soopajeanmi a écrit :
Morso a écrit :
j arrivai meme souvent a jouer OUT a un tel point que moi meme j etai incapable d expliquer mes notes. c etait juste un feeling, mais avec aucune notte dans la grille, sauf la derniere en resolution. la seule chose que je savais, c etait que pour que mon baratin musical passe, il fallait a tout prixd etre rythmiquement parfait
Ta démarche académique actuelle va surement t'apporter beaucoup mais tu sais, il suffit de regarder la vidéo pédagogique de George Benson de Tal Farlow ou de Joe Pass pour s'apercevoir qu'ils sont relativement incapables d'expliquer ce qu'ils font... Ils ne sont donc pas passé par cet académisme qui aujourd'hui semble l'unique voie de salut selon beaucoup.
*Aucun* problème à jouer uniquement au feeling, c'est même le but. Par contre si tu te sens limité ou frustré par moment l'étude plus intellectuelle peut beaucoup t'apporter.
je suis dac a 100% avec toi
d ailleur, c est justement ce feeling qui nous pousse a jouer, et plus loin meme, sans ce feeling, on ne serai pas capable d improviser ou meme de ressentir notre musique
mais !! et parcequ il y a toujours un mais
sinon on ne progresserai pas, le vocabulaire de tout improvisateur se doit de s enrichir , et ce dans le but d etre capable de "dire" un maximum de chose
qd j ai commencé a jouer du jazz, j ai eu la chance de me retrouver a jouer tous les week end dans un club de jazz, et mon feeling m a permis de m en sortir tres bien. Et cette sensation,; elle m est venue du retour du public, qui s emballait a fond a chacun de nos solos.
le plus beau compliment qu on m ai fait, c etait le patron du club qui m a dit: j ai vu plein de guitaristes passer ici, et pour chacun, on pouvait dire, il joue dans le style de un tel, ou bien dans le style de untel. mais toi ! on hallucine sur ta facon de jouer, on a l impression que tu part dans tous les sens, que tu joue n importe quoi parfois, mais a chaque fois, tu resoud tes phrases, et la on comprend que tu "sais" ce que tu joue
et c est certainelment a ce moment que j ai compris que mes "illusions" avaient plus qu un sens.
mes petits trucs consistait d ailleurs en un secret tout simple mais d une richesse geniale je crois:
des qu on etait en groove sur des accords a tensions, je parait d une note qui me plaisait, puis je crreais mes phrases a base uniquement de melqnges de gamme ton demi ton, et ton ton. Et ce de la maniere la plus chaotique possible, mais toujours DANS le rythme. une fois gamme ton demi ton, une fois gamme ton ton, en decalant mes phrases au feeling
la ou par contre, je me suis senti a l etroit, c est que je voulait aller plus loin
je veux me sentir capable de "phraser" bop, a la charly parker, ou pour citer un guitqriste, Mike Stern. Et la, j ai compris en repiquant ses plans que pour y arriver, il me fallait passer par l etude complete du jazz
qd j ai commencé a etudier le style de charly parker, j y ai decouvert qu il y avait des MOTIFS, que meme parker improvisait en se servait de quelques centaines de MOTIFS qu il maitrisait parfaitement.
poru mike stern, c est pareil, il a ses phrases BOP qu il ressert a toutes les sauces
je sais bien que les 300-400 motifs de parker , je ne les saurait jamais par coeur, par contre, je veux en apprendre un certain nombre qui me plaisient, puis creer les miens a partir de cette base
c est je crois la demarche de l apprentissage du jazz
plus encore que la demarche harmonique, c est une ecole qui techniquement mene vers une forme de virtuosite, qui represente certainement un but pour nous tous
comme disait Emily Remler, le bebop est une musique du passé, on ne peux qu imiter et reproduire les "maitres" afin de continuer a la faire vivre