vinkolat a écrit :
Mais l'idéal est toujours là, je pense, et les jeunes (ouais, vous là, les gamins
) l'ont chevillé au corps. J'étais jeune dans les cyniques 80's, vraiment pas
peace&love pour un sous, et pourtant j'ai vécu de pareilles moments, où il me semblait possible que l'avenir soit fait d'amour, de fraternité et d'unité, comme tu dis.
Je crois que c'était bien l'esprit de l'époque, quelque-part, le cynisme.
Ce qui est sûr, c'est qu'en 69, pour peu qu'on avais les cheveux longs et biftecks sur les joues, tout le monde avait droit à un peu de "free love".
Les eighties: la fin du plein emploi, début du liberalisme Reagan/Thatcher, le Sida…
Heureusement qu'il y a eu des Cure, le post-punk en général, le hardcore ricain… sinon, les années '80 ont été une atrocité niveau musical. Un exemple: la manière dont le son de plein de groupe a changé en quelques années (Weather Report, Cameo, Gainsbourg).
Chuis un hypocrite: je possède sampler, Microkorg, boite à rythmes. Ca ne m'empêche pas de me dire que l'évolution aurait pu arrêter en disons, 1976.
Avant la démocratisation du digital en musique! En 1974 (fin guerre du Vietnam), le son était par-fait!
Tain, même les pubs à la télé groovaient. Y'avait de la Jazzbass, du Fender Rhodes en veux-tu, en voilà et des micros qui avaient cette saturation magique.
J'ai même une stupide nostalgie (euphémisme) pour le début des années nonante (mon adolescence): les couches de samples du Hip-Hop, la pêche de la scène de la Bay Area (Faith No More, Fishbone, Primus, Bungle…), même Nirvana! …àhlàlà.
Ca se rejoint pas mal, ce qu'on dit, là (faut pô écrire peuti, Krais…).
On devrait faire un topic "ma dernière crise de nostalgie alcoolique"