Américaine, asiatique ou guitare de luthier???

Rappel du dernier message de la page précédente :
Karmina
Il est vrai de dire,que d'acheter une Fender ou un Gibson est une valeur sure malgré leur prix.Mais je crois comme tout grande compagnie,on vient a payé en partie pour le nom,un peut comme les souliers.Pour ma part je préferais dépenser 1500$ pour un luthier (dans mon cas québécois) et soutenir mon economie.C'est aussi un morceaux de notre patrimoine peu importe le pays.

Pour ce qui est des asiatiques,je crois que se sont les japonais les meilleurs.

+1 pour la Compagnie Corporative de Lutherie.
Ô sombre paysage dans tes bois je m'égare.
MusashiChan
Non le système de production compense largement les dépenses en marketing des grandes marques. On ne paye pas un nom ; on paye la qualité d'une Martin ou d'une Gibson. A la limite sur certains modèles custom shop ; la valeur dépasse surement la qualité de l'objet ; mais sur les guitares standards ; je reste persuadé que la qualité est à la hauteur du prix.

Et puis il faut relativiser les choses. Les prix sont loin d'être les mêmes dans un magasin français que dans d'autres pays. C'est clair que quand on voit 40 à 50% de différence par rapport à la même guitare aux US ou même en Allemagne ; on paye quelque chose en plus...et c'est pas la marque !

Par contre quand on achète une guitare de luthier c'est clair qu'on ne paye pas le marketing ; la marge du distributeur, la marge du magasin etc...on paye le matériel et le travail ; à valeur égale on doit donc avoir une qualité au dessus ; normalement.
benja23
  • Special Ultra utilisateur
Ce topic m'intéresse beaucoup, car je suis en train de penser à la guitare "de mes rêves". Je ne pense pas que Martin joue tout sur le marketing, loin de là. Ils font d'excellentes guitares. Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas autant d'artistes connus qui joueraient sur des guitares Martin. Ils joueraient tous sur des guitares de luthier. Néanmoins, je pense que se faire faire une guitare par un luthier est une toute autre démarche. C'est nettement plus réfléchi que choisir une guitare dans un magasin. Pour ma part, une guitare de luthier (en l'occurence Benoît de Bretagne) va, je l'espère, me permettre de posséder une guitare avec des bois que j'aurai choisis (palissandre de Rio ) et sera le résultat d'une réflexion. Je n'hésite donc pas à revendre une de mes Martin pour me permettre de réaliser ce rêve.

Benja
Cheval Magique
En fait ce que je voulais dire c’est premièrement que je suis en admiration des musiciens qui sont capables d’analyser un son avec une telle précision qu’ils identifient des aspects de construction de l’instrument. Mais deuxième, même si j’avais cette extraordinaire capacité, je ne pense pas que j’aurais la démarche de présenter au luthier une espèce de cahier des charges sonore. Je dirais presque que chaque instrument a sa propre personnalité : au musicien de la respecter et de la faire vivre au plus bel effet.

En lisant le livre du luthier classique José Ramirez (malheureusement pas bien fait du tout, d’ailleurs), il parle beaucoup de son client phare Andrés Segovia. Mais si Segovia est extrêmement exigeant sur certains aspects techniques (les fameuses « notes loup », ou effets de résonance inopportune), Ramirez ne parle jamais de cette notion de cahier des charges sonore. Sans aucun doute, le luthier fabrique l’instrument en fonction des besoins de son client prestigieux, mais on n’a jamais l’impression que ses besoins soient formalisés.

A mon avis (celui d’un guitariste pire qu’approximatif), la matière sonore est bien trop complexe pour être réduite à une espèce de fiche technique. En quelque sorte, je dirais que le luthier est toujours un petit peu magicien. Ce n’est jamais aussi simple que : « je rabote quelques dizaines de millimètre à cet endroit précis pour produire tel ou tel effet ».

Bien sûr, je ne parle que de la guitare acoustique. En effet, je continue à penser que la lutherie de la guitare électrique est d’une simplicité extrême, et que les prix pratiqués en haut de gamme sont exorbitants par rapport au travail réel de production. D’où le sentiment qu’il existerait bien une petite place pour une nouvelle marque française de lutherie électrique haut de gamme, remplissant la fonction que remplissait Lag il y a quelques années.

En ce moment sur guitare acoustique et électro...