux résistants, et non des moindres, sont originaires d'une extrême droite nationaliste qui, dans les années 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux juifs. C'est ce phénomène paradoxal que Simon Epstein décrit puis analyse, en s'appliquant aussi à démonter l'occultation dont ces chassés-croisés, déroutants certes mais significatifs, ont fait l'objet dans les mémoires françaises.




Comment un dreyfusard fervent et actif, homme de gauche militant, avait-il pu ainsi rejoindre Déat, fustiger les "juifs à vrai ou faux nez" de la Ligue dont il fut un des premiers membres et chanter les louanges du socialisme hitlérien ?
Cette question, Simon Epstein, qui dirige le Centre international de recherche sur l'antisémitisme à l'Université hébraïque de Jérusalem, se la pose en dressant la liste et en retraçant les itinéraires de dizaines de dreyfusards devenus collaborationnistes.





Nouveauté en anglais : https://www.hurstpublishers.co(...)ment/



Pourquoi l’armée japonaise était-elle si brutale avant et pendant la Seconde Guerre mondiale ? Cette question lancinante est au cœur d’une vaste enquête sur l’univers moral des soldats de l’Empire du Japon, retraçant leur parcours depuis le crépuscule de l’ère des samouraïs jusqu’aux cendres de Manille en 1945.

Punishment dévoile un monde où la guerre n’était pas conçue uniquement comme un affrontement, mais aussi comme une forme de justice. Officiers et soldats apprenaient à naviguer entre deux visions rivales de la guerre : l’une modérée par le « regard étranger » du monde occidental, l’autre ancrée dans des traditions plus anciennes qui considéraient les adversaires comme des « rebelles » et des « bandits » méritant un châtiment exemplaire. Pourtant, ces stratégies concurrentes étaient intimement liées, dans un jeu d’atténuation mutuelle et de brutalisation réciproque.

S’appuyant sur des archives dans six langues et sur des enquêtes de terrain menées à travers l’Asie — des hauts plateaux indigènes de Taïwan aux champs de sorgho de Mandchourie, en passant par les rues de Nankin —, Danny Orbach révèle comment l’ambiguïté, l’obéissance, la peur et l’idéologie convergeaient sur le champ de bataille. Des ordres vagues pouvaient se transformer en massacres, et la frontière entre nécessité et cruauté devenait dangereusement ténue. Mi-récit d’enquête, mi-histoire morale, Punishment éclaire la manière dont un État moderne a glissé dans une violence dévastatrice — et pourquoi cette dérive n’était ni inévitable ni facile à expliquer.
Modifié le 11/03/2026 à 10:43
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Ancienne édition chez Actes Sud :


https://www.lechappee.org/coll(...)-pire

Penseur critique de la société industrielle, enseignant nomade, théologien iconoclaste, Ivan Illich (1926-2002) reste aujourd’hui méconnu. Si ses écrits pamphlétaires contre les institutions modernes ont rencontré un large écho, ils ont aussi conduit à négliger l’ampleur de son projet intellectuel : décrire et analyser la « topologie mentale » des sociétés contemporaines en l’ancrant dans la longue histoire de l’Occident et du christianisme.

Cette réédition des deux livres d’entretiens accordés par Illich au journaliste canadien David Cayley dans les années 1990 offre une excellente introduction à son œuvre en même temps qu’elle en dévoile la profondeur.

Dans le premier, Illich revient sur sa vie ainsi que sur la genèse de ses différents livres, sans craindre de mettre en crise ses thèses de jeunesse et de les confronter à une époque nouvelle. Y apparaît également toute l’attention qu’il accorde à la puissance ambiguë du christianisme. Dans la seconde série d’entretiens, il met en perspective le rôle historique de la révélation chrétienne. À travers une méditation sur les implications détonantes de la parabole du bon samaritain et un détour dépaysant par le monde médiéval, il affronte la nouveauté de ce qu’il nomme « l’âge des systèmes », critiquant ainsi avant l’heure la numérisation du monde.

Comment continuer à vivre et à lutter lorsque tout semble perdu ? Ces deux textes, qui forment le testament spirituel d’Ivan Illich, nous aident à prendre la mesure de ce défi collectif.






https://www.lechappee.org/coll(...)artre


Voici le meilleur portrait du Montmartre des rapins, des traîne-savates, des ateliers d’artistes sans le sou, des bistrots enfumés où l’on pousse la goualante, des arsouilles menaçants, d’une vie de bohème menée par les Picasso, Mac Orlan, Poulbot, Valadon, Utrillo, Carco, Dorgelès et tant d’autres.

André Warnod les a tous connus, fréquentés, et a fait avec eux les 400 coups, et bien plus ! Le vieux Montmartre défile sous les yeux du lecteur ébahi : le Bateau-Lavoir, le Lapin agile, le Moulin de la Galette… Accompagné d’Apollinaire, notre fils de la butte en descend parfois pour retrouver une Closerie des lilas envahie par la fine fleur de la poésie. Et quand, après la Grand Guerre, le foyer des jeunes talents glisse vers Montparnasse, il s’en fait aussi le chantre. Rebelotte donc : ses compagnons de route, dont certains comptent parmi ses intimes, se nomment alors Foujita, Chagall, Youki, Pascin, Modigliani, Zadkine, Kisling…

Il invente d’ailleurs pour eux la fameuse expression « École de Paris ». Tous se retrouvent dans des bals hauts en couleur que Warnod immortalise… Bref, autant dire que les deux volumes de ses souvenirs réunis ici émerveilleront les amoureux de l’art moderne et enchanteront les férus du vieux Paris.
Modifié le 16/03/2026 à 09:24
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La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf

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